Sœur Samuelle

Sœur Samuelle
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Centre Aletti (d) (-)
Ordre religieux

Sœur Samuelle est une religieuse ermite et artiste mosaïste française. Membre des Fraternités monastiques de Jérusalem de 1997 à 2018, elle dénonce des violences psychologiques au sein de la Fraternité et une « emprise à caractère sexuel » de la part du prêtre Marko Ivan Rupnik.

Biographie

Sœur Samuelle est née le [1]. En 1997, elle devient membre des Fraternités monastiques de Jérusalem après l'obtention de son diplôme d'ébénisterie[1] de l’École Boulle. Elle y vit pendant près de 20 ans, et travaille dans des ateliers de restauration de mobilier puis découvre la mosaïque en 1998, à Rome, notamment avec Marko Rupnik[1].

En 2014, elle s'installe comme ermite à Mesnil Saint-Loup[1] en Champagne, dans le diocèse de Troyes[2]. Elle quitte la Fraternité en 2018[3],[4].

En , La Vie publie le récit de sœur Samuelle. Elle relate y avoir « été victime d’une violence psychologique subtile et délétère ». Soupçonnée d’homosexualité par ses responsables, elle doit contrôler en permanence son comportement avec les autres membres de la Fraternité. Elle mentionne des abus spirituels lors d'une séance de confession avec Pierre-Marie Delfieux, le prêtre fondateur des Fraternités[5],[6].

Durant ce temps, elle a également travaillé en Italie, en Espagne ou en Pologne pour le centre Aletti (it), atelier d'art religieux à Rome, de 2010 à 2014, où elle indique avoir été victime d'« emprise à caractère sexuel » de la part du prêtre jésuite Marko Ivan Rupnik[3].

En , sœur Samuelle et le cinéaste Quentin Delcourt ont lancé le projet artistique « Renaissance », consistant en une mosaïque géante devant être d'abord collectivement réalisée par des religieuses et religieux victimes d'abus sexuels et psychologiques au sein de l'Église catholique puis décomposée en 200 morceaux destinés à être déposés dans les lieux saints décorés par Marko Rupnik[7],[8]. Ce projet fera l'objet d'un documentaire intitulé « La Symphonie des tesselles », donnant la parole aux victimes[9],[10].

Références

  1. Florence Krasowski, « Une mosaïque en souvenir des 100 ans de Fondation », sur Les Fils de la Charité, (consulté le )
  2. Joséphine Bindé, « Un projet de mosaïque géante pour dénoncer les abus sexuels au sein de l’Église catholique lancé par l’artiste sœur Samuelle », sur Beaux Arts Magazine, (consulté le ).
  3. Sophie Lebrun, « Victime de Marko Rupnik, la mosaïste sœur Samuelle brise le silence », La Vie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. David Kerhervé, « À Perros-Guirec, la première exposition en Bretagne d’une sœur ermite et mosaïste », Actu.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. Stéphanie Gallet, « La reconnaissance des victimes adultes, l’un des chantiers du nouveau pape : l’histoire de sœur Samuelle », RCF,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. Jérôme Cordelier, « « J’ai vécu une emprise à caractère sexuel » : le chemin de résilience de sœur Samuelle », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Roxana Azimi, « Sœur Samuelle lance un projet de fresque pour dénoncer les abus sexuels au sein de l'Eglise », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Sophie Lebrun, « Sœur Samuelle et Quentin Delcourt : « L’abus brise les liens, nous proposons l’inverse avec une œuvre de réparation » » (Interview), La Vie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. Sophie Lebrun, « Le projet Renaissance allie art et spiritualité pour que les victimes puissent se réparer », La Vie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. Noé Rousset-Rouard, « Abus dans l'Église : l'art comme chemin de reconstruction pour les victimes de Marko Rupnik », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Annexe

Articles connexes

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