Saint-Sauveur-la-Pommeraye
| Saint-Sauveur-la-Pommeraye | |
L'église Saint-Sauveur. | |
![]() Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Coutances (1800)
d'Avranches (2017) |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Granville, Terre et Mer |
| Maire Mandat |
Michel Destouches 2026-2032 |
| Code postal | 50510 |
| Code commune | 50549 |
| Démographie | |
| Gentilé | Pommérien |
| Population municipale |
397 hab. (2023 |
| Densité | 75 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 50′ 46″ nord, 1° 26′ 42″ ouest |
| Altitude | Min. 64 m Max. 131 m |
| Superficie | 5,27 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Granville (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bréhal |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
Saint-Sauveur-la-Pommeraye [seɪnt soʊˈvɜr lə ˈpɒməreɪ] est une commune française, située dans le sud du département de la Manche en région Normandie, peuplée de 397 habitants[Note 1].
Géographie
L'altitude moyenne de Saint-Sauveur-la-Pommeraye est de 100 m environ. Sa superficie est de 5,27 km2. Sa latitude est de 48.836 degrés nord et sa longitude de 1.417 degrés ouest. Les villes et villages proches de Saint-Sauveur-la-Pommeraye sont : Folligny à 1,24 km, La Meurdraquière à 1,77 km, Équilly à 2,04 km, Hocquigny à 2,34 km, Saint-Jean-des-Champs à 3,60 km.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau du Boscq, le cours d'eau 01 de la Bidellière[1], le cours d'eau 01 de la Fresnerie[2], le cours d'eau 02 de la Fresnerie[3], le ruisseau de Fouceuil[4] et le ruisseau du Moulin de Ouénard[5],[6],[Carte 1].
Le ruisseau du Boscq, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de La Meurdraquière et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Granville, après avoir traversé douze communes[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Normandie (Cotentin, Orne) » et « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée »[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 977 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 8 km à vol d'oiseau[14], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Sauveur-la-Pommeraye est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,3 %), terres arables (29,8 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Pomaria en 1162 (cartulaire de la Luzerne), Pomeria en 1210, Sancti Salvatoris de Pomeria en 1211[22], Saint Sauveur la Pommeraye en 1793[23].
L'hagiotoponyme Saint-Sauveur désigne le Christ ; Saint Sauveur est le nom mystique de Jésus-Christ[24].
Le toponyme est issu de l'oïl pomeroie (« pommeraie »), « verger de pommiers »[réf. nécessaire],[Note 5].
Le gentilé est Pommériens.
Histoire
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].
En 2023, la commune comptait 397 habitants[Note 6], en évolution de +5,59 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Deux commerces sont présents dans ce village :
- un bar, restaurant et tabac qui dispose d'une scène ouverte et qui accueille régulièrement des artistes pour des concerts ;
- un établissement de cinq chambres d'hôtes.
Héraldique
![]() |
Blason | Écartelé : aux 1 et 4 d'argent à la pomme de gueules, aux 2 et 3 d'or plain ; à la croix de gueules brochant sur la partition chargé d'un léopard d'or. |
|---|---|---|
| Détails | Le léopard d'or rappelle les armes de la Normandie. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Sauveur des XIIe, XVIIe – XVIIIe siècles. L'édifice abrite une chaire à prêcher du XVIIIe, un maître-autel, tombeau du XVIIIe, un retable et contre-retable en bois, des autels latéraux du XVIIIe, une Vierge à l'Enfant du XVIIe, une statue de saint Laurent du XIXe, un tableau Jésus sur la croix (1937) de Félix Rose (1867-1968)[26].
- Au XIIe siècle, Guillaume de Saint-Jean, seigneur de la Pommeraie, donna l'église à l'abbaye de La Lucerne. En 1221, Hugues de Morville la transmit à l'Hôtel-Dieu de Coutances[26].
- La dîme était partagée entre le prieur de l'Hôtel-Dieu, le curé du village, les abbayes du Mont-Saint-Michel et de La Lucerne[25].
- L'église dépend de la paroisse Sainte-Marie-de-la-Baie du doyenné du pays de Granville-Villedieu[31].
- Ancien presbytère aménagé en appartements.
- Ancienne école aménagée en appartements et en salle communale.
- Oratoire et petite chapelle Notre-Dame de Bonsecours à l'Aumondière du XIXe siècle. Au-dessus de la porte de la chapelle, peinture (1921) de Félix Rose.
- Grotte à la Vierge (1936) route du Tournebride.
- Croix XIXe siècle et if funéraire du cimetière.
- Croix de chemin (XVIIe et XIXe siècles) route de l'École et D 924.
-
Détail du retable de l'église Saint-Sauveur.
-
Chapelle et calvaire de l'Aumondière.
Activité et manifestations
- Fête patronale le troisième week-end de juin.
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 226.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 604.
Articles connexes
Liens externes
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (81 ED, 81_ED.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Saint-Sauveur-la-Pommeraye sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Daniel et Emmanuel Delattre y voient le nom d'une ancienne famille seigneuriale du nom de Pomeroys qui participa à la conquête de l'Angleterre et posséda plus de cinquante fief dans ce pays[25]. Gautier, serait du même avis[26].
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Saint-Sauveur-la-Pommeraye » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la Bidellière ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la Fresnerie ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 02 de la Fresnerie ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Fouceuil ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Moulin de Ouénard ».
- ↑ « Fiche communale de Saint-Sauveur-la-Pommeraye », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le ruisseau du Boscq ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Sauveur-la-Pommeraye et Longueville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Longueville », sur la commune de Longueville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Longueville », sur la commune de Longueville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Sauveur-la-Pommeraye ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Granville », sur Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, (lire en ligne), p. 1524.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 627.
- Delattre, 2002, p. 226.
- Gautier 2014, p. 604.
- ↑ « Saint-Sauveur-la-Pommeraye (50510) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
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