Sœurs de Notre Dame de La Salette
| Sœurs de Notre Dame de La Salette | |
| |
| Institut de droit pontifical | |
|---|---|
| Approbation diocésaine | par Gabriel Matagrin |
| Approbation pontificale | 19 septembre 2022 par François |
| Institut | congrégation religieuse |
| Type | apostolique |
| But | service des diocèses |
| Structure et histoire | |
| Fondation | Grenoble |
| Fondateur | décret du Saint-Siège |
| Abréviation | S.N.D.S |
| Patron | Notre-Dame de La Salette |
| Site web | site officiel |
| Liste des ordres religieux | |
Les sœurs de Notre Dame de La Salette (en latin Congregatio Sororum Nostrae Dominae a La Salette) forment une congrégation religieuse féminine de droit pontifical.
Histoire
La congrégation est née en 1965 de la fusion de deux instituts dédiées à Notre-Dame de La Salette : les sœurs réparatrices de Notre Dame de la Salette et les sœurs missionnaires de Notre-Dame de La Salette[1].
• Les sœurs réparatrices de Notre Dame de la Salette sont fondées par Henriette Deluy-Fabry (1828-1905). Après un pèlerinage à La Salette, elle décide de fonder une congrégation religieuse vouée à la réparation des blasphèmes et aux soins des pèlerins. En 1866, elle part à Rome pour confier son désir à Pie IX qui l'incite à poursuivre son projet puis écrit à Jacques Ginoulhiac qui l'encourage et désigne un vicaire pour l'aider à écrire les premières constitutions religieuses. Le , Henriette prend l'habit avec six sœurs et le , les sept premières religieuses réparatrices montent à la Salette pour se vouer à la prière et au service des pèlerins[2].
En 1876, elles sont appelées à Saint-Martin-le-Vinoux pour gérer l'asile sainte-Agnès qui soigne les enfants handicapés mentaux[3]. À partir de 1880, elles pratiquent l'adoration perpétuelle en esprit de réparation dans la chapelle des Pénitents blancs de Grenoble. À la suite des lois anticléricales, leurs biens sont confisqués et les sœurs sont obligées de prendre un habit civil pour continuer à accueillir les pèlerins. Certaines d'entre elles ouvrent une maison à Dębowiec en 1911 où elles travaillent à l'école apostolique des Missionnaires de Notre-Dame de la Salette[4].
• Les sœurs missionnaires de Notre-Dame de La Salette sont fondées en 1930 par Célestin Crozet, supérieur général des missionnaires de la Salette, et érigées en congrégation diocésaine par l’ordinaire du lieu le ; les constitutions sont approuvées par l’évêque de Soissons le . Des sœurs sont envoyées en Italie, à Tournai, au Canada, aux États-Unis, au Brésil et dans plusieurs villes de France (Lyon, Grenoble, Rennes, Gap, Autun, Chalon-sur-Saône, Saint-Désert et Rimont)[5].
En 1955, les sœurs réparatrices demandent à s'unir avec les sœurs missionnaires. Le , la congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique donne son accord pour l'unification sous le nom de sœurs de Notre-Dame de La Salette puis son approbation officielle le . Plusieurs chapitres ont lieu entre 1968 et 1981 pour développer de nouvelles constitutions qui sont approuvées le par Gabriel Matagrin, évêque de Grenoble[6].
L'institut est reconnu de droit pontifical le , date symbolique puisque l'apparition mariale de La Salette se serait produite le [7].
Fusion
Deux congrégations ont fusionné avec les sœurs de la Salette[4]:
- 2004 : Les Sœurs messagères de La Salette fondées en Angola et approuvées le par l'évêque de Benguela.
- 2013 : Les Sœurs de Jésus Rédempteur et de Marie-Médiatrice fondées en 1929 à Saint-Didier-en-Velay par Marie Thérèse Marze avec la collaboration des Rédemptoristes[8]. La congrégation est reconnue de droit diocésain par Norbert Rousseau, évêque du Puy[9].
Activités et diffusion
Les sœurs de Notre-Dame de La Salette sont au service des diocèses.
Elles sont présentes en[10]:
- Europe : France, Italie, Pologne
- Amérique : Brésil, Canada, États-Unis.
- Afrique : Algérie, Angola, Madagascar.
- Asie : Birmanie, Philippines.
En 2013, l'institut comptait 266 sœurs[11].
Références
- ↑ Guy Mesnard, La vie consacrée en France : ses multiples visages, Éditions de Solesmes, (ISBN 9782852741980), p. 408-409
- ↑ (it) Piersandro Vasin, S.J, « L'apparizione della Salette », La Civiltà Cattolica, nos 3721 à 3726, , p. 480 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « L'association Sainte-Agnès » (consulté le )
- (pl) Piotr Jamioł M.S, Zarys historii Zgromadzenia Sióstr Matki Bożej z La Salette, , p. 197-221
- ↑ « Arrivée dans le diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon en 1947 », sur visages-diocese-autun.fr (consulté le )
- ↑ « Sœurs de Notre Dame de la Salette », sur https://www.lasalette.info (consulté le )
- ↑ « Sœurs de Notre Dame de la Salette », sur https://www.soeurs-lasalette.com (consulté le )
- ↑ Guy Mesnard, La vie consacrée en France : ses multiples visages, Éditions de Solesmes, (ISBN 9782852741980), p. 548-549
- ↑ Pierre Cubizolles, Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours, Créer, , 525 p. (ISBN 9782848190303), p. 433
- ↑ « Nos missions », sur https://www.soeurs-lasalette.com (consulté le )
- ↑ « sœurs SNDS », sur https://www.lasalette.info (consulté le )
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