Saint-Georges-le-Fléchard
| Saint-Georges-le-Fléchard | |||||
La mairie-école. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Mayenne | ||||
| Arrondissement | Mayenne | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Coëvrons | ||||
| Maire Mandat |
Arlette Leutelier 2020-2026 |
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| Code postal | 53480 | ||||
| Code commune | 53220 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Fléchardais | ||||
| Population municipale |
373 hab. (2023 |
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| Densité | 44 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 02′ 12″ nord, 0° 30′ 36″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 70 m Max. 112 m |
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| Superficie | 8,44 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Laval (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Meslay-du-Maine | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.saint-georges-le-flechard.fr | ||||
Saint-Georges-le-Fléchard est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 373 habitants[Note 1].
La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.
Géographie
Cette commune est située à l'est du Massif armoricain. Sa géologie présente donc des faciès très variés et a permis l'ouverture de carrières et de mines au XIXe siècle. Comme un drapeau, la géologie présente trois bandes : au nord-est des rhyolites, au milieu le bourg est bâti sur les calcaires de Sablé, au sud-ouest on retrouve les schistes de Laval et des limons. Situé à 105 mètres d'altitude, la Vaige(rivière) et l'Ouette (rivière) sont les principaux cours d'eau qui servent de limites communales. La commune est située non loin de la route nationale Laval-Le Mans et depuis à peu de distance de l'autoroute A81 avec sa sortie à Vaiges.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 756 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montsûrs à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 765,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Georges-le-Fléchard est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58 %), prairies (41,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
le nom d'origine au XIIe siècle est St George le Feschal qui est devenu au XVIIe siècle St Georges le Fléchard, nous dit l'abbé Angot. Nom sans doute lié à la Famille de Feschal et de leurs terrains : les Feuchauds.
Le gentilé est Fléchardais.
Histoire
Les mines
De 1825 à 1896, les mines de charbon de La Bazouge-de-Chemeré et de Saint-Georges-le-Fléchard étaient florissantes et le maire était directeur de la mine. Elles extrayaient de l'anthracite pour les fours à chaux de la région. La chaux était achetée par les agriculteurs pour le chaulage de leurs terres mais à la fin du XIXe siècle les engrais sont arrivés, la chaux ne s'est plus vendue et les fours à chaux se sont arrêtés. Les mines ne fournissant qu'un anthracite ordinaire, le meilleur du département cependant, n'avaient pas d'autres débouchés et se sont brutalement arrêtées, créant une crise majeure dans les deux bourgs que racontent les instituteurs dans les monographies de leurs communes qu'ils ont rédigées en 1899.
Le chemin de fer
Saint-Georges-le-Fléchard était desservi par la ligne de chemin de fer départemental reliant Laval à Saint-Jean-sur-Erve. Cette ligne fut ouverte à l'exploitation le . À partir du , le service fut transféré sur route. En 1935, seuls vingt-quatre trains spéciaux circulèrent sur la ligne qui fut définitivement fermé le 1er mai 1935.
En 1902, la halte de Saint-Georges-le-Fléchard avait accueilli 2 773 voyageurs[16].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[19].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].
En 2023, la commune comptait 373 habitants[Note 4], en évolution de −10,77 % par rapport à 2017 (Mayenne : −0,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Saint-Georges-le-Fléchard a compté jusqu'à 600 habitants en 1851.
Le pic de population de 1825 à 1850 s'explique par le développement de l'activité minière qui n'était pas encore très mécanisée. Puis la mécanisation fit diminuer le nombre d'ouvriers. Enfin l'arrêt brutal des mines prolongea la diminution par le départ des ouvriers et la diminution des services. Ensuite l'exode rural se poursuivit se stabilisant entre les deux guerres puis s'effondrant dans les années 1970 et complètement inversé depuis 1980 (sortie de d'autoroute à Vaiges) et le retour à la campagne de travailleurs du bassin de Laval.
