Saint-Ganton

Saint-Ganton
Saint-Ganton
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Redon Agglomération
Maire
Mandat
Fabienne Glet
2026-2032
Code postal 35550
Code commune 35268
Démographie
Gentilé Saint-gantonnais
Population
municipale
413 hab. (2023 en évolution de −2,59 % par rapport à 2017)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 57″ nord, 1° 53′ 20″ ouest
Altitude 80 m
Min. 25 m
Max. 102 m
Superficie 14,08 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Redon
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Ganton

Saint-Ganton est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Guipry-Messac, Langon, Pipriac et Saint-Just.

Communes limitrophes de Saint-Ganton
Pipriac Guipry-Messac
Saint-Just Saint-Ganton
Langon

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Canut, la Vionnais[1], le Belle Perche[2], le ruisseau de la Boissière[3] et le ruisseau de la Couarde[4],le ruisseau de la Rochère[5],[6],[Carte 1].

Le Canut, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Avessac, après avoir traversé huit communes[7].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Ganton[Note 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang des Forges (0,73 ha)[Carte 1],[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 788 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 12 km à vol d'oiseau[15], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Ganton est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,8 %), terres arables (31,6 %), forêts (21,6 %), prairies (3 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de Saint-Ganton viendrait de saint Guenganton ou Hingueten, moine de l'abbaye de Saint-Méen ou évêque de Vannes au VIIe siècle.

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Weganton[23].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 17,8 % des toponymes de la commune sont bretons[24].

Histoire

Saint-Ganton est une ancienne trêve de Pipriac qui tire son nom d'un ancien prieuré, aujourd'hui disparu, élevé sous le vocable de saint Guenganton pour les moines de Saint-Méen. La paroisse n'a été érigée qu'en 1803[25]. Traditionnellement, on y cultive le sarrasin.

Préhistoire

La découverte de haches de pierre polie du Néolithique constitue un témoignage précieux de la présence d’hommes préhistoriques et une preuve silencieuse d’une présence humaine très ancienne. Ces populations ont profité des ressources naturelles locales : l’eau, les terres cultivables et les matériaux rocheux présents sur la commmune. Le paysage vallonné de la vallée de la Vilaine et les formations rocheuses locales ont favorisé cette occupation ancienne[26].

Le XVIIe siècle

La seigneurie de la Thébaudais joue un rôle majeur dans l’histoire de l’église Saint-Quentin de Saint-Ganton. Vers 1669, la reconstruction de l’église est largement financée grâce à la générosité de Gabriel Peschart et Renée Dollier, seigneur et dame de la Thébaudais. Cette contribution leur confère des droits seigneuriaux importants dans l’édifice religieux, notamment les honneurs de fondateurs et de supériorité.En conséquence, les seigneurs de la Thébaudais disposent de prééminences dans l’église : un banc seigneurial dans le chœur, un enfeu (tombeau intégré dans le mur) réservé à leur famille. Dans cet enfeu sont inhumés Georgine Tillon, dame de la Thébaudais (décédée en 1648), et son époux François Peschart, seigneur de la Thébaudais (décédé en 1649). Cette présence funéraire dans le chœur témoigne de l’influence et du prestige social de la seigneurie au sein de la paroisse. Ainsi, la seigneurie de la Thébaudais apparaît comme un acteur essentiel de la vie religieuse locale au XVIIe siècle, non seulement par son financement de la reconstruction de l’église, mais aussi par les privilèges symboliques et honorifiques qui lui sont associés dans l’édifice.

