SS Carolus

SS Carolus
Type Navire et épave
Fonction Transport
Histoire
Chantier naval Osbourne, Graham and Company Limited (Sunderland)
Fabrication Acier
Lancement 1919
Statut Naufrage le
Équipage
Commandant William Broman
Équipage 30
Caractéristiques techniques
Longueur 90,3 m
Maître-bau 13,3 m
Propulsion Vapeur
Puissance 156
Vitesse 9 nœud
Carrière
Armateur Marine marchande du Canada
Pavillon Canada
Indicatif VCYP
Localisation
Coordonnées 48° 45′ 59″ nord, 68° 11′ 17″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Québec
(Voir situation sur carte : Québec)
SS Carolus
SS Carolus
Géolocalisation sur la carte : Bas-Saint-Laurent
(Voir situation sur carte : Bas-Saint-Laurent)
SS Carolus
SS Carolus

Le SS Carolus est un cargo à vapeur construit en 1919 à Sunderland, en Angleterre, par Osbourne, Graham and Company Limited. Il sert d'abord sous pavillon finlandais, puis il est saisi par les autorités canadiennes en 1941 et affecté aux convois sur le fleuve Saint-Laurent pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est torpillé le par le sous-marin allemand Unterseeboot 69 (U-69), événement souvent présenté comme l'attaque navale allemande la plus à l'ouest en territoire canadien durant le conflit. L'épave est localisée en 2006 à environ 245 mètres de profondeur, à une quinzaine de kilomètres au large de Métis-sur-Mer.

Histoire

Le navire sort des chantiers Osbourne, Graham and Company Limited en [1],[2]. Il est vendu en 1929 à la compagnie finlandaise Ohlson AB Steamship Company Oy et assure des transports marchands en Europe durant la décennie suivante[1],[3]. En 1941, alors qu'il se trouve à Sydney en Nouvelle-Écosse, le Carolus est saisi par le gouvernement canadien en raison de l'alliance de la Finlande avec l'Allemagne[1]. Il devient un bâtiment de la marine marchande canadienne et rejoint les convois sur le fleuve Saint-Laurent[1].

Naufrage

Dans la nuit du , le Carolus navigue de Goose Bay vers Montréal avec une cargaison de tonneaux vides au sein du convoi NL-9[1],[4]. À 6h07, le U-69 tire une torpille vers le convoi près de l'Île du Bic et entend une détonation six minutes plus tard[2]. À 6h09, une seconde torpille est lancée et le Carolus coule[2]. Une torpille manque de peu la corvette NCSM Arrowhead, évitée grâce à une manœuvre ordonnée par le commandant, puis explose par détonation automatique[5]. Onze membres d'équipage meurent, sur un effectif d'environ trente marins[1],[4],[6]. Les survivants, dont le capitaine, seize marins et deux canonniers, sont recueillis par les corvettes NCSM Hepatica et NCSM Arrowhead qui les débarquent à Québec[2]. Des témoignages indiquent que lArrowhead embarque treize rescapés et que lHepatica en prend six[7], après une période de dérive où plusieurs s'accrochent à des débris et radeaux pendant près de trois quarts d'heure[5]. Plusieurs auteurs présentent cette attaque comme l'action de guerre de la marine allemande la plus à l'ouest en territoire canadien durant le conflit[1],[4].

Découverte de l'épave

En , le Service hydrographique du Canada annonce la détection de quatre épaves entre Cap-à-l'Aigle et Matane, dont celle identifiée au Carolus, à environ 15 km au large de Métis-sur-Mer et vers 245 m de profondeur[1],[4],[8]. Des levés au sonar effectués en 2013 par le Centre Interdisciplinaire de Développement en Cartographie des Océans (CIDCO) sont confirmés par des images acquises en 2014 et ils montrent une épave relativement complète[1]. Des missions menées en 2021 et 2022 par le Coriolis II indiquent un état stable par rapport aux images de 2014, avec la proue, quatre écoutilles, l'emplacement de la cheminée près de la salle des machines et la timonerie visibles, ainsi qu'un impact de torpille à tribord[9].

Notes et références

  1. Delmas et Rioux 2023, p. 12.
  2. (en) « Carolus (Canadian Steam merchant) » Accès libre, sur uboat.net (consulté le )
  3. (en) « SS Carolus (+1942) » Accès libre, sur www.wrecksite.eu (consulté le )
  4. (fr-CA) Louis Blanchette, « Le Carolus » [archive du ] Accès libre, sur Société d'histoire et de généalogie de Matane, (consulté le )
  5. Côté 2006, p. 45.
  6. Dominique Scali, « Plus d’un millier d’épaves dans le fleuve Saint-Laurent », sur Le Journal de Montréal, (consulté le )
  7. Côté 2006, p. 46.
  8. (fr-CA) « Quatre épaves découvertes dans l'estuaire » Accès libre, sur Radio-Canada, (consulté le )
  9. Delmas et Rioux 2023, p. 28.

Voir aussi

Bibliographie

  • (fr-CA) Vincent Delmas et Justine Rioux, Inventaire archéologique subaquatique par télédétection dans le Chenal Laurentien, l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, Rimouski, Institut de recherche en histoire maritime et archéologie subaquatique (IRHMAS), (lire en ligne)
  • (fr-CA) Samuel Côté, « Nous étions à la merci de nos ennemis... : Récit du torpillage du S.S. Carolus », L'Estuaire, no 66,‎ , p. 45-46 (ISSN 1484-6969, lire en ligne Accès libre [PDF])

Liens externes

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