Saint-Maden

Saint-Maden
Saint-Maden
Mairie de Saint-Maden.
Blason de Saint-Maden
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Luc Lechevestrier
2020-2026
Code postal 22350
Code commune 22312
Démographie
Gentilé Madennais, Madennaise
Population
municipale
218 hab. (2023 en évolution de −5,63 % par rapport à 2017)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 53″ nord, 2° 04′ 34″ ouest
Altitude 55 m
Min. 17 m
Max. 70 m
Superficie 6,56 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Broons
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Maden
Liens
Site web https://saintmaden.fr/ Site officiel de Saint-Maden]

Saint-Maden [sɛ̃madɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie

Communes limitrophes de Saint-Maden
Saint-Juvat
Plumaudan Saint-Maden Tréfumel
Guenroc Plouasne

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].

La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Maden[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 721 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 28 km à vol d'oiseau[9], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Maden est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,4 %), zones agricoles hétérogènes (38,1 %), prairies (8,4 %), forêts (0,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Madigni en 1169 et en 1182, Sanctus Madinus en 1173 et en 1180[18], Sancto Madino en 1184[19], Parochia de Saint Maden en 1346, Ecclesia Sancti Madeni en 1405, Saint Maden au XVe siècle[18].

Saint-Maden doit son nom à saint Maden, compagnon de saint Goulven[19].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Maden[20].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 4,5 % des toponymes de la commune sont bretons[21].

Histoire

Le XXe siècle

Les guerres du XXe siècle

Le monument aux Morts porte les noms des 26 soldats morts pour la Patrie[22] :

  • 20 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 6 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1935 1941 Yves Coulombel père (1885-1960)    
1941 mars 1959 Jean Homo   Cultivateur
mars 1959 mars 1983 Yves Coulombel fils[23] (1914-2005)   Agriculteur
mars 1983 mars 2001 André Coulombel   Agriculteur, maire honoraire
Adjoint au maire (1977 → 1983)
mars 2001 en cours
(au 25 mai 2020)
Jean-Luc Lechevestrier DVD Aviculteur, ancien éleveur
Adjoint au maire (1995 → 2001)
6e vice-président de la CC du Pays de Caulnes (2008 → 2014)
2e vice-président de la CC du Pays de Caulnes (2014 → 2016)
Réélu pour le mandat 2020-2026

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2023, la commune comptait 218 habitants[Note 3], en évolution de −5,63 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
494475466495452448481492485
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
485501508495505507496487498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
492455443390368331315310320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
295282272283246206205202201
2015 2020 2023 - - - - - -
224223218------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • Église Saint-Jean (XIIe – XVIIIe siècles)[28]. Initialement, l'édifice roman adoptait un plan à nef unique prolongée d'un chevet rectangulaire. Il a été agrandi au XVIIIe siècle par deux chapelles latérales donnant dans le chœur par des arcades. La porte ouest est gothique (XVe siècle). Le chevet plat roman est adossé de trois contreforts maçonnés. Celui du centre, plus bas, est surmonté d’une petite fenêtre de plein cintre. Deux baies modernes rectangulaires ont été ouvertes de part et d’autre. La sacristie construite au XVIIIe siècle vient s'y adosser à gauche, le masquant partiellement. Dans le mur sud, traces d’étroites fenêtres romanes, de plein cintre, murées. À l'intérieur, maître-autel polychrome en bois avec imitation de marbre (XVIIe siècle) classé[29]. Statues du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles classées[30],[31],[32]. Dalles funéraires du XVe siècle classées[33],[34].
  • Manoir de la Motte (XVIe – XVIIe siècle). Bâti en calcaire des Faluns[35].
  • Le monument aux morts situé place de l'Église commémore les enfants de Saint-Maden morts pour la France.
  • Le site de "France-Genweb" retrace l'identité de ces combattants de Saint Maden (Régiment, classe, grade, matricule, lieu et cause de décès, voire parents, sépultures et décorations).

D'autre part par la loi du , l’État lance le projet d'un « Livre d'or » comprenant les noms de tous ces héros jusqu'alors anonymes, qui serait déposé au Panthéon. Le ministère des Pensions, nouvellement créé, est chargé d'établir, à partir du fichier existant, la liste des Morts pour la France de chaque commune.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Réseau hydrographique de Saint-Maden » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. « Fiche communale de Saint-Maden », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  2. Sandre, « La Rance ».
  3. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  6. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Saint-Maden et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  11. « Station Météo-France « Dinard », sur la commune de Pleurtuit - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  14. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Maden ».
  19. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 109, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828).
  20. Office public de la langue bretonne
  21. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 396
  22. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  23. « Nécrologie : Yves Coulombel, ancien maire de 1959 à 1983 », Ouest-France,‎ .
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  28. « Église paroissiale Saint-Jean (Saint-Maden) », notice no IA22015305, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Notice no PM22001215, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  30. Notice no PM22001211, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. Notice no PM22001209, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. Notice no PM22001213, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  33. Notice no PM22001207, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  34. Notice no PM22001210, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  35. Christel Douard et Jean Kerhervé, Manoirs : Une histoire en Bretagne, Châteaulin, Locus Solus, , 215 p. (ISBN 978-2-36833-338-9), p. 109.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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