La première école de Saint-Ganton s'établit au Jarillé

Le XIXe siècle

Au XIXe siècle, la commune est un village agricole dynamique, marqué par la croissance démographique et la construction de nombreuses fermes. L’économie repose presque entièrement sur l’agriculture. La majorité de la population vit de la culture des terres et de l’élevage. Les fermes sont souvent composées d’un logis principal et de plusieurs bâtiments annexes : étables, granges, porcheries ou fours à pain. Les techniques agricoles restent cependant encore traditionnelles, reposant sur le travail manuel et l’utilisation d’outils simples. La commune s’organise alors autour de son bourg, où se trouvent les principaux bâtiments publics : l’église, le cimetière et quelques maisons d’artisans ou de commerçants. La vie collective s’articule essentiellement autour de la paroisse et des activités agricoles. Le bourg accueille également des foires régulières, qui jouent un rôle économique important pour les habitants des campagnes environnantes. Les habitants se rencontrent lors des fêtes religieuses ou des travaux agricoles collectifs. Les hameaux sont reliés par des chemins ruraux souvent difficiles à parcourir en hiver. Les déplacements se font principalement à pied ou à l’aide de charrettes tirées par des chevaux ou des bœufs. Le territoire communal est également marqué par un paysage de bocage : les champs sont entourés de haies et de talus, qui protègent les cultures du vent et délimitent les parcelles agricoles.

Le XXe siècle

Au XXe siècle, les guerres mondiales, la modernisation de l’agriculture et l’exode rural entraînent de profondes transformations dans la société locale. La Première Guerre mondiale entraîne la mobilisation d’une grande partie des hommes de la commune. De nombreux jeunes hommes meurent au front, ce qui provoque un choc important dans une petite communauté rurale. Après la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture connaît une transformation très profonde. Le remembrement de 1969, la mécanisation et l’introduction de nouvelles techniques agricoles modifient les méthodes de travail. Malgré ces changements, la commune conserve aujourd’hui un patrimoine rural et religieux qui témoigne de son histoire et de ses traditions.

En 1980, 1986, 1990 et 2008, le tour de France cycliste est passé à la Manchonnais.

Le , la flamme olympique est passée à la Manchonnais, dans son parcours reliant Redon à Rennes pour les Jeux d'Hiver d'Alberville.

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Ganton porte les noms de 24 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux 7 sont morts en 1916. Émile Richard, cultivateur, soldat au 302e régiment d’infanterie, meurt au combat le à Regniéville (Meurthe-et-Moselle). Joseph Janvier, cultivateur, mobilisé en 1915 au 117ᵉ R.I., est tué le près de la Main de Massiges (Marne). Joseph Couriol, charretier, combat au 41ᵉ R.I. et meurt fin à Fleury, lors de la bataille de Verdun. Jean Joly, cultivateur, participe aux combats d’Artois puis à Verdun, où il est porté disparu le à Thiaumont. Jean-Marie Orêve, prêtre devenu infirmier militaire, meurt de maladie contractée en service le à Rennes. Émile Drune, cultivateur, combat à la bataille de la Somme et meurt de ses blessures le à l’hôpital. Fernand Boutin, charretier, combat en Artois, Argonne et est tué le à Chilly (Somme)).

Le XXIe siècle

Le , le village a connu sa première rentrée scolaire depuis 33 ans, dans une école construite en partie par les parents d'élèves. Depuis 1979 et la fermeture de la classe unique de l'école privée, le village n'avait en effet plus d'école, sachant que l'école publique avait fermé en 1942. En , les élèves étaient répartis en quatre classes, de la maternelle à l'élémentaire[27].

Projet de parc éolien

En 2025, le projet d’éolien citoyen au Landiset, a reçu l’autorisation de mise en enquête publique. Il prévoit la mise en place de trois éoliennes d’une hauteur de 180m (en bout de pales) et d’une puissance individuelle de 3 à 3,6 MW.

Recherche minière

Le projet Taranis est une demande de permis exclusif de recherches minières portant sur une quarantaine de métaux (or, cuivre, zinc, bismuth, etc.) déposée par Breizh Ressources, filiale de la société canadienne Aurania. Il concerne Saint-Ganton et une vingtaine de communes. Ce type de permis mène souvent à l’ouverture de mines à long terme[28] .

