Salerano Canavese
| Salerano Canavese | |
| |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Saleran-en-Canavais |
| Nom piémontais | Saleiran |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10010 |
| Code ISTAT | 001233 |
| Code cadastral | H702 |
| Préfixe tél. | 0125 |
| Démographie | |
| Gentilé | saleranesi |
| Population | 471 hab.[1] (2026) |
| Densité | 224 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 28′ 00″ nord, 7° 51′ 00″ est |
| Altitude | Min. 247 m Max. 247 m |
| Superficie | 210 ha = 2,1 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
Salerano Canavese (en français Saleran-en-Canavais) est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin dans la région Piémont en Italie.
Géographie
Cartographie interactive (cliquer pour afficher)
Salerano Canavese se situe dans le bassin orographique de l’amphithéâtre morainique d'Ivrée, à droite de la Doire Baltée, qui descend de la Vallée d'Aoste vers la plaine piémontaise. Le territoire communal est marqué par une position stratégique entre montagne et plaine, typique du Canavais.
Histoire
Les origines de Salerano Canavese remontent à l’époque des Salasses, tribu celtique venue de Gaule ou de Ligurie, qui occupa le territoire du Canavais dès le Ve siècle av. J.-C.. Les Salasses, attirés par les gisements aurifères et la position stratégique du lieu, furent progressivement soumis par les Romains après une longue résistance. En 143 av. J.-C., les légions romaines, dirigées par Appius Claudius, remportèrent une victoire décisive, intégrant la région à l’Empire romain pour plus de cinq siècles.
Le nom de Salerana est mentionné pour la première fois en 999 dans un diplôme de l’empereur Otton III, puis en 1020, lorsque les fils d’Arduin d'Ivrée, premier roi d’Italie, y tinrent une assemblée. Jusqu’en 1173, le Chapitre d'Ivrée y possédait des terres et des droits.
Au XVIIe siècle, le duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier érigea Salerano en marquisat, uni aux territoires voisins de Banchette et Samone, en faveur de Francesco Damas, descendant d’une noble famille française. Après diverses vicissitudes, le fief revint en 1786 à la maison de Savoie, qui le céda à Alessandro Sclopis, héritier d’une ancienne famille de Giaveno. Son fils, Federigo Sclopis, fut un historien et homme politique de premier plan, occupant notamment les fonctions de maire de Turin, ministre de la Justice, président du Sénat et président de l’arbitrage entre l’Angleterre et les États-Unis. À sa mort, le fief revint définitivement aux Savoie.
Patrimoine

- Villa Sclopis : Construite à la fin du XVIIIe siècle par la famille Sclopis, cette villa se dresse sur une colline dominant le val Chauselle. Elle fut plus tard cédée à Adriano Olivetti, puis transformée en centre de formation et enfin en hospice pour malades en phase terminale.
- Torre Medievale : Tour médiévale à base carrée, déjà présente au XIVe siècle, utilisée comme poste défensif et plus tard comme lieu de réunion par le chanoine Moretta.
- Complesso di Sant’Urbano : Ensemble comprenant une chapelle, une tour circulaire du XIe siècle et un ermitage, anciennement lieu de défense et de culte, aujourd’hui partiellement restauré.
- Église paroissiale : Construite en 1944, dédiée à San Defendente, patron des charretiers, elle remplace une ancienne église dépendant de la paroisse de Banchette.
- Villa Pallavicino : Villa de style Second Empire, construite au début du XXe siècle, aujourd’hui propriété privée en attente de restauration.
Administration
Communes limitrophes
Ivrée, Fiorano Canavese, Banchette, Samone, Loranzè
Notes et références
- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
« Site officiel de la commune de Salerano Canavese » (consulté le )
« Salerano Canavese, un paese ricco di storia e cultura » (consulté le )
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