Saint-Loup (Charente-Maritime)

Saint-Loup
Saint-Loup (Charente-Maritime)
L'entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Vals de Saintonge Communauté
Maire
Mandat
Renée Bonneau
2020-2026
Code postal 17380
Code commune 17356
Démographie
Gentilé Lupéens
Population
municipale
313 hab. (2023 en évolution de +3,3 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 00″ nord, 0° 37′ 26″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 48 m
Superficie 16,42 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Jean-d'Angély
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Jean-d'Angély
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Loup
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Saint-Loup

Saint-Loup, également nommée localement Saint-Loup-de-Saintonge, est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie

Situation géographique

Faisant partie du canton de Saint-Jean-d'Angély, la commune de Saint-Loup appartient à l'ancienne province de la Saintonge depuis ses origines.

Elle est située au Nord de Tonnay-Boutonne, à l'écart des grands axes de communications routière et ferroviaire, étant enclavée dans une zone de petites vallées et de marais fluviatiles que cernent à l'Est et à l'Ouest des collines aux molles ondulations et aux faibles hauteurs.

Communes limitrophes

Le finage communal

Cette commune rurale et agricole s'étend sur 1 642 ha ; ce qui en fait la deuxième commune du canton par sa surface.

Son finage communal recense environ 300 habitants disséminés dans pas moins de 21 hameaux. Les plus importants d'entre eux sont le village de Goux, lequel regroupe une soixantaine d'habitants et le petit bourg de Saint-Loup, chef-lieu de la commune avec sa mairie, où vivent une trentaine d'habitants ; les autres hameaux sont les suivants :

  • Chêneron
  • La Fontaine de Goux
  • Les Touches (partagé avec la commune de Landes)
  • Les Courances
  • Les Petites Rivières
  • La Pataudrie
  • Les Jarries
  • Chauvin (ancien logis)
  • Trézence (ancien logis)
  • Chez Ray
  • Les Ribaudières
  • Les Tiffrays
  • Les Chapellières
  • Le Moulin de Goux
  • Les Benets (ou Chez Besnay)
  • La Tonelle
  • Les Grands Champs
  • Les Renardières
  • Les Pierrières

Le territoire de Saint-Loup est composé de marais inondables, d'origine fluviatile, qui occupent le tiers du territoire communal, tandis que les vallées humides et les collines dont l'altitude maximale est de 48 mètres s'étendent sur le reste de la commune.

Les sols de la commune de Saint-Loup appartiennent aux terrains calcaires du Jurassique qui recoupent une grande partie de la Saintonge du nord et prolongent à l'est la table calcaire de l'Aunis. Ces terrains calcaires se situent sur les parties élevées, occupées par les collines et les faibles éminences, qui encadrent des vallées aux fonds humides et marécageux tapissées de sédiments dont les apports proviennent du Quaternaire.

Hydrographie

La commune de Saint-Loup est arrosée par de petits ruisseaux et une rivière qui drainent leurs eaux dans des vallées marécageuses et qui inondent lors des crues hivernales. Le Bibot est un ruisseau qui arrose le petit village de Goux et se jette dans la Soie ; cette dernière mêlant ses eaux à celles de la Trézence, principal affluent de rive droite de la Boutonne, qui écoule ses eaux du Nord au Sud dans une large vallée marécageuse de la commune, le Marais de Saint-Loup.

Hors de la commune, la Trézence conflue avec la Boutonne, à un kilomètre en amont de Tonnay-Boutonne, où cette dernière est le principal affluent de rive droite de la Charente.

Marais de Saint-Loup

Lever de soleil sur le Nord du marais de Saint-Loup

Le marais de Saint-Loup est la large cuvette au fond de laquelle coule la Trézence canalisée, entre la digue de Vivroux (et la commune de Puyrolland) en amont, le Pont-Rouge en aval ; et délimité par les coteaux de Annezay et Tonnay-Boutonne (la Boutaudière) à l'Ouest et ceux de Saint-Loup à l'Est (Plantis, Solferino et Butte des Jarries), soit un espace d'environ 800 ha. C'est une zone classée ZNIEFF (Zone d'Interêt pour la Faune et la Flore) de type 1[2] et 2[3].

