Saint-Connan

Saint-Connan
Saint-Connan
Le bourg de Saint Connan et son étang.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Christelle Sérandour
2026-2032
Code postal 22480
Code commune 22284
Démographie
Gentilé Saint-Connanais, Saint-Connanaise
Population
municipale
303 hab. (2023 en évolution de +2,02 % par rapport à 2017)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 08″ nord, 3° 03′ 46″ ouest
Altitude 210 m
Min. 154 m
Max. 282 m
Superficie 13,54 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Rostrenen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Connan
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Saint-Connan
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Saint-Connan

Saint-Connan [sɛ̃kɔnɑ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Le nom de la commune en breton est Sant-Konan.

Géographie

Localisation

Carte de Saint-Connan et des communes avoisinantes.

Saint-Connan fait partie du canton de Saint-Nicolas-du-Pélem et dépend de l'arrondissement de Guingamp.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Connan
Plésidy Senven-Léhart
de Saint-Connan Saint-Gildas
Saint-Gilles-Pligeaux

Relief et hydrographie

Le relief de la commune est assez accidenté : les points les plus élevés sont à l'Est (281 mètres à la Villeneuve, point le plus élevé), au Sud (270 mètres au sud de Coat ar Bellégues et 261 mètres au point le plus au sud du territoire communal) ; la partie ouest est moins élevée (231 mètres à Sainte-Marie, 220 mètres à l'extrême ouest, au sud de la chapelle du Logo) ; le Nord de la commune est moins élevé, le point le plus bas se trouve à la confluence du Trieux et du Ruisseau de la Villeneuve à 161 mètres d'altitude. Le bourg est vers 220 mètres.

Carte du réseau hydrographique de Saint-Connan.

Situé à 218 mètres d'altitude, le fleuve côtier Trieux est le principal cours d'eau qui traverse la partie Nord-Ouest du finage communal, puis le longe servant de limite commune avec Plésidy ; son affluent de rive droite, le Ruisseau de la Villeneuve, sépare côté Est Saint-Connan du Vieux-Bourg et de Saint-Gildas et côté Nord de Senven-Léhart. Un de ses affluents alimente l'un des deux étangs de la commune, l'Étang du Bourg (dit aussi l'étang de Saint-Connan) ; l'autre étang, l'Étang Neuf, situé au nord-ouest du territoire communal, est directement sur le Trieux ; chacun de ces deux étangs est d'une superficie de 9 hectares chacun environ, de deux à trois mètres de profondeur et qualifiés en 1890 par Jean-Marie Rigaud de « très poissonneux »[1]. Un parcours dédié à la pêche de la truite à la mouche en réservoir a été aménagé à l'Étang Neuf par la fédération de pêche[2].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, la Villeneuve et un autre petit cours d'eau[3],[Carte 1].

Le Trieux, d'une longueur de 72 km, prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé 21 communes[4].

La Villeneuve, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune du Vieux-Bourg et se jette dans le Trieux sur la commune, après avoir traversé cinq communes[5].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Saint-Connan (7,11 ha) et l'étang Neuf (7,12 ha)[Carte 1],[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Connan[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 997 mm, avec 15,3 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 7 km à vol d'oiseau[13], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Transports

Saint-Connan n'est desservi que par une seule route départementale d'importance secondaire, la D 4, qui, côté nord vient de Saint-Fiacre et Senven-Léhart et, côté sud, dessert Saint-Gilles-Pligeaux et Canihuel ; toutefois la D 767 (ancienne Route nationale 167) venant de Guingamp côté nord, et se dirigeant vers Corlay côté sud longe un temps le territoire communal, mais en passant sur la rive gauche du Trieux, côté Kerpert.

