Sœurs de l'Immaculée Conception d'Annecy
| Sœurs de l'Immaculée Conception d'Annecy | |
| Institut de droit pontifical | |
|---|---|
| Approbation pontificale | 7 juin 1873 par Pie IX |
| Institut | congrégation religieuse |
| Type | apostolique |
| But | enseignement, visite des malades, retraite spirituelle |
| Structure et histoire | |
| Fondation | 15 juillet 1855 Lorient |
| Fondateur | Marie de l'Immaculée Conception |
| Liste des ordres religieux | |
Les Sœurs de l'Immaculée Conception d'Annecy forment une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
Histoire
La congrégation est fondée le à Lorient par Marie Caroline de Mélient (1825-1882), en religion Marie de l'Immaculée Conception[1] pour les œuvres de charité, l'adoration eucharistique et honorer la Vierge à la suite de la constitution apostolique Ineffabilis Deus du par le pape Pie IX reconnaissant le dogme de l'Immaculée Conception[2].
Le même pape ayant encouragé la fondatrice en , l'institut prend le nom de congrégation Pie IX des sœurs de l'Immaculée Conception. Installée dans le domaine de Lanorgard situé sur la commune du Trévoux (Finistère)[3], appartenant à la famille de la fondatrice, la communauté trouve appui auprès de René-Nicolas Sergent, évêque de Quimper[4]. Durant un séjour à Rome, de 1855 à 1860, Marie de Mélient fait la connaissance du Père Olivieri (1792-1864), prêtre du diocèse de Gênes et fondateur de la pieuse œuvre pour le rachat des fillettes noires (en italien : Pia opera per riscatto delle fanciulle more) qui lui confie des petites filles africaines qu'il a rachetées sur les marchés aux esclaves de la Côte orientale. De 1869 à 1877, Marie de Mélient accueille 27 petites filles noires à Lanorgard (en Le Trévoux, commune du Finistère). Malheureusement, elles résistent mal à l’humide hiver breton et plusieurs meurent précocement. Les enfants sont donc dirigées vers Port-Saïd et prises en charge par les sœurs du Bon Pasteur d'Angers établies dans cette ville[3],[5].
Claude-Marie Magnin, évêque d'Annecy, invite les sœurs à s'installer dans son diocèse[2]. En 1864, on commence la construction du couvent de l'immaculée Conception, avenue du Parmelan, à Annecy[6]. Le , mère Marie de l'Immaculée Conception et onze sœurs arrivent à Annecy. Les sœurs s'installent dans le couvent en 1867. La communauté est très populaire auprès des annéciens qui surnomment les religieuses sœurs bleues ou sœurs blanches à cause de leur costume dont la robe est bleue avec un manteau blanc. En 1885, elles ouvrent un orphelinat de jeunes garçons dans l'enceinte du couvent[7]. La communauté s'établit dans cinq diocèses de France dont ceux de Quimper et de Vannes[3].
L'institut reçoit le décret de louange le et ses constitutions sont définitivement approuvées le [1]. Rome change alors leur nom en congrégation "Pia" des sœurs de l'Immaculée Conception[8].
Dans plusieurs de ses récits intitulés La Ligne de démarcation, le Colonel Rémy (1904-1984), un des résistants français membre du réseau de renseignements Notre-Dame, relate l'aide qu'il a reçu de religieuses dont les sœurs de l'Immaculée Conception de Vierzon[9].
Dans les années 60, l'adaptation à l'urbanisation d'Annecy fait qu'elle quitte le monastère d'Annecy pour aller s'installer à Annecy-le-Vieux[10]. Cent ans après leur arrivée à Annecy, les bâtiments sont rasés pour laisser place aux Nouvelles Galeries[6],[11].
Activité et diffusion
Les sœurs se consacrent à l'enseignement, aux visites aux malades et aux retraites spirituelles.
La maison-mère est à Annecy-le-Vieux.
En 2017, la congrégation comptait 10 sœurs dans 2 maisons[12].
Notes et références
- (it) Guerrino Pelliccia et Giancarlo Rocca, Dizionario degli Istituti di Perfezione, vol. II, Milan, Edizione Paoline, 1974-2003, p. 1560
- Mémoires & documents publiés par l'Académie salésienne, t. 38, Annecy, (lire en ligne), p. 231-233
- Joseph Michel, Missionnaires bretons d'outre-mer : XIXe et XXe siècles, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 302 p. (ISBN 9782753523364, lire en ligne), chap. XI (« Instituts hospitaliers et autres instituts féminins) »)
- ↑ « Les « petites fleurs noires » du Trévoux », sur Ouest-France,
- ↑ Les petites fleurs sauvages transplantées à l'ombre de la Vierge Immaculée, Annecy, Imprimerie Burdet,
- Isabelle Bouvier et Christian Bouvier, Annecy, t. II, Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 9782813803719)
- ↑ Jean Duffresne, Promenade en zig-zag à travers Annecy, t. II, Imprimerie commerciale d'Annecy, , 290 p.
- ↑ La Vie spirituelle, ascétique et mystique : Mère Marie de l'Immaculée Conception, t. XXVI, Éditions du Cerf, (lire en ligne), p. 59
- ↑ Colonel Rémy, La Ligne de démarcation : Les réfractaires, vol. 20, Perrin, , p. 145
- ↑ Collectif, Le Diocèse de Genève-Annecy, t. 19, Paris, Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 9782701011127), p. 296
- ↑ Charly Lascoux, Le bonheur sur les bords du lac, Publibook, , 141 p.
- ↑ (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, (ISBN 978-88-209-9975-9), p. 1548
Bibliographie
- Auguste Cesbron, L'Ame mariale de la Révérende Mère Marie de l'Immaculée Conception: fondatrice de la Congrégation Pia des Sœurs de l'Immaculée-Conception d'Annecy, 1825-1882, Tardy, , 224 p.
- Francis Mugnier, Mère Marie de l'Immaculée Conception : fondatrice de la Congrégation Pia des Sœurs de l'Immaculée Conception, Ligugé, , 12 p.
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