Saint-Igny-de-Roche

Saint-Igny-de-Roche
Saint-Igny-de-Roche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Intercommunalité Communauté de communes La Clayette Chauffailles en Brionnais
Maire
Mandat
Fabrice Dejoux
2020-2026
Code postal 71170
Code commune 71428
Démographie
Gentilé Saintignions
Population
municipale
789 hab. (2023 en évolution de +3 % par rapport à 2017)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 33″ nord, 4° 17′ 48″ est
Altitude Min. 339 m
Max. 520 m
Superficie 7,94 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Chauffailles
(banlieue)
Aire d'attraction Chauffailles
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chauffailles
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Igny-de-Roche est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie


Communes limitrophes

Rose des vents Chauffailles Rose des vents
Tancon N Chauffailles
O    Saint-Igny-de-Roche    E
S
Coublanc Écoche (Loire) Belmont-de-la-Loire
(Loire)


Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 918 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charlieu à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Igny-de-Roche est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chauffailles[Note 2], une agglomération inter-régionale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chauffailles, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[12]. Cette aire, qui regroupe 9 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,9 %), zones agricoles hétérogènes (23,3 %), forêts (18 %), zones urbanisées (7,9 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Histoire

1793 : Saint-Igny-de-Roche, dans le contexte révolutionnaire, change de nom et devient Igny-Deroche[16].


Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2014 Maurice Boucaud    
mars 2014 2020 Pascal Labrosse    
2020 en cours Fabrice Dejoux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2023, la commune comptait 789 habitants[Note 5], en évolution de +3 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5573336126186728109931 0791 114
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0451 0941 0931 2141 2211 1881 1101 0441 029
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
979940810721764698675555656
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
567534528509559578620630730
2015 2020 2023 - - - - - -
752763789------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'évolution de la démographie à Saint-Igny-de-Roche se confond, dans ses grandes lignes mais avec des nuances qui lui sont propres, avec celle de bien des communes rurales françaises. Saint-Igny a connu en effet consécutivement dans ce domaine un siècle d'essor culminant vers 1876, époque où le nombre d'habitants s'élevait à 1 221, et ensuite un siècle de déclin de sa population. Or, il se trouve que cet essor initial avait été plus marqué et le déclin qui a suivi moins accentué que dans certaines communautés humaines relevant du rural plus profond (on peut se référer à titre d'exemple à Jarnosse, non loin de là dans la Loire).

Effet de l'exode rural lui-même lié à la révolution industrielle (et aussi de la saignée représentée par la Première Guerre mondiale) le nombre d'habitants était en effet tombé à peine plus de 500 en 1982, soit une diminution certes de plus de 50 % mais largement plus modérée que celle qu'ont connue certaines de ses voisines (où la perte fut souvent égale aux trois quarts). D'autre part et encore le redressement qui s'est produit plus récemment, au cours des trente dernières années, a donné lieu à Saint-Igny à un accroissement - 35 % - plus fort que dans bien d'autres communes portant la population à 748 personnes, rythme qu'on pourrait lui envier dans les alentours (moins de 20 % à Coublanc en près de 40 ans, entre 1968 et 2006, suivi d'ailleurs d'un tassement de la courbe).

Cette dernière particularité trouve notamment son explication dans la proximité existant entre Saint-Igny et la petite ville voisine et chef-lieu de canton, Chauffailles : Dans les cas semblables un transfert de population se produit de nos jours entre la petite agglomération urbaine, dont la population ne s'accroît pas voire décline, et un de ses satellites dont la population augmente, Saint-Igny jouant ici ce rôle. On peut se référer à des cas similaires dans la région tels les rapports existant entre La Clayette et Baudemont, Charlieu et Chandon, Cours-la-Ville et Le Cergne, Thizy et Combre...

Lieux et monuments

  • Église de l'Assomption-de-la-Vierge, construite à partir de 1897 dans un style néo-gothique.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Bibliographie

  • Maurice Boucaud, Saint-Igny-de-Roche autour du xxe siècle, [21], (ISBN 979-10-699-4675-0)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Chauffailles comprend une ville-centre et quatre communes de banlieue.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  2. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  3. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  6. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Saint-Igny-de-Roche et Charlieu », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Chauffailles », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Igny-de-Roche ».
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chauffailles », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. À l'instar de quelque cent cinquante autres communes de Saône-et-Loire dont le nom se rapportait à la religion ou à l'Ancien Régime. Source : E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  21. « Saint-Igny, racontée par Maurice Boucaud », Le Pays,‎ (lire en ligne)
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