Habitat et paysages

Saint-Connan présente un paysage de bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux (Saint-David, Galbouan d'en Haut, Coldabry, Coat ar Belléques) et fermes isolées. Éloignée des grands centres urbains et des principaux axes de communication, la commune a conservé son caractère rural, ne connaissant pas de rurbanisation. Au contraire la commune a connu depuis le début du XXe siècle un fort dépeuplement, perdant les deux-tiers de ses habitants en raison d'un important exode rural.

Une vue aérienne du bourg est disponible sur un site Internet[17].

Les bois sont rares : celui de Saint-Bernard est une annexe de la forêt de Coat-Mallouen, située en Kerpert.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Connan est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (82,2 %), terres arables (10,8 %), forêts (7 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Conanus en 1156 et en 1166[23],[24], treffve Sainct Chorentin en 1535 et en 1536[23].

Sous l’Ancien Régime, on rencontre les formes suivantes : Saint-Connen, Saint-Conan ou Saint-Connan[23].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Roc-Conan[25].

Saint-Connan vient du nom d’un moine d’origine armoricaine, Konan[26], disciple de saint Cadoc et/ou de saint Cadvan, établi dans l'île d'Ely (Bardsey island)[23]

En breton, le nom est Sant-Konan. C'est également la forme préconisée par l'Office public de la langue bretonne[24].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 82,6 % des toponymes de la commune sont bretons[27].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Un dolmen se trouve près des ruines de l'ancien château-fort de la Ville-Neuve[1].

Dans une lande dite Crech-ar-Leurren, située à environ 1,5 km à l'Est du bourg, se trouvent les vestiges d'un camp romain, traversé du sud au nord par une voie romaine[1].

Moyen Âge

Saint-Connan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pligeaux. La seigneurie de Saint-Connan (Conani terram) est signalée en 1142, comme ayant été donnée à l'abbaye cistercienne de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen) par Alain Le Noir, père du duc Conan IV qui confirme la donation en 1156 et en 1166[28].

Saint-Connan est une ancienne paroisse succursale de Saint-Gilles-Pligeaux. L'ancienne paroisse primitive de Pligeaux (de « pleiaut » paroisse primitive) englobait jadis outre le territoire actuel de Saint-Gilles-Pligeaux ceux de Kerpert, Saint-Connan, Kerien, Lanrivain, Canihuel, Sainte-Tréphine, Magoar, Le Vieux-Bourg, Saint-Gildas, Le Leslay, Bothoa et Saint-Nicolas-du-Pélem. Pligeaux est réduit dès le XIVe siècle. Son chef-lieu est transféré de Kerpert à Saint-Gilles avant 1371. L'église Saint-Gilles est l'église paroissiale de Pligeaux dès 1393. En 1393, des indulgences lui sont accordées par le Saint-Siège : « ... Item pro ecclesia beati Egidii, que parrochiali ecclesie de Pligeau, Corisopitensis diocesis, subdita … Datum ut supra »[29].

Village et église Saint-Corentin de Saint-Connan, carte postale, v. 1904-1908.

Saint-Gilles-Pligeaux (Pleiaut) est mentionné dès 1146 dans un acte de Conan IV (duc de Bretagne et fils d'Alain Le Noir), confirmant la fondation de l’abbaye de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen)[Note 3], de l'ordre de Cîteaux, le par le comte Alain Le Noir, sur le territoire de Saint-Connan (alors paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux). Saint-Gilles-Pligeaux (Ploegeau) est cité en 1368 dans les bénéfices du diocèse de Quimper, et comme paroisse lors du procès de canonisation de Charles de Blois.

Temps modernes

En , le marquis de Pontcallec, chef de la conjuration qui porte son nom, trouve refuge dans l'abbaye de Coat-Mallouen.

À la fin de l'Ancien Régime, la paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux possède deux succursales : Kerpert et Saint-Connan. À la suite d'un échange avec Saint-Connan, Saint-Gilles-Pligeaux cède les villages de Creniel, Pradou, la Villeneuve, Lescanic et Cosquer en 1836 et reçoit en échange, les villages de Kerhoué, Bossant et Jarnay.