Manifestations culturelles et festivités
Sports et loisirs
Vie associative
Médias
Économie
Les carrières (ardoise, porphyre) et les mines d'anthracite se sont arrêtées depuis longtemps. Mais à l'époque des mines cette industrie a permis au maire, directeur des mines, de financer la construction des écoles en passant des emprunts aidés par l'état, contrairement aux communes voisines qui ont utilisé des donations de riches propriétaires et de religieuses et ont construit de fait quatre écoles au lieu de deux. C'est ce qu'on peut lire dans les monographies des instituteurs écrites en 1899.
L'économie est aujourd'hui à 37% agricole, à 25% réparation automobiles, à 16% services publics, à 12% industrie et construction...
Lieux et monuments
-
L'église recensée en 1285 a été entièrement reconstruite au XIXe siècle, nous dit l'abbé Angot
-
Monument aux morts
-
Le chalet, ancienne maison du directeur des mines -
Mazagran, reste d'un petit coron de mineurs (8 bâtiments comme celui-ci)
Il ne reste que quelques souvenirs industriels des mines comme Mazagran ou le Chalet des mines
Activité et manifestations
Jumelages
Le jumelage de la communauté de communes d'Erve et Charnie, avec Sulzheim (Rhénanie-Palatinat) a été initié en 1966 par Victor Julien conseiller général, maire de Thorigné-en-Charnie, et Adam Becker, dans la famille duquel Victor Julien avait été prisonnier de guerre de 1940 à 1945.
Personnalités liées à la commune
- Michel Jacquet dit Taillefer (1754 - 1796), chef chouan qui le se fit battre à Saint-Georges-le-Fléchard par les troupes du général Œhlert et fut tué non loin de là à Vaiges.
Héraldique
![]() |
Blason | D'azur au chevron cousu de gueules, accompagné en chef de deux étoiles d'argent et en pointe d'un cœur du même[24]. |
|---|---|---|
| Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur azur). Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
- Liste des communes de la Mayenne
- Liste des églises de la Mayenne
- Liste de monuments aux morts français surmontés d'une croix de guerre
- Mines de charbon de La Bazouge-de-Chemeré
Bibliographie en ligne
- Monographie de la commune de Saint-Georges-le-Fléchard en 1899, rédigée par son instituteur
- Dictionnaire de l'abbé Angot Tome III sur le site Archives de la Mayenne
- Dictionnaire de l'abbé Angot Tome IV sur le site Archives de la Mayenne
- Histoire de Mazagran sur le site Patrimoines Pays de Loire
Cartographie en ligne
- Les puits de La Bazouge de Chemeré et de St Georges le Fléchard sur la carte géologique du site géoportail
- Carte géologique des sols du bourg sur le site GéoMayenne
- Le bourg en 1706 : Carte de Jaillot pour l'évêché du Mans (Gallica)
- Le bourg en 1766 : Carte de Cassini de la Mayenne sud (Gallica)
- Cadastre dit napoléonien de 1834 : plan du bourg à l'époque des mines
- Remonter le temps = vue aérienne de 1949 à nos jours ; voir les routes se goudronner, l'élevage hors-sol se développer, les haies disparaitre (en haut de la carte choisir une année et chercher s'il y a des points orange indiquant une vue aérienne générale ou très localisée ; dans ce cas cliquer dessus pour voir la photographie aérienne puis la refermer) (IGN)
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 324
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Georges-le-Fléchard et Montsûrs », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Montourtier_sapc », sur la commune de Montsûrs - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Montourtier_sapc », sur la commune de Montsûrs - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Georges-le-Fléchard ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Laval », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Un demi-siècle de petits trains en Mayenne, Pierre-Alain Menant, Éditions du Petit Pavé.
- « Saint-Georges-le-Fléchard », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. III
- ↑ « Arlette Leutelier nouveau maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- Réélection 2020 : « Saint-Georges-le-Fléchard. Arlette Leutelier, élue maire, part pour un 3e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Blason », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
Liens externes
- Site de la mairie
- Résumé statistique de Saint-Georges-le-Fléchard sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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