Saint-Vérand (Rhône)
| Saint-Vérand | |
La place des Platanes au centre du village. | |
![]() Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Rhône |
| Arrondissement | Villefranche-sur-Saône |
| Intercommunalité | Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées |
| Maire Mandat |
Gérard Chardon 2020-2026 |
| Code postal | 69620 |
| Code commune | 69239 |
| Démographie | |
| Gentilé | Véranais, Véranaises |
| Population municipale |
1 164 hab. (2023 |
| Densité | 66 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 55′ 11″ nord, 4° 31′ 41″ est |
| Altitude | Min. 258 m Max. 686 m |
| Superficie | 17,58 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Lyon (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton du Val d'Oingt |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | saint-verand.com |
Saint-Vérand est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Saint-Vérand est un village situé dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Le village de Saint-Vérand appartient à l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône et au canton de Le Bois-d'Oingt. Le code postal du village de Saint-Vérand est le 69620 et son code Insee est le 69239. Les habitants de Saint-Vérand se nomment les Véranais et les Véranaises[1].
Communes limitrophes
|
Dième | Ternand | Saint-Laurent-d'Oingt |
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| Saint-Clément-sur-Valsonne | N | Le Bois-d'Oingt | ||
| O Saint-Vérand E | ||||
| S | ||||
| Dareizé | Saint-Loup, Sarcey | Légny |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 813 mm, avec 9,7 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Breuil à 5 km à vol d'oiseau[8], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 749,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,3 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Vérand est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[13],[14].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (36,5 %), cultures permanentes (33,5 %), forêts (24,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Aucune trace d'occupation n'est attestée pendant la période romaine, tant au niveau archéologique que bibliographique[16].
A l'ouest et sur le territoire de cette commune dont ils dépendent, se trouvent deux châteaux, l'un connu sous le nom de la Garde, l'autre sous celui de la Flachère.
Le château de La Garde, avec sa structure fortifiée de la fin du Moyen Âge, il fut édifié par les premiers seigneurs de Saint-Vérand[17]. Il fut de 1193 à 1226 la propriété de l'archevêque de Lyon, Renaud du Forez[18].
Le château de la Flachère existe depuis le XIIIe siècle. Il était au XVIIIe siècle une construction rectangulaire flanquée de tours rondes à chaque angle[19].
Sous le Second Empire, la famille Chaponnay, propriétaire du château, fait appel à l'architecte Viollet-le-Duc pour remanier l'édifice selon le style néogothique. Les travaux s'étendent de 1863 à 1969. La bâtisse s'élève au milieu d'un parc de 200 hectares[20].

Héraldique
![]() |
Les armes de Saint-Vérand se blasonnent ainsi : D'azur aux trois tours d'or, ouvertes et ajourées du champ, maçonnées de sable, au chef aussi d'or chargé de trois grappes de raisin au naturel feuillées de sinople. |
Politique et administration

Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 1 164 habitants[Note 3], en évolution de −2,35 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Espaces verts et fleurissement
La commune obtient une fleur au concours des villes et villages fleuris en 2015[25].
Tourisme
La commune est traversée par le Sentier de grande randonnée de pays Tour du Beaujolais des Pierres dorées.
Lieux et monuments

-
Le château de La Flachère en 2008. -
Le château de la Flachère entre 1901 et 1902.
Personnalités liées à la commune
- Antoine Pierre Marie François Joseph de Lévis-Mirepoix, dit duc de Lévis-Mirepoix, né à Léran le et mort à Lavelanet le , romancier, académicien et essayiste français résida au château de la Flachère, propriété de la famille de sa femme.
- Francine Fromond, résistante communiste, arrêtée par la Milice le en compagnie de sa mère. Elle fut fusillée le , sa mère est morte en détention des suites des sévices subis en prison.
- Marc Lemonier, écrivain, a passé son enfance à Saint-Vérand.
Voir aussi
Bibliographie
- Emile Salomon, Les châteaux historiques du Lyonnais et du Beaujolais, t. IV, Marseille, Editions Lafitte,
Notes et références
Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ site=Carte de France|url=http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/69239_Saint-Verand.html
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Vérand et Le Breuil », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Breuil », sur la commune du Breuil - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Breuil », sur la commune du Breuil - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Vérand ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 511.
- ↑ Le Progrès - 31 juil. 2016|url=https://www.leprogres.fr/beaujolais/2016/07/31/la-garde-sur-les-traces-des-seigneurs-du-moyen-age
- ↑ Daniel Delattre, Le Rhône, les 293 communes, Delattre, , 287 p. (ISBN 978-2-915907-33-9), p. 230
- ↑ Salomon et 1979 p. 285.
- ↑ Samolon et 1979 p. 285.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Les villes et villages fleuris - Site officiel des Villes et Villages Fleuris, label de qualité de vie », sur cnvvf.fr (consulté le ).
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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