Entreprise à but d’emploi

Créée en 2017, dans le territoire zéro chômeur de longue durée de Pipriac- Saint-Ganton, l’entreprise à but d’emploi Tézéa, produit de la richesse et contribue à l’économie locale, sociale et solidaire. C’est l’une des plus performantes de France, en activités et chiffres[29] .

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1798 René Lesné   Officier Public
1799 1813 Joseph Hochard   Officier Public, puis Maire. Natif de Renac en 1758, décédé à l'Hôtel-Dieu à Nantes en 1819
1814 1830
(décès)
Denys Baudu   Laboureur à la La ferme du Breil. Natif de Saint-Just en 1790
1830 1832 Yves Roux   Cultivateur. Décédé en 1852 - Fontevraud-l'Abbaye, Maine-et-Loire
1833 1837
(décès)
Pierre Massiot   Laboureur à Gominé. Né en 1777
1840 1858
(décès)
Mathurin Massiot   Cultivateur à La Roche. Fils de Pierre Massiot ancien maire
1859 1871 Jean Marie Paumier   Cultivateur au Jarillé
1871 1874 Louis Guichard    
1874 1882 François Gefflot   Laboureur propriétaire
1883 1891 Henri Mathurin Laurent   Cultivateur à Gominé. Décédé en 1904
1892 1916 Pierre Marie Baudu   Cultivateur à Brubet
1916 décembre 1925
(décès)
François Delanoë   Natif de Pipriac. Vivait au village des Forges. Il était le conseiller le plus âgé du conseil municipal précédent.
1925 1929 Joseph Bertin   Fait ériger le monument aux morts.
mai 1929 décembre 1929
(décès)
Joseph Gefflot SE Cultivateur
décembre 1929 août 1939
(décès)
Pierre Orêve SE Agriculteur à Gominé. Ancien combattant 14-18. Son frère Jean-Marie est prête catholique.
Les données manquantes sont à compléter.
1947 mars 1977 Aimé Valentin    
mars 1977 mars 1989 Albert Deniel   Ancien prisonnier de guerre
mars 1989 février 1995[30]
(démission)
Maurice Huet DVD Retraité de la SNCF
mars 1995 juin 2015 Bernard Gefflot DVG Agent EDF retraité
juin 2015 26 mai 2020 Philippe Louet   Ingénieur d'affaires retraité
26 mai 2020 en cours Fabienne Cottais-Glet[31]   Chargée de production statistique
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachement à Pipriac

Saint-Ganton a des difficultés à financer seule ses dépenses[32]. Son rattachement à Pipriac, prévu en 2027, est logique territorialement et financièrement : bassin de vie commun, mutualisation des services (services administratifs, services techniques, matériel communal, marchés publics, urbanisme) et meilleure capacité d’investissement. C’est le type de fusion que l’État encourage dans les zones rurales.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[34].

En 2023, la commune comptait 413 habitants[Note 3], en évolution de −2,59 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
504429437449487510488489520
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
524506602572583703664686694
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
728743709646610618597536506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
504490461405381388408418422
2021 2023 - - - - - - -
419413-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Emigration vers les Amériques

À la fin du XIXe siècle, l’émigration vers les Amériques touche également les habitants de la commune. Comme beaucoup de ruraux français de cette époque, certains partent chercher des terres ou de nouvelles opportunités outre-mer. Le Canada attire notamment des agriculteurs vers les grandes plaines de l’Ouest. Ainsi, Jean Pierre Jan, né en 1849 au hameau de Remdon, quitte la commune pour s’installer dans la province de la Saskatchewan. D’autres choisissent l’Amérique du Sud. La ville portuaire de Montevideo, en Uruguay, accueille au début du XXe siècle siècle une importante immigration européenne. Émile Daniel, né en 1894, au hameau du Jarillé, s’y établit à son tour (docker, manoeuvre chargé de remplir les navires marchands), avant de rentrer pour participer à la Grande Guerre. Ces départs vers des terres lointaines témoignent de l’ouverture de la commune sur le monde à une époque où les migrations transatlantiques transformaient profondément les sociétés. Derrière chaque nom se cache une aventure humaine faite d’espoir, d’adaptation et parfois de réussite, qui constitue aujourd’hui une part méconnue de l’histoire locale.