Révolution française

Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Connan dépendait du doyenné de Saint-Nicolas-du-Pélem. La première municipalité est élue au début de 1790. Pendant la Terreur révolutionnaire, Saint-Connan porte le nom de Roc-Connan (arrêté du district de Guingamp en date du ).

Le XIXe siècle

Saint-Connan devient une paroisse à part entière dès 1804. Par l’ordonnance du , Saint-Connan s’est agrandi des villages de Creniel, Pradou, la Villeneuve, Lescanic et Cosquer, et cela, au détriment de Saint-Gilles-Pligeaux. En échange, Saint-Connan a cédé à Saint-Gilles-Pligeaux, les villages de Kerhoué, de Bossant et du Jarnay.

En , au village de Kerdavid en Saint-Connan, une enfant de 7 ans, Anne Le Bihanic[Note 4], fut mordue au visage par un loup et se trouvait dans un état grave[30], mais elle survécut et fut filandière à Kerpert.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Connan en 1853 : « Saint-Connan ; commune formée de l'ancienne trève de Saint-Gilles-Pligeaux ; aujourd'hui succursale. Géologie : constitution granitique. On parle le breton »[31].

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Saint-Connan, traversé par la route impériale n° 167 et le chemin d'intérêt commun n° 25, possède une école des garçons ayant 33 élèves, mais qu'elle dépend de la commune de Senven-Léhart pour l'instruction des filles ; « territoire élevé, très accidenté dans toutes ses parties, fort peu boisé, traversé par le Trieux. terres légères, sablonneuses et médiocres. Prairies de moyenne qualité. 1/5e en landes, peu susceptibles d'être mises en culture. L'église, dédiée à saint Corentin, dont la fête est le , est de construction moderne. Le pardon de la paroisse se tient le . Chapelle moderne de Notre-Dame-du-Logo. Étangs dits de Saint-Connan et l'Étang Neuf (traversé par le Trieux), couverts à certaines époques d'oiseaux aquatiques. Vestiges du château-fort de la Ville-Neuve. Château moderne de Sainte-Marie, entouré de bois et voisin des ruines de l'abbaye de Coëtmaloen [Coat-Mallouen]. La commune possède un moulin à fouler »[32].

L'église paroissiale actuelle Saint-Corentin est construite à partir de 1867 par deux entrepremeurs de Saint-Gilles-Pligeaux, les frères Louis et Pierre Hervé ; mais quelques éléments (une partie de l'aile sud et de son pignon, l'aile nord et le chœur) de l'église antérieure ont été conservés[33].

La presse nationale rapporte une vengeance de femmes survenue à Saint-Connan au début du mois de  : pour donner une bonne leçon à un mari alcoolique qui battait fréquemment son épouse, un groupe nombreux de femmes le saisit et, après l'avoir attaché à une brouette, le frappèrent à coups redoublés avec des branches de genêts, tout en le conduisant de force jusqu'au pont séparant Saint-Connan de Seven-Lenhart où elles le trempèrent dans l'eau, puis le forcèrent à ingurgiter sept ou huit verres d'eau-de-vie ; sur le chemin de retour, elles le jetèrent dans une mare, lui jetant de la boue et des ordures avant de le réduire chez lui, en l'accablant de coups et d'injures[34].

En 1890 Jean-Marie Rigaud écrit : « L'aspect du bourg est triste et pauvre. Seules la maison d'école et le presbytère font contraste avec le mauvais état extérieur des autres habitations. Saint-Connan ne possède encore qu'une école de garçons. Les filles sont obligées de se rendre à Senven-Léhart »[1].

Le XXe siècle

La Belle Époque

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Connan porte les noms de 65 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux 5 au moins (François Lefèvre, Joseph Lefèvre, Yves Le Guen, Lucien Philippe et François Raoult) sont morts en Belgique ; Jean Hervé est mort en 1915 alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français, dont Jean Philippe[Note 5] et Lucien Philippe[Note 6], tous deux décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Albert Le Cocquen est mort des suites de ses blessures dans une ambulance à Ham (Somme) le , soit cinq jours avant l'armistice[35].

