Sabin de Spolète

Sabin de Spolète
Image illustrative de l’article Sabin de Spolète
Le Martyre de Saint Savin, fresque de Carlo Cogrossi, fin XVIIIe siècle, Cathédrale d'Ivrée (Italie).
Saint
Date de naissance IIIe siècle
Date de décès
Lieu de décès Spolète (Italie)
Vénéré à Cathédrale d'Ivrée
Vénéré par Église catholique, Église orthodoxe
Fête 7 décembre, ou le 30 décembre

Sabin de Spolète est un saint martyrisé à Spolète (aujourd'hui en Italie) en 303. Réputé être évêque de la ville, il serait mort durant la persécution de Dioclétien. Sa mémoire est célébrée particulièrement dans le diocèse de Spolète. Dans l’Église catholique, sa mémoire est fixée au , et dans l'Église orthodoxe au .

Hagiographie

La biographie de saint Sabin demeure fragmentaire. La légende qui a construit son hagiographie « est une œuvre d'imagination qui a repris bien des épisodes d'autres martyrs »[1].

De la vie de ce saint, la seule chose certaine, c'est sa mort comme martyr, et qu'il est honoré à Spolète depuis le VIe siècle. Il aurait été évêque, et plusieurs diocèses se réclament de son héritage[1]. Voilà pour les éléments les plus fiables de sa biographie.

Son hagiographie rapporte que saint Sabin aurait été évêque de Spolète entre les IIIe et IVe siècles. Mais lors de l'édition des décrets de persécutions sous Dioclétien, Sabin est dénoncé à Hermogien, préfet de Rome, comme ayant réuni des chrétiens. Le gouverneur de Toscane, nommé Vénustien, l'arrête à Assise avec deux diacres, Marcel et Exupérance. Lors du jugement, le gouverneur menace l'évêque : « Sacrifie ou meurs. Et, comme ton Dieu, libre à toi de ressusciter ! ». En réponse, Savin brise une statue de Jupiter. Vénustien lui fait couper les mains, et ses diacres, soumis à la torture meurent durant le supplice[1],[2],[3].

En prison, amputé de ses mains, Sabin guérit un enfant aveugle, ainsi que son bourreau qui souffrait également de problèmes de vue. Ce dernier se convertit. L'évêque converti également d'autres compagnons de cellule. Vénustien, ayant appris le miracle, se convertit aussi, il demande pardon à Sabin, et se fait baptiser avec sa famille. Alertées, les autorités romaines réagissent, et mettent à mort Vénustien et sa famille, quant à Sabin il est transféré à Spolète où il est fouetté à mort. L'évêque est inhumé dans la ville[2],[3].

Notoriété et culte

Sabin est honoré à Spolète depuis le VIe siècle et plusieurs diocèses se réclament de son héritage, dont le Diocèse de Spolète qui vénère également ses saints diacres Marcel et Exupérance, ainsi que Vénustien et sa famille que Sabin aurait convertis[1],[3].

En 954, Conrad d'Ivrée, fils du marquis Bérenger II, était duc de Spolète. Lorsque la peste éclate dans la ville, il s'enfuie dans la ville d'Ivrée pour échapper à l'épidémie. Il emporte avec lui les reliques de saint Sabin. Les habitants attribuèrent à ces reliques des miracles et elles deviennent l'objet de la vénération des habitants d'Ivrée. L'urne contenant les reliques (où l'on distingue clairement la tête du saint), est aujourd'hui conservée dans la sacristie de la cathédrale d'Ivrée. Le , elle est portée en procession solennelle à travers les rues du centre historique pour fêter l'anniversaire de la translation de ces reliques. Le calendrier liturgique de la ville célèbre « Saint Sabin le Martyr » par une solennité. Il est le saint patron principal de la ville, et sa mémoire est célébrée par une fête dans tout le diocèse dont il est le saint patron secondaire[3].

Sabin est fêtée le dans l'Église catholique, mais le dans l'Église orthodoxe[4]

Notes et références

  1. « Saint Sabin martyr à Spolète (+ v. 303) », sur Nominis, Conférence des évêques de France (consulté le ).
  2. « Le martyrologe romain fait mémoire de saint Sabin », Magnificat, no 253,‎ , p. 113.
  3. (it) Fabio Arduino, « San Sabino di Spoleto Vescovo e martire », sur santi e beati, (consulté le ).
  4. Claude le Liseur, « saints pour le 30 décembre du calendrier ecclésiastique », sur Forum orthodoxe, (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

  • Alphonse de Ligori, La victoire des martyrs : ou Les Vies des martyrs les plus célèbres, Avignon, Seguin Aîné, , 406 p. (lire en ligne), p. 68-71.

Liens externes

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