S Vulpeculae

S Vulpeculae
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière en bande visible de S Vulpeculae, adaptée de Heiser (1996)[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 19h 48m 23,806 37s[2]
Déclinaison 27° 17 11,428 8[2]
Constellation Petit Renard
Magnitude apparente 8,69 à 9,42[3]

Localisation dans la constellation : Petit Renard

(Voir situation dans la constellation : Petit Renard)
Caractéristiques
Type spectral G0-K2(M1)[4]
Indice U-B +1,3 - +2,0[5]
Indice B-V +1,7 - +2,1[5]
Variabilité δ Cep[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +9,2 à +12,8 km/s[6]
Mouvement propre μα = −3,367 mas/a[2]
μδ = −6,086 mas/a[2]
Parallaxe 0,205 1 ± 0,020 2 mas[2]
Distance 3,31 ± 0,16 kpc (∼10 800 al)[6]
Magnitude absolue −6,08[7]
Caractéristiques physiques
Masse 14,2 M[7]
Rayon 382 R[8]
Luminosité 28 840 L[7]
Température 4 477 K[7]
Métallicité −0,01[9]
Âge 12,6 Ma[7]

Désignations

S Vul, HD 338867, AAVSO 1944+27, BD+26°3674, SAO 87743[10]

S Vulpeculae (en abrégé S Vul) est une étoile variable située dans la constellation du Petit Renard. C'est une étoile supergéante[11], ayant environ 382 fois le diamètre du Soleil[8].

La variabilité de S Vulpeculae fut d'abord suspectée en 1836 avant d'être confirmée en 1862. En tant que variable pulsante qui gonfle et qui rétrécit en changeant de luminosité, elle a été classée diversement comme variable de type RV Tauri, variable semi-régulière et variable céphéide[12].

S Vulpeculae est maintenant une variable céphéide classique confirmée avec l'une des plus longues périodes connues, soit 68 jours[7], bien que la période ait changé plusieurs fois[1]. En tant que telle, elle est aussi l'une des céphéides plus froides et les plus lumineuses et, sur le diagramme H-R, elle se situe près de la zone où se trouvent les étoiles variables semi-régulières. La forme et l'amplitude de la courbe de lumière varient significativement de cycle à cycle et de façon séculaire. Sa magnitude apparente varie entre 8,69 et 9,42[3]. Son type spectral varie de G précoce à K tardif lorsqu'elle pulse, avec des bandes de TiO typiques d'une étoile M1 quand elle est la plus froide[4].

Références

  1. (en) Arnold M. Heiser, « BV Observations of the Long-Period Cepheid S Vulpeculae », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 108,‎ , p. 603 (DOI 10.1086/133771, Bibcode 1996PASP..108..603H)
  2. (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  3. (en) N. N. Samus, O. V. Durlevich et al., « VizieR Online Data Catalog: General Catalogue of Variable Stars (Samus+ 2007-2013) », VizieR On-line Data Catalog: B/gcvs. Originally published in: 2009yCat....102025S, vol. 1,‎ (Bibcode 2009yCat....102025S)
  4. (en) Alfred H. Joy, « The Semiregular Variable Stars of the RV Tauri and Related Classes », Astrophysical Journal, vol. 115,‎ , p. 25 (DOI 10.1086/145506, Bibcode 1952ApJ...115...25J)
  5. (en) L. N. Berdnikov et G. R. Ivanov, « On the Type of Variability of S Vul », Information Bulletin on Variable Stars, vol. 2856,‎ , p. 1 (Bibcode 1986IBVS.2856....1B)
  6. (en) E. Trentin et al., « Cepheid Metallicity in the Leavitt Law (C-MetaLL) survey: VI. Radial abundance gradients of 29 chemical species in the Milky Way disc », Astronomy & Astrophysics, vol. 690,‎ , article no A246 (DOI 10.1051/0004-6361/202450376, Bibcode 2024A&A...690A.246T, arXiv 2404.17299, lire en ligne).
  7. (en) David G. Turner, « Towards a Determination of Definitive Parameters for the Long Period Cepheid S Vulpeculae », Odessa Astronomical Publications, vol. 26,‎ , p. 115 (Bibcode 2013OAP....26..115T, arXiv 1403.1968)
  8. (en) Wolfgang P. Gieren, Pascal Fouque et Matias Gomez, « Cepheid Period‐Radius and Period‐Luminosity Relations and the Distance to the Large Magellanic Cloud », The Astrophysical Journal, vol. 496,‎ , p. 17 (DOI 10.1086/305374, Bibcode 1998ApJ...496...17G, arXiv astro-ph/9710161)
  9. (en) V. A. Marsakov, V. V. Koval', V. V. Kovtyukh et T. V. Mishenina, « Properties of the population of classical Cepheids in the Galaxy », Astronomy Letters, vol. 39, no 12,‎ , p. 851 (DOI 10.1134/S1063773713120050, Bibcode 2013AstL...39..851M)
  10. (en) V* S Vul -- Classical Cepheid Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  11. (en) W. Buscombe, « Supergiants in the Milky Way », Perem. Zvezdy, vol. 2,‎ , p. 127 (Bibcode 1974PZP.....2..127B)
  12. (en) J. J. Nassau et J. Ashbrook, « S Vulpeculae », Astronomical Journal, vol. 50,‎ , p. 97 (DOI 10.1086/105732, Bibcode 1943AJ.....50...97N)

Liens externes

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