L'Entre-deux-guerres

Le monument aux morts de Saint-Connan, financé par une souscription communale, fut inauguré le  ; il se situe au niveau du mur de l'enclos paroissial et a la forme d'une colonne quadrangulaire en forme de pyramide tronquée, surmonté d'un coq aux ailes déployées, en fonte ; des décors représentent en médaillons une tête de poilu et des palmes, ainsi qu'une croix de guerre et une croix latine[36].

En 1938 l'école des filles de Saint-Connan n'a pas de cour, pas d'eau et son préau ne mesure que 2,5 mètres sur 4,5 mètres[37].

La Seconde Guerre mondiale

Le maquis de Coat-Mallaouen, à cheval sur les communes de Saint-Connan et Plésidy, s'est constitué à partir de avec des résistants réunis autour d'un parachutiste SAS, Jean Robert.

Plaque commémorative du maquis de Coat-Mallouen.
Saint-Connan : le monument commémoratif de la Résistance.

Le monument aux morts de Saint-Connan porte les noms de 4 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale (Henri Lepvrier, soldat du 48e régiment d'infanterie, mort le à Flavigny-le-Grand-et-Beaurain (Aisne) ; Toussaint Le Naoutec, marsouin au 21e régiment d'infanterie coloniale, mort le à Sainte-Menehould (Marne) ; Jean Lavenan, tué par les Allemands le à Kerien (Côtes-du-Nord) ; Yves Steunou, mort le à Boutigny-sur-Opton (Eure-et-Loir) ainsi que celui d'Auguste Steunou (frère du précédent, requis du STO, mort en Allemagne le )[35].

Joseph Raoult[Note 7], résistant FTPF, fut fusillé par les Allemands le dans les jardins du presbytère de Saint-Connan[38].

L'ancien château de Coat-Mallouen a été incendié par les Allemands en 1944[39].

Un "Musée de la résistance en Argoat" a ouvert en 2012 à Saint-Connan afin de rappeler les actions du maquis de Coat-Mallouen[40].

L'après Seconde Guerre mondiale

Jean Hamonic, marsouin au 22e régiment d'infanterie coloniale, est mort de ses blessures le à l'hôpital de Cholon à Saïgon pendant la Guerre d'Indochine[35].

Le XXIe siècle

Le RPI Saint-Gilles, Kerpert et Saint-Connan

Un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) a été mis en place, associant les trois communes de Saint-Gilles-Pligeaux, Kerpert et Saint-Connan. À la rentrée 2021 la grande section de maternelle, le CP et le CE1, ont accueilli en tout 25 enfants des trois communes dans l'école publique de Saint-Connan[41]. Les deux petite et moyenne sections de maternelle, ainsi que la garderie, sont à Saint-Gilles-Pligeaux et les CE2, CM1 et CM2 à Kerpert.

