Saint-Cyr-la-Rosière
| Saint-Cyr-la-Rosière | |
L'église Sainte-Gauburge, l'une des deux églises catholiques de la commune. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur du Perche |
| Maire Mandat |
David Coutant 2020-2026 |
| Code postal | 61130 |
| Code commune | 61379 |
| Démographie | |
| Population municipale |
231 hab. (2023 |
| Densité | 12 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 19′ 50″ nord, 0° 38′ 25″ est |
| Altitude | Min. 112 m Max. 212 m |
| Superficie | 18,75 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bretoncelles |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | saintcyrlarosiere.fr |
Saint-Cyr-la-Rosière est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 231 habitants[Note 1].
Géographie
Localisation
La commune appartient à la région naturelle du Perche. Elle se trouve dans le canton de Bretoncelles à proximité de Bellême.Les communes limitrophes sont La Chapelle-Souëf, Dame-Marie, Perche en Nocé et Val-au-Perche.
Transports et voies de communications
Desserte ferroviaire
Les gares ferroviaires les plus proches de la commune sont celles de Nogent-le-Rotrou à 16 km et Theil - La Rouge à 9,7 km.
Réseau routier
La circulation routière est assurée par la voirie communale. La route départementale 955 ainsi que la départementale D 938 sont a proximité du village.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rozière, la Rougette[1], le ruisseau de Dame-marie[2] et un autre petit cours d'eau[Carte 1].
La Rozière, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Perche en Nocé et se jette dans la Coudre à La Chapelle-Souëf, après avoir traversé cinq communes[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 727 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 810,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Cyr-la-Rosière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,1 %), prairies (28,5 %), forêts (3,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La dénomination du bourg apparaît en 1145 sous la forme de Sanctus-Ciricus dans une charte du prieuré Sainte-Gauburge, puis sous celle de Saint-Cir en 1396.
La commune doit son nom à saint Cyr, jeune martyr chrétien du IVe siècle, tué sous les yeux de sa mère, Julitte.
la Rosière, le nom de la rivière qui arrose le territoire communal, a été ajouté en 1831.
Histoire
Le prieuré Sainte-Gauburge fut donné vers 1050 par les seigneurs de Bellême aux moines de l'abbaye de Saint-Père de Chartres ; il passa ensuite sous la dépendance de l'abbaye royale de Saint-Denis qui le conserva jusqu'en 1790[18].
Peuplée de 1 035 habitants en 1804, aujourd'hui dispersés entre le bourg et les hameaux, dont ceux de Clémencé et de Sainte-Gauburge. La commune de Sainte-Gauburge de la Coudre fut réunie à Saint-Cyr-la-Rosière en 1812.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].
En 2023, la commune comptait 231 habitants[Note 4], en évolution de −0,43 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Lieux et monuments
- Prieuré Sainte-Gauburge, des XIe, XIIe, XVe et XVIe siècles, ancien prieuré bénédictin fondé en 1006 par Guillaume Ier de Bellême. L'église du XIIIe siècle, le logis du prieur et les bâtiments conventuels, sont classés au titre des monuments historiques[27]. Il abrite l'écomusée du Perche.
- L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, des XIIe, XVe et XVIe siècles, dédiée aux martyrs du IVe siècle, saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, totalement protégée au titre des monuments historiques[28].
- La chapelle Notre-Dame de Clémencé, du XIVe siècle, inscrite au titre des monuments historiques[29].
- Le presbytère du XVIIIe siècle, restauré en 1784[30].
- La Pierre Procureuse, dolmen classé au titre des monuments historiques[31].
- Le manoir de Langenardière, du XVIe siècle, inscrit au titre des monuments historiques[32].
- Le manoir de la Chaponnière, du XVIe siècle.
- Motte de Sablon à 3 km au sud et à 1,8 km de Gémages, sur un éperon à 212 m d'altitude. L'enceinte ovale de 60 × 110 m et surélevée de 4 à 5 m est flanquée de deux basses-cours au sud et à l'est. Un château est cité en 1230[33].
-
La Pierre Procureuse.
-
L'escalier hors d'œuvre du prieuré.
-
L'écomusée du Perche.
-
La chapelle Notre-Dame de Clémencé.
-
Le manoir de Langenardière.
-
Le manoir de la Chaponnière.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
- Pierre de Fontenay sire de la Reynière (1541-1610), capitaine de la ville et du château de Bellême, gouverneur du Perche de 1589 à 1610, il fut propriétaire du domaine de l'Angenardière à Saint-Cyr.
- Alexis Bachelot (1796 à Saint-Cyr-la-Rosière - 1837) créa la première mission catholique à Hawaï.
Voir aussi
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Saint-Cyr-la-Rosière » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
- ↑ Sandre, « la Rougette ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Dame-marie ».
- ↑ Sandre, « La Rozière ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Cyr-la-Rosière et Saint-Martin-du-Vieux-Bellême », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Belleme_sapc », sur la commune de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Belleme_sapc », sur la commune de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Cyr-la-Rosière ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Les Cahiers Percherons »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), "Les manoirs du canton de Nocé" (1re partie), par Ph. Siguret.
- ↑ « Le maire repart en campagne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Un nouveau maire à Saint-Cyr-la-Rosière », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « David Coutant a été élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Réélection 2020 : « Saint-Cyr-la-Rosière. David Coutant élu pour un second mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Prieuré de Sainte-Gauburge », notice no PA00110918, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Église Saint-Cyr et Sainte-Julitte », notice no PA00110916, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Chapelle de Clémencé », notice no PA00110914, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Laurence de Calan, Presybtères du Perche, éditions des Amis du Perche, collection "Présence du Perche", juillet 2012, p. 129-130. [ (ISBN 978-2-900122-983)]
- ↑ « Dolmen dit la pierre procureuse », notice no PA00110915, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Manoir de Langenardière », notice no PA00110917, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 1021, (plan) (cf. Saint-Cyr-la-Rosière, Sablon).
Liens externes
- Résumé statistique de Saint-Cyr-la-Rosière sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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