Jean Pierre Jan - Concession Terres Saskatchewan - Canada.

Traditions

Tuer le cochon est une tradition saint-gantonnaise qui consiste à abattre le cochon de la ferme. La viande de porc cuite au cidre, la galette de sarrasin et la poêlée de châtaignes grillées sont les plats traditionnels.

Lieux et monuments

Sites naturels

Patrimoine architectural

La commune ne compte aucun monument historique. Parmi les éléments de son patrimoine bâti, on peut noter :

  • l'église Saint-Quentin, reconstruite dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. Le clocher-porche a été construit au milieu du XIXe siècle par Joseph-Fleury Chenantais[38] ;
  • L'Enclos paroissial entourant l'église.
  • la chapelle Saint-Mathurin, située sur la route de Saint-Just, est une chapelle frairienne construite au début du XVIIe siècle (mentionnée en 1636)[39] ;
  • la chapelle Saint-Cornély, édifiée au XIXe siècle, à proximité de la précédente[40] ;
  • la fontaine Saint-Eutrope, construite au XXe siècle, en contrebas de l'église[41] ;
  • le moulin de la Tombe, situé près du hameau de Gominé.
Moulin de la Tombe - Saint-Ganton - 1910.
Saint-Ganton - Gominé - Aquarelle.

Les nombreuses vocations religieuses

Au XIXe siècle, l'Église catholique occupait une place centrale dans la vie sociale, culturelle et éducative. Saint-Ganton a vu naître plusieurs prêtres et missionnaires qui ont consacré leur vie au service de l’Église. Parmi eux figure Constant Valentin, né en 1867. Issu de cette terre rurale où la foi structurait le quotidien, il choisit la voie missionnaire. Après sa formation ecclésiastique, il devint missionnaire en Haïti, rejoignant ainsi ces nombreux prêtres bretons envoyés dans les missions lointaines. Un autre enfant de la commune, Jean-Marie Orêve, embrassa lui aussi la prêtrise. Lorsque éclata la Première Guerre mondiale, il servit comme aumônier militaire auprès des soldats. Fidèle à sa mission spirituelle auprès des combattants, il trouva la mort en 1916, partageant le destin tragique de tant de prêtres mobilisés pour soutenir moralement et religieusement les soldats au front. La mémoire de ces prêtres demeure vivante dans la commune. Dans le cimetière de Saint-Ganton, un mémorial rappelle leur engagement et leur dévouement. On peut y lire cette inscription simple et solennelle : « Saint-Ganton honore ses abbés ». Ce monument témoigne de la reconnaissance d’une communauté envers ceux qui, nés dans ses foyers, ont consacré leur vie à la foi, au service des autres et parfois jusqu’au sacrifice ultime.

La place de la châtaigne dans la culture locale

La châtaigne occupe une place essentielle dans la culture Saint-gantonnaise. Le châtaignier pousse bien sur les sols locaux, et les habitants ont longtemps sélectionné, greffé et entretenu différentes variétés. Pendant des siècles, la châtaigne fut une ressource alimentaire importante : nourrissante, abondante et facile à conserver. Dans la vie quotidienne d’autrefois, elle était consommée grillée, bouillie, en farine ou intégrée à divers plats. Aujourd’hui encore, la châtaigne reste un symbole identitaire. Son odeur de marrons grillés évoque la mémoire collective, la convivialité.

