Samuel De Vriendt

Samuel De Vriendt
Naissance
Décès
(à 89 ans)
Sint-Antonius
Sépulture
Veurne Communal Cemetery (d)
Nationalité
Activité
Père
Vue de la sépulture.

Samuel De Vriendt (ou Sam De Vriendt), né à Schaerbeek (Bruxelles) le et mort à Sint-Antonius-Brecht (Zoersel) le , est un peintre et homme politique belge[1]. Il s'est spécialisé dans les tableaux à caractère historique (principalement issue de ses expériences sur le front lors de la Première Guerre mondiale) et religieux ainsi que les portraits d'enfant. Nationaliste flamand, il s'est impliqué dans le frontisme et le mouvement flamand dans l'entre-deux-guerres et la collaboration politique et culturelle avec l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Samuel De Vriendt, né à Schaerbeek (Bruxelles) le , est le second fils du politicien et peintre Julien De Vriendt (1842-1935). Son grand-père (Jan-Bernard de Vriendt 1809-1868) et son oncle (Albrecht de Vriendt) étaient également artistes-peintres. En 1919, il se marie avec Godelieve Therssen (1895-1968).

Il apprend très jeune à dessiner et à peindre dans l'atelier de son père. Il fait ses études à l'Institut Saint-Louis de Bruxelles et ensuite à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers où il entre en contact avec d'autres peintres et étudiants, notamment Isidore Opsomer et Joe English. De 1904 à 1905, il aide son père pour la réalisation des fresques murales historiques de l'Hôtel de ville de Bruges.

Durant la Première Guerre mondiale (de 1914 à 1918), il s'engage comme volontaire dans l'armée belge en 1914. Son œuvre est inspirée du quotidien des soldats dans les tranchées. Il réalise de nombreux dessins et croquis sur le front de l'Yser. Pendant le conflit, il s'implique également dans le frontisme (en néerlandais frontbeweging), mouvement de contestation flamand s'opposant à la gestion linguistique de l'armée belge plutôt tournée vers le français[2].

En 1919, il s'installe à Anvers à la Cogels-Osylei après s'être marié. Á partir de 1919, il donne des cours de dessin à la Sint-Lutgardisschool et au Sint-Henricusinstiuut d'Anvers. Il est également illustrateur de livres pour enfants. Il reçoit des commandes pour l'église Saint-Dominique d'Anvers, des fresques murales pour l'abbaye de Grimbergen et pour l'Hôtel de ville de Hasselt. Tout au long de sa carrière il utilise le même style de travail que son père, son grand-père, Jan-Bernard de Vriendt, et son oncle, Albrecht de Vriendt.

À Anvers, il fonde l'Association des Arts des et pour les anciens combattants. En il organise, avec Frans Daels, le premier pèlerinage de l'Yser, manifestation flamande de rejet de la guerre. Il reste président du Comité du Pèlerinage jusqu'à ce que Daels le remplace. Il reste néanmoins actif dans le mouvement flamand.

En 1927 il s’installe à Bruges et devient directeur de l'académie des Beaux Arts de cette ville. Ses peintures et fresques sont visibles à de nombreux endroits, par exemple le Chemin de Croix complet de l'église de l'ancien village de Spermalie à Sijsele près de Bruges. Elles sont principalement des représentations religieuses et bibliques. Mais il remporte plus de succès comme portraitiste. Il continue à peindre et à réaliser des croquis parmi lesquels :

  • Nuit de Noël à l'Yser (1930) ;
  • Nuit de Noël des morts ;
  • Nous prions pour la Flandre ;
  • Portrait de Joe English.

En 1940 il est nommé comme membre de la Commission royale des monuments et des sites[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'implique dans la collaboration et, en , prend part à un voyage d'artistes en Allemagne organisé par le parti collaborationniste flamand De Vlag. En , il est nommé échevin des beaux-arts puis bourgmestre ad interim de la ville de Bruges avec l'aval des autorités d'occupation allemandes. Il fait également partie de la commission des beaux-arts du parti collaborationniste flamand VNV[2].

Après la guerre, il comparaît devant les tribunaux pour faits de collaboration politique et culturelle avec l'occupant allemand et est condamné à deux ans de prison et une forte amende[2]. Á sa libération, il quitte Bruges pour s'installer dans la maison paternelle à Schaerbeek. Il réalise plusieurs dessins de coins pittoresques bruxellois et d'intérieurs d'églises.

Il rédige également plusieurs articles concernant la guerre de 1914-1918 pour la revue De Vlaamsche Oudstrijder.

Notes et références

  1. « Peinture de l'artiste belge Samuel De Vriendt », sur www.belgian-art-gallery.be (consulté le ).
  2. (nl) Nico Wauters, « De Vriendt, Sam », sur Encyclopedie van de Vlaamse beweging, (consulté le )
  3. Commission royale des monuments et des sites, Bulletin des commissions royales d'art et d'archéologie (lire en ligne)

Bibliographie

  • Samuel De Vriendt. Bij gelegenheid van zijn aanstelling tot schepen van Schoone Kunsten en Onderwijs der stad Brugge, Volk en Staat, .
  • P.J.A. Nuyens, Samuel De Vriendt overleden, Gazet van Antwerpen, .
  • G. Durnez, Sam De Vriendt vertolkte geest van IJzer-generatie, De Standaard, .
  • P.J.A. Nuyens, De Vriendt Samuel, NBW, VII, 1977.
  • Bruno de Wever, Greep naar de macht. Vlaams-nationalisme en Nieuwe Orde. Het VNV 1933-1945, 1994.
  • L. Vandeweyer, Joe English 1914-1918: kunstenaar tussen frontbeweging en activisme, 2008.

Liens externes

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