Sainte-Anne-sur-Brivet
| Sainte-Anne-sur-Brivet | |||||
![]() Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Loire-Atlantique | ||||
| Arrondissement | Saint-Nazaire | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Pont-Château - Saint-Gildas-des-Bois | ||||
| Maire Mandat |
Jacques Bourdin 2020-2026 |
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| Code postal | 44160 | ||||
| Code commune | 44152 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Brivetains | ||||
| Population municipale |
3 063 hab. (2023 |
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| Densité | 118 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 27′ 38″ nord, 2° 00′ 08″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 37 m |
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| Superficie | 26 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Sainte-Anne-sur-Brivet (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Pontchâteau | ||||
| Législatives | Septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel | ||||
Sainte-Anne-sur-Brivet est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Géographie
Situation

Sainte-Anne-sur-Brivet est située à 6 km à l'est de Pontchâteau.
Les communes limitrophes sont Guenrouet, Quilly, Campbon, Pontchâteau, et Drefféac.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Brivet, le Canal Joseph[1], le ruisseau des Trelland[2], le bignon[3], le Canal de la Fleur[4], le ruisseau du Guignaud[5] et divers autres petits cours d'eau[6],[Carte 1].
Le Brivet, d'une longueur de 34 km, prend sa source dans la commune de Drefféac et se jette dans l'embouchure de la Loire à Montoir-de-Bretagne[7].
Divers plans d'eau et marais composés d’étiers et de douves complètent le réseau hydrographique : le marais de Brivé, d'une superficie totale de 153,1 ha, le marais de la Rénais, de 29,9 ha, les Grands Marais, d'une superficie totale de 65 ha, le marais de Balasson, d'une superficie totale de 52,8 ha et le marais de la Tremblais (15,75 ha)[Carte 1],[8].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[12]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 770 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 5,8 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montoir-de-Bretagne à 18 km à vol d'oiseau[15], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 792,0 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Sainte-Anne-sur-Brivet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-Anne-sur-Brivet[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[19],[20]. La commune est en outre hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,1 %), zones agricoles hétérogènes (37,2 %), zones urbanisées (8,3 %), terres arables (3,3 %), forêts (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Sainte-Anne-sur-Brivet se nommait Sainte-Anne-de-Campbon.
C'est en 1980 (décret du ) que la commune prend son nom actuel de Sainte-Anne-sur-Brivet[24].
Sainte-Anne-sur-Brivet tire son nom de Sainte Anne (patronne de la Bretagne) et du cours d'eau qui traverse la commune, le Brivet[24].
La commune possède un nom en gallo : Sainte-Ane[25] et peut se pronconcer [sɛ̃tan] ou [sɛ̃tɑ̈n][26].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Santez-Anna-ar-Brived[27].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 28,8 % des toponymes de la commune sont bretons[28].
Histoire
Le , le sous-préfet de Savenay se voit remettre par 6 paroissiens de Sainte-Anne une pétition demandant la séparation du territoire de la paroisse de celui de la commune de Campbon. Parmi leur argumentation figure l’éloignement de la mairie lorsqu’il s’agit de remplir des formalités administratives. Le premier pas est franchi.
Au cours de l’année 1866, les deux parties s’accordent sur le choix des limites territoriales de 1842 et sur un partage des communaux à 1/3 pour Sainte-Anne et 2/3 pour Campbon. Mais, progressivement, chacun va en demander un peu plus : Jean Baptiste Bâtard, maire de Campbon, veut réduire la part de Sainte-Anne au quart. Finalement, le maire de Campbon cesse toutes négociations au début de 1867.
Il faut attendre le pour que le sous-préfet relance le projet.
En , la préfecture charge M. Oheix, conseiller général du canton de Savenay, de reprendre le projet et de le faire aboutir.
Le est signée une loi dont voici le premier article : « Le territoire composant actuellement la section de Sainte-Anne est distraite de la commune de Campbon, canton de Savenay, arrondissement de Saint-Nazaire, département de Loire-Inférieure et formera à l’avenir une commune distincte, dont le chef-lieu est fixé à Sainte-Anne et qui en prendra le nom. ». Dès le début de 1876, la nouvelle commune devient une réalité. Le , le préfet nomme François Glotin, maire, et François Tregret, adjoint.
Le , le conseil municipal demande déjà le changement de canton, « attendu que Sainte-Anne n’est qu’à 50 m environ de la gendarmerie et à 150 m de la justice de paix de Pont-Château et qu’il y a plus de 12 km pour se rendre à Savenay, ce qui est fort incommode ». Mais, il faudra attendre le pour que le Premier ministre décrète le changement de canton.
Héraldique
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Blasonnement : |
Politique et administration
Population et société
Démographie
Selon le classement établi par l'Insee, Sainte-Anne-sur-Brivet fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Saint-Nazaire et du bassin de vie de Pontchâteau. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[20]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 96 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 4 % dans des zones « très peu denses »[30].
Évolution démographique
La commune est créée en 1875, par démembrement partiel de Campbon.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].
En 2023, la commune comptait 3 063 habitants[Note 6], en évolution de +3,24 % par rapport à 2017 (Loire-Atlantique : +6,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,1 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 426 hommes pour 1 524 femmes, soit un taux de 51,66 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,42 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Lieux et monuments
- Chapelle Sainte-Anne, pillée pendant la Révolution française, elle a été reconstruite en 1923.
- Chapelle de Saint-Lomer des XVe – XVIe siècles
- Four de Hessin
- Four de la Turcaudais
Personnalités liées à la commune
- Le Frère Michel Fleury un des sept moines du monastère de Tibhirine en Algérie, enlevés lors de la guerre civile algérienne, et séquestrés pendant deux mois avant d'être retrouvés morts le .
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- La commune sur le site de la communauté de communes du Pays de Pont-Château - Saint-Gildas-des-Bois
- Sainte-Anne-sur-Brivet sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Réélu en 1995 et 2001.
- ↑ Réélu en 2014.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- « Réseau hydrographique de Sainte-Anne-sur-Brivet » sur Géoportail (consulté le 16 avril 2026).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ Sandre, « le Canal Joseph »
- ↑ Sandre, « le ruisseau des Trelland »
- ↑ Sandre, « le bignon »
- ↑ Sandre, « le Canal de la Fleur »
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Guignaud »
- ↑ « Fiche communale de Sainte-Anne-sur-Brivet », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le Brivet ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Sainte-Anne-sur-Brivet et Montoir-de-Bretagne », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Nazaire-Montoir », sur la commune de Montoir-de-Bretagne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Nazaire-Montoir », sur la commune de Montoir-de-Bretagne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Sainte-Anne-sur-Brivet », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Sainte-Anne-sur-Brivet ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Sainte-Anne-sur-Brivet ».
- ↑ « Liste des communes de Haute-Bretagne », Institut du Galo
- ↑ « ChubEndret », Chubri
- ↑ Office public de la langue bretonne, « Sainte-Anne-sur-Brivet », sur Kerofis.
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 399
- ↑ « Sainte-Anne-sur-Brivet. Jacques Bourdin élu maire à l’unanimité », Ouest-France, (lire en ligne).
- ↑ « La grille communale de densité », Insee (consulté le ), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Sainte-Anne-sur-Brivet (44152) », (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département de la Loire-Atlantique (44) », (consulté le ).
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