Son nom de marais de Landes, qui apparaît sur les cartes IGN, vient du fait que ce secteur était réparti entre plusieurs communes environnantes qui pouvaient en avoir l'usage (pour le pâturage notamment) : Saint-Loup, Chantemerle sur la Soie, Annezay et Landes, donc, qui avait l'usage d'une vaste partie au Sud-Est. Si le terme marais de Landes est utilisé localement pour ne désigner que la partie correspondante (au même titre que marais de Chantemerle ou marais d'Annezay), il peut être utilisé par extension pour désigner l'ensemble du marais, vu de l'extérieur, comme le fait l'IGN.

Le caractère le plus remarquable du marais est sa prédisposition aux crues annuelles. C'est un phénomène classique des vallées alluviales du secteur, mais il se décline ici facilement sur 600 Ha, donnant l'aspect d'un vaste lac parsemé de frênes, de saules et de peupliers. Un rapport fait à Louis XIV évoquait ce lieu comme un marécage insalubre inondé de septembre à juin. Bien qu'il ait été drainé depuis, les inondations restent pourtant annuelles, d'octobre/décembre à février/avril (parfois encore début juillet).

La conformation géologique particulière en est une raison. Des études (Camus 2004[4], Naudin 2011[5]) montrent de nombreux indices selon lesquels ce marais a été un lac (d’origine glaciaire ?) à une période assez récente à l'échelle géologique (Holocène possible) :

  • le centre du marais est constitué d’une tourbière. Il est possible de voir un changement progressif de couleur du sol entre cette tourbière et les marnes calcaires qui constituent les versants des coteaux bordant le marais ;
  • les colluvions glaciaires ferment quasiment l’exutoire très encaissé situé au sud, laissant 250 m libres, entre deux collines de marnes et calcaires du Kimméridgien supérieur, séparées de 500 m ;
  • le fond de ce marais est extrêmement plat et situé à + 4 m d’altitude, donc situé en théorie à l’abri des dernières intrusions marines liées aux marées de vives-eaux exceptionnelles (+ 3.5 m) ; et l’exutoire est situé à une altitude de 6 m.

Il a été utilisé pour la production de bois de chauffe et la pâture des bovins et plus anecdotiquement pour l'extraction de la tourbe et la culture du haricot (la fameuse mojhette). Enfin, c'est la maïsiculture qui a pris le dessus avec l'arrivée des herbicides et des nouvelles variétés de maïs à croissance rapide, avec une réussite très inégale selon les années, en fonction des crues. Aussi, un retour au pâturage est en cours.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[9]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 847 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nuaillé-sur-Boutonne à 15 km à vol d'oiseau[12], est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 849,3 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Loup est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-d'Angély, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[17]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,1 %), zones agricoles hétérogènes (22,7 %), prairies (2,6 %), forêts (0,6 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Saint-Loup est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Trézence. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1999 et 2010[23],[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Loup.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[24].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 68,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 190 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 152 sont en aléa moyen ou fort, soit 80 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1983, 1999 et 2010[21].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[27].

Toponymie

L'origine du nom de la commune n'est pas connue précisément, mais on pourrait faire l'hypothèse suivante : dans les textes du cartulaire de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély (à partir du Xe siècle), il est régulièrement fait mention de localités nommées (en latin tardif) Saltu Lupi, qui peut être traduit comme "le saut du loup", "la forêt du loup" ou encore ""la forêt de Loup " (Loup ou Lupus ayant été utilisé comme nom, par certains ducs d'Aquitaine par exemple[28]). A 2 km en amont de la Fontaine de Goux sur le Bibot, se trouve le hameau de Lussaud (commune de Landes), nommé Loupsault sur la carte de Cassini[29] (XVIIIe siècle) ; on voit dans cette graphie l'origine possible du nom, qui pourrait être une évolution divergente de celui de Saint-Loup issu d'un toponyme initial commun : Saltu Lupi.

