Saône-et-loire (IGP)
| Saône-et-loire | |
Pavillon de vigne de Macheron à Lugny. | |
| Type d'appellation(s) | IGP départementale |
|---|---|
| Reconnue depuis | 1968 (VDP) et 2009 (IGP) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Bourgogne |
| Sous-région(s) | Brionnais |
| Localisation | Saône-et-Loire |
| Climat | océanique dégradé sous influences continentale et méditerranéenne |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 943 heures (à Mâcon) |
| Sol | argilo-calcaire |
| Cépages dominants | sauvignon B[note 1], viognier B, chardonnay B, gamaret N, pinot noir N et syrah N |
| Vins produits | rouges, rosés et blancs (tranquilles et mousseux) |
| Rendement moyen à l'hectare | maximum 80 hl/ha, 40 pour surmûris[1] |
Un saône-et-loire[note 2], anciennement vin de pays de Saône-et-Loire, est un vin français d'indication géographique protégée de zone, produit dans le département de Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté.
Reconnu vin de pays en 1968 et devenu une IGP en 2009, le vin IGP saône-et-loire est rattaché au vignoble de Bourgogne.
Histoire
L'essentiel de la production viticole de la Saône-et-Loire se concentre dans les vignobles de la côte chalonnaise, du Mâconnais et du Beaujolais (son extrémité nord), mais il a existé d'autres vignobles plus modestes ailleurs sur le département, dans la Bresse, le Charolais, l'Autunois et notamment dans la partie sud-ouest, le Brionnais. Entre 1840 et 1900, on recensait 3 000 hectares de vignes sur les communes de Mailly, Iguerande, Semur-en-Brionnais, Fleury-la-Montagne, Saint-Julien-de-Jonzy et Saint-Bonnet-de-Cray[1]. Les agglomérations industrielles de Montceau-les-Mines, du Creusot et d'Autun ont alors soif de vins ordinaires, d'où la plantation d'hybrides producteurs directs[1], qui résistent au phylloxéra (arrivé dans le département vers 1875).
Au XXe siècle, ces vins locaux sont classés dans la catégorie des « vin de table » (VDT, les actuels VSIG). Leur manque de rentabilité et l'effondrement de leur consommation font que l'ouest du département s'est progressivement spécialisée dans l'élevage, surtout du bœuf charolais. Pour valoriser un peu cette production par une meilleure traçabilité, les pouvoirs publics créent en 1968 le label « vin de pays » (VDP), une dénomination suivie du nom d'un département ou d'une zone spécifique[2], créant ainsi le « vin de pays de Saône-et-Loire ».
Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[3] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[4] ; le vin de pays de Saône-et-Loire devient donc le l'IGP « Saône-et-Loire »[5]. L'« Association des coteaux burgonds » est reconnue comme ODG (du saône-et-loire, du sainte-marie-la-blanche et du coteaux-de-l'auxois), puis le cahier des charges est publié en [6] et modifié en (ajout des chapitres « spécificité du produit » et « lien causal entre la zone géographique et le produit »)[1]. En 2017, est fondé l'association « Les Coteaux brionnais », consacré au patrimoine viticole.
Vignoble
Aire de production
| Image externe | |
| Carte des communes concernées | |
La récolte, la vinification et l'élaboration des vins doivent s'effectuer dans le département de Saône-et-Loire[1].
Dans la pratique, la surface consacrée à ce vin est très réduite. En 2024, sur les 13 332 hectares de vignes déclarés en production sur le département :
- seulement 24 ha sont en IGP ;
- 13 130 ha sont en AOC/AOP, sous différentes appellations ;
- et 178 ha en VSIG (sous le nom « vin de France »)[7].
Climatologie
Encépagement
Les cépages autorisés sont :
- pour les vins rouges : césar N[note 1], gamaret N, gamay N, merlot N, pinot noir N et syrah N ;
- pour les vins rosés : césar N, gamaret N, gamay N, merlot N, meunier N, pinot gris G, pinot noir N, sauvignon gris G et syrah N ;
- pour les vins blancs : aligoté B, auxerrois B, césar R, chardonnay B, chasselas B, chenin B, gamay N, gamaret N, melon B, merlot N, meunier N, pinot blanc B, pinot gris G, pinot noir N, saint-pierre doré B, sauvignon B, sauvignon gris G, savagnin blanc B, syrah N et viognier B[1].
Vins
Types de vin
Peuvent être fabriqués dix produits différents :
- saône-et-loire blanc[8] ;
- saône-et-loire rosé[9] ;
- saône-et-loire rouge[10] ;
- saône-et-loire primeur ou nouveau blanc[11] ;
- saône-et-loire primeur ou nouveau rosé[12] ;
- saône-et-loire primeur ou nouveau rouge[13] ;
- saône-et-loire mousseux de qualité blanc ;
- saône-et-loire mousseux de qualité rosé ;
- saône-et-loire mousseux de qualité rouge ;
- saône-et-loire surmûris blanc.
Gastronomie
Producteurs
- château de Demigny, à Demigny
- domaine Marc Jambon et Fils, à Pierreclos
- domaine des Renaissances, à Saint-Bonnet-de-Cray
- domaine Roche des Bancs (ex domaine des Fossiles), à Mailly
- domaine Terre Happy, à Saint-Bonnet-de-Cray
- etc.
Notes et références
Notes
- Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
Références
- « Arrêté du 8 novembre 2013 portant modification de l'arrêté du 28 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Saône-et-Loire » », publié au JORF no 0272 du .
- ↑ « Décret modifié n° 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin », publié au JORF du .
- ↑ « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
- ↑ INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
- ↑ « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
- ↑ « Arrêté du 28 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Saône-et-Loire » », publié au JORF no 0261 du .
- ↑ « 2024 - Relevé par département de la production des vins » [xlsx], sur douane.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ Saône-et-loire blanc
- ↑ Saône-et-loire rosé
- ↑ Saône-et-loire rouge
- ↑ Saône-et-loire primeur ou nouveau blanc
- ↑ Saône-et-loire primeur ou nouveau rosé
- ↑ Saône-et-loire primeur ou nouveau rouge
Voir aussi
Liens externes
- « Vignes et vins du Brionnais en Bourgogne du Sud », sur brionnais.fr (consulté le ).
- Lola Chavy, « Des vignes dans le Brionnais : leur rêve est devenu réalité », sur lejsl.com, .
Articles connexes
- Portail de la vigne et du vin
- Portail des boissons
- Portail de Saône-et-Loire