Le projet de parc éolien

Un projet de parc éolien (6 éoliennes représentant une puissance installée totale de 21,6 MW) est porté depuis 2020 par la Communauté de communes du Kreiz-Breizh et l'entreprise"P&T Technologie" près du hameau de Coat ar Bellégues[42]. Mais la proximité entre le futur parc éolien et l’abbaye de Koad Malouen pose problème[43].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1799 Olivier Serandour[Note 8]   Laboureur.
1800 1807 Joseph Julien Bahezre[Note 9]   Écuyer. Notaire.
1808 1815 Jean Lucas[Note 10]   Cultivateur.
1815 1819 Thomas Paul Charles de
Tréouret de Kerstrat[Note 11]
  Notaire
A participé à la chouannerie en 1799 et 1800 à Briec et Edern
1819 1850 Gilles Le Rudulier[Note 12]   Laboureur
1850 1854 François Marie Melou[Note 13]   Cultivateur
1854 1885 Charles Le Rudulier[Note 14]   Laboureur
Fils de Gilles Le Rudulier, maire entre 1819 et 1850
1885 1887 Yves Le Lay[Note 15]    
1887 1892 Gilles Le Rudulier[Note 16]   Fils de Gilles Le Rudulier, maire entre 1854 et 1885
1892 1895 Guillaume Mélou[Note 17]   Cultivateur
1895 1900 Yves Marie Le Chevillier[Note 18]   Meunier
1900 1908 Yves Marie Le Lepvrier[Note 19]   Cultivateur
1908 1910 Guillaume Mélou   Déjà maire entre 1892 et 1895
1910 1912 Jean Le Lay[Note 20]   Cultivateur
1912 1919 Joseph Le Rudulier[Note 21]   Cultivateur
Fils de Charles Le Rudulier, maire entre 1854 et 1885
1919 après 1922 Jean-Marie Le Poëc[Note 22]    
Les données manquantes sont à compléter.
  décembre 1942
(démission)
M. Tallec    
décembre 1942[44] mai 1945 Joseph Rannou[Note 23]   Ancien adjoint au maire
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1953 1960 Yves Lavenan[Note 24] Rad. Agriculteur
Officier d'Académie, officier du Mérite agricole
1960 mars 1983 Charles Le Bizec[Note 25]   Agriculteur, maire honoraire
Conseiller municipal (1953 → 1989)
Chevalier des Palmes académiques
mars 1983 mars 2026[45] Jean-Yves Philippe PS Architecte
Président de la CC de l'Argoat (2001)
Président de la CC du Kreiz-Breizh (2008 → 2020)
mars 2026[46] en cours Christelle Sérandour   Exploitante agricole, ancienne adjointe au maire

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[48].

En 2023, la commune comptait 303 habitants[Note 26], en évolution de +2,02 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822808977795872871937921919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
902901958845894872904905944
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
944967970846806703619546544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
530469400400331317301296311
2014 2019 2023 - - - - - -
306290303------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Allée couverte du Park-Kerdic à Saint-Connan

Monuments et lieux à l'inventaire général du patrimoine culturel

Autres monuments et lieux

  • Étang Neuf de Saint-Connan
  • Étang du bourg de Saint-Connan
  • Église paroissiale Saint-Corentin : elle a été construite à partir de 1867, remplaçant une église antérieure dont quelques éléments ont été conservés[52]. Son saint patron est saint Corentin, car la paroisse sous l'Ancien Régime dépendait de l'évêché de Cornouaille, mais il est probable qu'elle fut initialement sous le patronage de saint Connan, un compagnon de saint Cadoc au VIe siècle. Ses vitraux datent de 1933 et sont dus à l'atelier Rault, de Rennes (ceux de l'abside représentent sainte Barbe, saint Corentin et une Vierge à l'Enfant ; l'église abrite aussi un tableau d'André Sallé (qui en fit don en 1942) et des tableaux ("La Cène", "Les Disciples d'Emmaüs") d'un artiste local, Joseph Perro, ainsi qu'un tableau du XVIe siècle d'auteur inconnu ("Adoration des Bergers")[33].
  • Fontaine Saint-Corentin, située près de l'église[53].
  • Chapelle Notre-Dame du Logo (Logou), dite aussi chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs : cette chapelle fut édifiée par les moines de l'abbaye de Coat-Mallaouen au XVe siècle, mais de la chapelle initiale ne subsistent qu'une partie de la façade ouest et du côté sud. Cette chapelle a servi de cache pour les résistants en . Son pardon a lieu le 3e dimanche de septembre[54].
  • Une chapelle Sainte-Barbe a existé près de l'Étang Neuf ; elle est disparue[55]. La chapelle Saint-Bernard, située près de Sainte-Marie de Coat-Mallouen, a aussi disparu.
  • Croix monumentales de Belléquès et Coldabry ; croix de chemin de Galbouan d'en bas.
  • Menhir de Coldabry[56].
  • Anciens manoirs de Lescanic[57] et de la Villeneuve[58]. Le manoir actuel de Coat-Mallouen a été construit en 1950, mais reprend quelques éléments de l'ancien château incendié par les Allemands[39].
  • Ancien moulin à farine de Saint-Connan[59].
  • Ferme Créniel (XVIIIe siècle)[60].

