Sachi Hamano

Sachi Hamano
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Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
浜野佐知
Nationalité
Formation
Tokyo Visual Arts (d)
Activité

Sachi Hamano (浜野佐知, Hamano Sachi), ou Sachiko Hamano (浜野佐知子, Hamano Sachiko), également connue comme Chise Matoba (的場ちせ, Matoba Chise) (née le ), est une réalisatrice de films japonaise. Elle est connue comme une des rares femmes à avoir réalisé des pinku eiga[1].

Biographie

Sachi Hamano, née Sachiko Suzuki dans la préfecture de Tokushima le [1],[2], décide, dès le lycée, de devenir réalisatrice[3]. Elle étudie brièvement la photographie à l'université de Tokyo, avant d'abandonner ses études pour se consacrer au cinéma[1].

« Durant mes trente années dans le cinéma pornographique, j'ai toujours souhaité présenter les films selon le point de vue d'une femme. »

-- Sachi Hamano[4]

Bien que l'industrie cinématographique soit dominée par les hommes et réticente à embaucher une réalisatrice, Hamano peut commencer à travailler comme assistante réalisatrice dans des studios indépendants dès 1968[3]. Au début de sa carrière, sur les conseils de producteurs, elle abandonna la terminaison féminine « ko » de son nom, Sachiko[1],[5]. Elle utilise également le nom de Chise Matoba pour ses réalisations. Elle travaille un temps pour Wakamatsu Pro, la société de Kōji Wakamatsu, puis pour d'autres réalisateurs importants de pinku eiga, dont Genji Nakamura[1]. Elle fait ses débuts de réalisatrice en 1971 au sein de Million Film avec le film 17-Year-Old Free Love Tribe (17才好き好き族) (sorti en 1972)[1],[3],[6].

Avec l'objectif de réaliser des films selon un point de vue féminin, Hamano fonde sa propre société de production cinématographique, Tantansha, en 1984[3]. En tant que productrice et réalisatrice, elle est responsable de plus de 300 films[3]. Pour ENK, Hamano réalise le pinku eiga gay Blazing Men en 1990. Son film Whore Hospital, sorti en 1997, reçoit une mention honorable au Pink Grand Prix[7]. En 1998, grâce au soutien financier de plus de 12 000 dons de femmes de tout le Japon, elle réalise le film In Search of a Lost Writer: Wandering the World of the Seventh Sense (第七官界彷徨-尾崎翠を探して), inspiré de la vie et de l'œuvre de l'auteure Midori Osaki[3],[8]. Le film reçoit le prix Amari Hayashi au Festival du film indépendant japonais de 2000[2].

En 2001, elle réalise Yurisai, adaptation du roman de Hoko Momotani sur la sexualité chez les personnes âgées[3],[8]. Le film reçoit le prix du meilleur long métrage au Festival international du film gay et lesbien de Philadelphie en 2003[9]. En 2006, Hamano retrouve Midori Osaki pour le film The Cricket Girl, adapté d'un de ses romans[3].

Hamano publie son autobiographie, When a Woman Makes a Film en 2005.

Prix et recompenses

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sachi Hamano » (voir la liste des auteurs).
  1. Jasper Sharp, Behind the Pink Curtain: The Complete History of Japanese Sex Cinema, Guildford, FAB Press, (ISBN 978-1-903254-54-7), p. 296
  2. (ja) « 浜野 佐知 » [archive du ], Director's Guild of Japan (consulté le )
  3. « Introduction and Background: "The Cricket Girl": About the Director », Sachi Hamano's homepage (consulté le )
  4. Hamano, Sachi in Sen-lun Yu, « Pornography from a woman's perspective », Taipei Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Hajime Sugita, « Film about anarchist set for release 100 years after her death », The Asahi Shimbun,‎ (lire en ligne)
  6. (ja) « Pink Films History » [archive du ], P.G. Web Site (consulté le )
  7. (ja) « Best Ten of 1997 (1997年度ベストテン) » [archive du ], P.G. Web Site (consulté le )
  8. Mathieu Perreault, « Le sexe des « cheveux blancs » », La Presse,‎ (lire en ligne)
  9. Hamano, Sachi quoted in Sen-lun Yu, « Pornography from a woman's perspective », Taipei Times,‎ (lire en ligne, consulté le )

Pour en savoir plus

Liens externes

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