Selon les registres paroissiaux et d'état civil[30], la paroisse se nommait St-Loup en 1601. Puis, sous l'influence du curé Lafargue, elle a été connue sous le nom de Saint-Luc (voire Saint-Lucq ou Saint-Leu) de 1668 à 1712. On retrouve ensuite les deux appellations jusqu'en 1780, après quoi l’appellation Saint-Loup semble à nouveau exclusive.

Au cours de la Révolution, la commune est nommée L'Épinay-Sans-Culotte (avec la graphie initiale Lepinais cent cullaute) puis simplement L'Epinay durant quelques mois, du 8 prairial II () au 22 frimaire III (), après quoi elle a repris son nom initial et définitif de Saint-Loup. Certains auteurs[31],[32] rapportent aussi le nom de Sans-Culottide, sans donner de référence.

L'extension « de Saintonge » marque le fait que la commune se trouve au nord de la Saintonge, presque aux frontières de l'Aunis. Cette dénomination permettait aux voyageurs (pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle par exemple) de savoir où ils se trouvaient (même chose pour Saint-Genis-de-Saintonge, par exemple).

Histoire

Le village de Goux a été une annexe de la commanderie des Templiers de La Rochelle[33], probablement un entrepôt destiné à stocker les produits de l'agriculture. Quelques indices d'architecture très ancienne (linteaux de porte, œil de bœuf) ont été retrouvés sur certains bâtiments du centre de ce village.

Sur le territoire de la commune se trouvent plusieurs logis dont certains jouèrent un rôle lors de la Révolution.

Les habitants de la commune ont longtemps vécu de la production viticole (cognac, pineau, vin) et d'huile de noix. En témoignent les quelques moulins à eau encore existants (Goux).

À la suite de la destruction des vignobles par le phylloxéra dans les années 1860, l'influence de l'immigration vendéenne a poussé les habitants à se tourner de plus en plus vers l'élevage bovin laitier. Cette période marque aussi le début de l'exploitation agricole du marais comme prés de pâture.

Administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1795 Jean Landreau   Curé puis Officier public
1795 1797 Gabriel Martin   Officier public
1797 1800 Jean Chapot   Officier public
1800 1813 André Paillé    
1813 1830 Jean Lallemand    
1830 1842 Pierre-André Vinet    
1842 1848 Jean Chapot    
1848 1855 Jacques Guittard    
1855 1861 Pierre-André Vinet    
1861 1865 Toussaint Guesdon    
1865 1888 Jean Bouchereaud    
1888 1888 Toussaint Guesdon    
1888 1888 Armand Gouyneau   Adjoint (Maire par intérim)
1888 1904 Amédée Fauré    
1904 1920 Armand Gouynaud    
1920 1935 André Roche    
1935 1958 Abel Moine    
1958 1983 Georges Carot    
1983 1995 Jeanine Josensi    
1995 2012 Pierre Descout    
2012 en cours Renée Bonneau DVD  

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Lupéens.

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].

En 2023, la commune comptait 313 habitants[Note 3], en évolution de +3,3 % par rapport à 2017 (Charente-Maritime : +4,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
573604639643694780828811830
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
799829786736703694642594572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
565567577457465460446415394
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
403327267252274273270270315
2017 2022 2023 - - - - - -
303312313------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Plusieurs étapes de l'exode rural subi par la commune sont visibles sur ce graphique :

Économie

La commune supporte une activité agricole de polyculture et élevage. La quasi-intégralité du territoire est recouverte de cultures céréalières ou fourragères (maïs, blé, tournesol, orge, colza, fourragères...). Quelques vignes (destinées à la consommation personnelle) témoignent encore du passé viticole de la région.