Patrimoine culturel

Lieux culturels

Le "Musée de la Résistance en Argoat" au bord de l'Étang Neuf.
"Musée de la Résistance en Argoat" perché sur l'Étang-Neuf

Le Musée de la Résistance en Argoat de l'Étang-Neuf s'inscrit dans un lieu porteur de mémoire. C'est au cœur de la forêt de Coatmallouen que se met en place, en , le maquis de Plésidy à Saint-Connan. Fort de plusieurs centaines d'hommes, il affronte les troupes d'occupation lors de l'attaque lancée contre lui le et participe à la Libération de Guingamp et de sa région. L'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance dans l'ouest des Côtes d'Armor y est racontée à travers cinq espaces d'expositions et une salle de projection.

Personnalités liées à Saint-Connan

  • Yves Loyer, notaire, avocat, maire de Guingamp, député de Guingamp le , né le à Saint-Connan, décédé le à Paris.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Pour approfondir

Bibliographie

  • Jean Dathanat, Histoire du maquis de Saint-Connan Coat Mallouen - Français ? Peut-être !

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Le site de cette ancienne abbaye est actuellement en Kerpert, mais à la limite de Saint-Connan.
  4. Anne Le Bihanic, née le à Saint-Connan, décédée après 1905.
  5. Jean Philippe, caporal au 47e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Audigny (Aisne).
  6. Lucien Philippe, soldat au 141e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Nieuport (Belgique).
  7. Joseph Raoult, né le à Saint-Gilles-Pligeaux.
  8. Olivier Serandour, né le à Saint-Gilles-Pligeaux, décédé le à Saint-Connan.
  9. Josph Julien Bahezre de Lanlay, né le à Saint-Gilles-PLigeaux, décédé le à Saint-Connan.
  10. Jean Lucas, né le à Saint-Gilles-Pligeaux, décédé le à Saint-Connan.
  11. Thomas Paul Charles de Tréouret de Kerstrat, né le au château de Trohanet en Briec, décédé le à Quimper.
  12. Gilles Le Rudulier, né le à Coat-ar-Bellégues en Saint-Connan, décédé le à Saint-Connan.
  13. François Marie Melou, né le à Saint-Connan, décédé le à Saint-Connan.
  14. Charles Le Rudulier, né le à Coat-ar-Bellégues en Saint-Connan, décédé le à Coat-ar-Bellégues en Saint-Connan.
  15. Peut-être Yves Marie Le Lay, né le à Saint-Connan.
  16. Gilles Le Rudulier, né le à Saint-Connan, décédé le à Plusquellec.
  17. Guilaume Mélou, né le à Saint-Connan, décédé le à Saint-Connan.
  18. Yves Marie Le Chevillier, né le ä Saint-Connan, décédé le à Saint-Connan.
  19. Yves Marie Le Lepvrier, né le à Saint-Connan, décédé le à l'Étang Neuf en Saint-Connan.
  20. Probablement Jean Le Lay, né le à Saint-Connan, décédé le à Créniel en Saint-Connan.
  21. Joseph Le Rudulier, né le à Saint-Connan, décédé le à Saint-Connan.
  22. Jean-Marie Le Poëc, né le à Saint-Connan, décédé le à Saint-Connan.
  23. Joseph Marie Rannou, né le à Saint-Connan, décédé le à Pabu.
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