Le Gallo

Comme beaucoup de communes rurales de l’est breton, Saint-Ganton relève naturellement de l’aire gallèse, par opposition à la Basse-Bretagne bretonnante de l’ouest. Le gallo, langue romane issue du latin populaire, a longtemps servi dans les fermes, les veillées et les relations de voisinage. Le français était davantage la langue de l’administration, de l’école et des écrits, tandis que le gallo demeurait la langue spontanée de la vie locale. Les anciens transmettaient encore au XXe siècle un parler marqué par des tournures rurales, un vocabulaire agricole abondant et une prononciation spécifique au pays de Redon.

La transmission du gallo a fortement reculé après la Seconde Guerre mondiale. L’école républicaine, la mobilité professionnelle, les médias nationaux et parfois la dévalorisation des « patois » ont accéléré l’abandon progressif de la langue familiale. Le gallo parlé à Saint-Ganton n’était pas un simple « mauvais français », mais bien une langue historique enracinée dans le territoire. Même si son usage quotidien s’est affaibli, il demeure un élément précieux du patrimoine vivant de la commune. Le faire connaître aujourd’hui, c’est rendre voix à plusieurs siècles d’histoire populaire.

Personnalités locales

  • Jean-Marie Orêve, né le à Saint-Ganton (Gominé), abbé, infirmier militaire à l'hôpital Saint-Yves de Rennes pendant la guerre 1914-1918, décédé le . Frère de Marie-Louise Orêve-Lebreton (1877-1956) et de Pierre Orêve, maire de Saint-Ganton de 1929 à 1939. De sa famille, est issu un missionnaire à Haïti.
  • Lucien Radier, né en 1915 à Saint-Ganton, décédé en 1975, médecin de profession, est une personnalité politique de la Manche (conseiller général du canton de Périers).
  • Adolphe Roux, né en 1929 à Saint-Ganton (Gominé), décédé en 2014. Modeste menuisier devenu industriel de l'ameublement. Maire de Langon. Président de la Délégation consulaire de Redon. Proche du Ministre de l'Économie et des Finances Alain Madelin.

Galerie

Église Saint-Quentin

Cimetière

Saint-Ganton à la Belle-Epoque

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Réseau hydrographique de Saint-Ganton » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. Sandre, « la Vionnais »
  2. Sandre, « le Belle Perche »
  3. Sandre, « le ruisseau de la Boissière »
  4. Sandre, « le ruisseau de la Couarde »
  5. Sandre, « le ruisseau de la Rochère »
  6. « Fiche communale de Saint-Ganton », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  7. Sandre, « le Canut ».
  8. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  9. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  10. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  11. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  12. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
  13. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  14. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  15. « Orthodromie entre Saint-Ganton et La Noë-Blanche », sur fr.distance.to (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « La-Noe-Blanche », sur la commune de La Noë-Blanche - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  17. « Station Météo-France « La-Noe-Blanche », sur la commune de La Noë-Blanche - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  18. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  19. Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Ganton ».
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  23. Office public de la langue bretonne
  24. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 395
  25. Présentation de la commune sur Glad, portail des patrimoines de la région Bretagne
  26. « Société géologique et minéralogique de Bretagne » (consulté le ).
  27. « Ecole de St Ganton, un projet mobilisateur », sur bruded.org.
  28. « Taranis – Demande de Permis d’exploration minière en Pays de Redon », Ouest-France (consulté le ).
  29. « L’entreprise à but d’emploi Tézéa de Pipriac - Saint-Ganton continue de progresser », Ouest-France, (consulté le ).
  30. Démissionnaire pour raisons de santé.
  31. « Saint-Ganton. Fabienne Cottais élue maire », Ouest-France, (consulté le ).
  32. « Ouest-France - La fusion de la commune de Saint-Ganton « devient urgente » - Fabienne Glet ».
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  37. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 64.
  38. Notice no IA35006133, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. Notice no IA35006134, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. Notice no IA35007152, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. Notice no IA35007158, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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