Saint-Martin-la-Sauveté
| Saint-Martin-la-Sauveté | |||||
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Loire | ||||
| Arrondissement | Roanne | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vals d'Aix et Isable | ||||
| Maire Mandat |
Marius Daval 2020-2026 |
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| Code postal | 42260 | ||||
| Code commune | 42260 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
889 hab. (2023 |
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| Densité | 30 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 50′ 01″ nord, 3° 55′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 396 m Max. 889 m |
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| Superficie | 29,74 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Boën-sur-Lignon | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Saint-Martin-la-Sauveté est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Communes limitrophes
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Saint-Marcel-d'Urfé | Juré, Grézolles | Saint-Julien-d'Oddes |
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| Champoly | N | Saint-Germain-Laval Nollieux | ||
| O Saint-Martin-la-Sauveté E | ||||
| S | ||||
| Saint-Thurin | Ailleux | Cezay |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 961 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Just-en-Chevalet à 11 km à vol d'oiseau[7], est de 9,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,4 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Martin-la-Sauveté est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,9 %), forêts (28,1 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), zones urbanisées (2 %), terres arables (0,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Époque romaine
La grande voie romaine qui reliait Lyon à Saintes en passant par Clermont-Ferrand et Limoges passait sans doute sur le territoire de la commune, sur lequel une agglomération assez importante du nom de Medioanum s'est développée. Son emplacement est révélé par le toponyme du lieudit "Millantin" qui en est dérivé[15].
Autre toponyme révélateur, celui de l'ancienne paroisse dite Saint-Martin-l'Estra. L'Estra désigne autrefois une route pavée, signe de l'importance de cette voie, qui sert à désigner les grandes voies romaines qui traversaient tout le pays.
Ce bourg est détruit en 262 lors des premières invasions barbares.
Moyen-Âge
Aux environs du Xe siècle, nous retrouvons des paroisses distinctes[15] :
- Saint-Martin-l'Estra, où passe l'ancienne voie romaine ;
- La Sauveté : situé sur une colline qui domine Saint-Martin ; on dit que le nom de la Sauveté est dû à l'existence dans ce lieu d'un refuge pour les pèlerins et les voyageurs.
La paroisse de Saint-Martin appartenait à quatre seigneuries :
- À l'Ouest : Urfé
- Au Nord-Est : Saint-Marcel d'Urfé
- À l'Est : Grézolles
- Au Sud : La Sauveté qui appartenait aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Par la suite, ces deux paroisses fusionnent et prennent le nom de Saint-Martin-la-Sauveté.
Les Hospitaliers
La Sauveté fut du Moyen Âge à la Révolution française une seigneurie des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui dépendait de la commanderie de Verrières au grand prieuré d'Auvergne[16].
C'est également le cas de « Champuljan », fief dépendant de cette même commanderie qui comprenait le château de Saint-Pulgent, le domaine voisin. C'est aussi celui d'un lieu-dit aujourd'hui disparu dit « Montdonduin » ou « Montdondon » qui devait se trouver au sud de la commune à proximité de Corent[17].
L'église de la Sauveté, une dépendance des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est détruite en 1420.
Quant au bourg de Saint-Martin, il ne comprenait au départ que le quartier de l'église. Des vestiges d'une palissade en bois et d'un fossé : fortifications construites pendant la guerre de Cent Ans y ont été mis à jour.
De la période révolutionnaire au XXe siècle
Deux prêtres réfractaires se cachaient à Saint-Martin[15] :
- L'un Joseph Durand dit "Curé Jacob", originaire de Saint-Martin, qui échappe aux autorités révolutionnaires. Il meurt en 1831.
- Le second, Antoine Janvier, natif de Noirétable et officiant à Saint-Rémy-sur-Durolles, est capturé au lieu-dit "La Forge" et guillotiné à Feurs.
De 1849 à 1850, la commune se dote des bâtiments communaux actuels : mairie, école et bureau de poste.
De 1853 à 1914, différentes routes sont construites pour relier Saint-Martin aux communes avoisinantes
Situation économique d'autrefois[15]
La dominante de cette vie économique était essentiellement l'agriculture.
L'existence de minerai de plomb argentifère donne lieu à une exploitation minière. Les premières mines sont exploitées sous Louis II de Bourbon. En 1745 elles connaissent une extension sous la conduite d'Étienne de Blumenstein. Elles sont fermées en 1854.
Politique et administration
Jumelages
Agbandè (Togo) depuis 1997.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].
En 2023, la commune comptait 889 habitants[Note 2], en évolution de −6,91 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- L'église Saint-Martin de Saint-Martin-la-Sauveté est construite au XIe siècle. Elle sera agrandie en 1643 puisque lors de la dernière épidémie de peste, les habitants font le vœu d'agrandir leur église si la peste les épargne. Cette église est démolie en 1879 et la première pierre de l'église actuelle est posée le . Sa construction de style néoroman est achevée en 1882, sauf pour la flèche qui sera terminée en 1883. Son intérieur avec ses pierres alternées claires et sombres rappelle la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay.
- La cloche « Anne Marie Sauveterre » de est classée monument historique.
- Le pont Morut du XIVe siècle sur l'ancienne route de Saint-Laval.
- La fontaine dite du père Janvier[Note 3] au village de La Forge.
- La Maison des traditions (musée local).
Personnalités liées à la commune
- François d'Aix de La Chaise dit Le Père Lachaise (1624-1709), prêtre jésuite et confesseur du roi Louis XIV, né au château d'Aix (à St-Martin ; cf. Château d'Aix). Il a donné son nom au célèbre cimetière parisien du Père-Lachaise.
- François de Blumenstein[23] (1678-1739), exploitant au nom du roi les mines de plomb argentifère.
- Vincent Durand (1831-1902), archéologue qui fut secrétaire de La Diana (Société historique et archéologique du Forez), y est né.
Notes et références
Notes et cartes
- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ En mémoire de l'abbé Janvier, prêtre réfractaire guillotiné à Feurs le .
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Martin-la-Sauveté et Saint-Just-en-Chevalet », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Just-en-Chevalet », sur la commune de Saint-Just-en-Chevalet - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Just-en-Chevalet », sur la commune de Saint-Just-en-Chevalet - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Martin-la-Sauveté ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Patricia Coiffet, Étude de patois de Saint-Martin-la-Sauveté (Loire) (Mémoire de Maîtrise de Lettres Modernes), Université Jean-Monnet de Saint-Etienne, 1990-1991, 137 p. (lire en ligne)
- ↑ Vincent Durand, « Excursion archéologique de la société de la DIANA à Saint-Germain-Laval, Notre-Dame de Laval, Grezolles, Aix et Saint-Marcel d'Urfé le 18 juillet 1894 (compte-rendu) », Bulletin de la Diana, no 3, , p. 392-393, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Durand 1898, p. 394.
- ↑ Saint-Martin-la-Sauveté sur le site de l'association des maires de France, consulté le 30 juin 2015.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « François Kayr de Blumenstein », sur roglo.eu (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie de Saint-Martin-la-Sauveté
- Saint-Martin-la-Sauveté sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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