L'élevage concerne surtout la production laitière bovine : un éleveur de la race Prim'Holstein et deux de la race normande (dont un bio). En marge de ces troupeaux sont également élevés pour la filière viande des bovins de race blonde d'Aquitaine et Parthenaise. Deux élevages ovins (race Charollaise), sont en outre exploités pour la viande et la laine.

Vie de la commune

Un comité des fêtes organise le marché aux fleurs le second week-end de mai.

Le club de football de la commune a été créé en 1936. Il porte aujourd'hui le nom de FC La Soie (issu de la fusion en 2017 de l'AS Trézence et de l'ES Landes) et évolue depuis toujours au niveau district.

Le territoire hétérogène de la commune le prédispose également à la chasse, amplement pratiquée à Saint-Loup. Le marais notamment, haut-lieu de migration des oiseaux d'eau, est parsemé de tonnes où se pratique la chasse de nuit hivernale.
Le marais et ses canaux sont également un rendez-vous connu des pêcheurs de la région.

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

L'église de Saint-Loup.

L'église Saint-Leu, une église des XIIe et XVe siècles, surmonte le bourg avec son double clocher caractéristique.

Selon une légende, la grosse cloche attirerait l'orage, alors que la petite le repousserait. Un ecclésiastique du XIXe siècle proposait aux habitants de réguler la météo en échange d'une taxe en produits du jardin[38].

Patrimoine naturel

Faune

Oiseaux

Pas moins de 206 espèces d'oiseaux ont été observées sur la commune. Une grande partie l'ont été lors des haltes migratoires, dont le marais est un haut-lieu pour les oiseaux aquatiques.

Au printemps, des concentrations de centaines de canards (Canard pilet, Sarcelle d'hiver, Canard souchet, Canard siffleur) et/ou de milliers de limicoles (Barges à queue noire, Vanneaux huppés et divers chevaliers) peuvent être observées les années où le niveau d'eau convient à ces espèces au moment où elle passent.

Environ 50 espèces nichent régulièrement dans la commune, mais les conditions de pluviométrie (et surtout le niveau d'eau du marais) peuvent faire varier ce chiffre. La Cigogne blanche (avec au moins 5 nids connus) est parmi les dernières espèces nicheuses arrivées, tandis que l'Outarde canepetière et le Râle des genêts ne font plus entendre leurs chants nuptiaux depuis quelques années.

Plus anecdotiquement, quelques espèces rares ont exceptionnellement été trouvées sur la commune : une Rousserolle des buissons au printemps 2022 aux Touches, sept Pouillots à grand sourcil (en 2013 au bourg, 2015, 2019 et 2022 aux Renardières, 2016 et 2019 près de Goux, 2017 aux Tiffrays), plusieurs Phalaropes à bec large (2007, 2010) et un Garrot à œil d'or (2018) au marais...

Mammifères

Le chevreuil est le principal grand mammifère régulier, très présent sur la commune, mais des sangliers sont également de passage ou présents pour de courts séjours. Tous les petits prédateurs classiques fréquentent la commune : renard, fouine, martre, belette, putois, blaireau, mais aussi genette et la très rare loutre d'Europe. A partir de 2025, des Ratons laveur ont été observés dans le marais ; cette espèce invasive progresse dans le département.

La densité de lièvre est assez importante (avec de notables fluctuations selon les années). Le lapin de garenne est lui plus localisé. Les ragondins et rats musqués sont présents en nombre dans le marais et tous les ruisseaux et fossés, provoquant des dégâts bien visibles sur les berges et dans les cultures de maïs.

Sans oublier la présence de nombreux micro-mammifères : leur variété reste précisément méconnue, mais citons le campagnol des champs, le lérot, le rat des moissons et le rare campagnol amphibie au marais.

Les chats harets (chat de souche domestique vivant à l'état sauvage ou semi-sauvage), présents en grand nombre sur la commune qui leur offre une profusion de proies, portent un préjudice considérable à la faune locale, notamment au printemps sur les nids d'oiseaux.

Faune aquatique

Les canaux du marais sont réputés pour la présence de brochets, perches franches, black-bass et anguilles d'Europe (quasi disparues), mais les brèmes, chevesnes et gardons y sont nombreux également. Le marais est connu comme une zone de frai notable pour la Carpe commune et le Brochet Aquitain. Depuis quelques années, le poisson-chat a tendance à porter préjudice à toutes ces espèces à cause de son caractère invasif et vorace. Il en est de même avec l'écrevisse de Louisiane, très présente au marais, qui a totalement supplanté et éradiqué l'écrevisse locale que l'on ne trouve plus guère. Un rapport de l'ONCFS avait fait état en 2004 d'une production estimée à quatre tonnes par hectare de biomasse d'écrevisse par an ; et 2024 a été témoin d'une expansion très importante de cette espèce.

Certains migrateurs amphihalins remontent plus ou moins régulièrement jusqu'au marais, notons par exemple la présence classique de groupes de Mulets, souvent de belle taille.

Tous les ruisseaux et fossés de la commune accueillent des vairons et épinoches, même si les sécheresses des années 2003-2005 les ont fait totalement disparaître de certains secteurs.

Cette sécheresse a aussi porté un préjudice remarquable aux moules d'eau douce qui occupaient le fond du canal, au marais.

Le marais et les vallons accueillent la plupart des batraciens classiques : crapaud (commun/épineux), rainette verte, grenouille agile et rousse. Après une raréfaction significative, la grenouille verte est réapparue dans les années 2020 (en corrélation avec l'arrêt des intrants chimiques dans le marais, mais la causalité reste à prouver).

La cistude est un hôte remarquable, en effet, cette tortue sauvage tend à se raréfier en France.

Autre

Les serpents et lézards communs sont représentés par la Couleuvre verte et jaune, la Vipère aspic, le Lézard des murailles, le Lezard vert...

Une quarantaine d'espèces de libellules ont été recensées par les spécialistes en la matière.

Les milieux spécifiques de la commune (marais, mais surtout pelouses sèches calcicoles) ont été scrutées par les entomologistes qui ont trouvé pas moins de 35 espèces d'orthoptères, dont le Sténobothre nain, qui constitue en 2014 la première mention de cette espèce pour la Charente-Maritime !

Flore

Orchidées

Les pelouses sèches calcicoles des coteaux (Plantis, Solferino, Le Figuier) sont un terrain idéal pour une grande variété d'orchidées sauvages qui s'épanouissent à Saint-Loup. On y trouve notamment divers Ophrys dont une Ophrys aranifera à floraison plus précoce que la normale (dés mars), et qui fait l’objet d'une espèce locale (Ophrys de Saint-Loup)[39].

L'orchis des marais (Anacamptis palustris) peut se rencontrer dans les parties de marais non touchées par la maïsiculture.

Autre

La grande variété de flore liée aux divers milieux plus ou moins remarquables de la commune n'a encore jamais fait l’objet d'étude particulière pour l'instant, mais parcourir le marais ou les coteaux au printemps donne une idée de la biodiversité floristique de la commune.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Fiche ZNIEFF Marais de Landes (Identifiant national : 540030014) », sur INPN (consulté le ).
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  4. CAMUS Adrien. Analyse géomorphologique et magnétisme paléoenvironnemental appliqué aux marais et tourbières de l’Ouest (Charente-Maritime, France). [En ligne].RAPPORT DE STAGE 2e année de Master Recherche Spécialité Géomatériaux – Eau Transferts et Interactions. Université de La Rochelle. http://perso.univ-lr.fr/acamus/Master2_rapport.pdf
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