Sanctuaire de Pellevoisin

Sanctuaire de Pellevoisin
Image illustrative de l’article Sanctuaire de Pellevoisin
Maison du village appartenant aux La Rochefoucauld dans laquelle Estelle Faguette aurait été gratifiée des 15 apparitions mariales en 1876. Sa chambre sera transformée en chapelle juste après la dernière et la maison intégrée au couvent à la fin du siècle.
Présentation
Culte catholicisme
Type sanctuaire diocésain
Rattachement archidiocèse de Bourges
Site web pellevoisin.net
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Commune Pellevoisin
Coordonnées 46° 58′ 58″ nord, 1° 25′ 02″ est
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Sanctuaire de Pellevoisin
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Sanctuaire de Pellevoisin

Le sanctuaire de Pellevoisin[1] est un sanctuaire diocésain de l'Église catholique aménagé sur le site des apparitions mariales de Pellevoisin à Estelle Faguette en 1876 dans la commune de Pellevoisin, dans le département de l'Indre en France.

Dès après la « guérison miraculeuse de la voyante » et à la demande de Madame Marie-Luce, comtesse de La Rochefoucauld-Montbel, l'archevêque de Bourges, Mgr de La Tour d'Auvergne, autorise l'installation d'un « oratoire privé » dans la chambre de la voyante, le lieu des apparitions, en date du [2].

Suivra l'installation d'un couvent de sœurs contemplatives dominicaines en 1893[2]. D'abord confiné à la seule maison antérieure aux apparitions, la comtesse financera sur ses fonds propres la construction d'un édifice adjacent à cette maison.

Achevé en 1897, le rez-de-chaussée de la maison initiale devient une chapelle conventuelle, dans laquelle l'oratoire privé de 1876, la « chambre des apparitions », est devenu le chœur. La barrière de clôture, solennellement inaugurée le [2] finira par tomber en désuétude lorsque la « nef » de la chapelle sera ouverte aux croyants et aux pèlerins au tournant des années 2000.

Plusieurs enquêtes canoniques avaient été lancées, mais le processus n'en avait pas été menés à terme. Néanmoins, le lieu de culte avait continué à se développer, avec l'autorisation et le soutien des évêques successifs. La reconnaissance de la guérison miraculeuse d'Estelle Faguette en 1983 avait commencé a modifier la donne.

Un monastère de moniales dominicaines avait été installé sur le lieu afin d'assurer l'accompagnement des pèlerins qui se rendent sur place. Des pèlerinages sont régulièrement organisés depuis 1877, avec le soutien du diocèse.

Le sanctuaire est aujourd'hui un sanctuaire diocésain[3], l'archevêque de Bourges nommant le recteur. L'archevêque nomme un membre de droit du bureau de l'Association du sanctuaire. Un « grand pèlerinage » annuel s'y déroule chaque été sur le dernier Weekend d'août.

Pour accueillir des sessions, récollections ou retraites, mais aussi des groupes, le « centre Estelle Faguette » y a été inauguré à l'occasion du pèlerinage du . Il comprend trois niveaux : au niveau 1 de plain-pied avec le sanctuaire se trouve l'accueil et une salle de conférence, au niveau plus un, 12 chambres et au niveau moins un, mais de plain-pied avec le parc, le réfectoire et la cuisine. En vis-à-vis, une nouvelle « boutique du pèlerin » a également été construite, seule librairie religieuse du département de l'Indre.

La publication du Nihil obstat[4] par le pape François[5] le a mis fin à cette situation indéterminée des apparitions et du sanctuaire. La chapelle du a pu être entièrement rénovée sous le ministère de Mgr Jérôme Beau, particulièrement attentif au sanctuaire de 2018 à 2025. Elle a été dédicacée le par Mgr Sylvain Bataille, nouvel archevêque de Bourges. Elle permet de fêter le jubilé du cent cinquantenaire des apparitions dans un cadre rajeuni, qui conserve intacte la "chambre" d'Estelle Faguette, l'oratoire des origines.

Historique

Les apparitions

Les quinze apparitions mariales seraient survenues du au à Estelle Faguette, jeune femme de 33 ans, dans sa chambre, alors qu'elle était gravement malade. Après sa guérison en février, elle dit continuer de voir la Vierge Marie, à une dizaine de reprises. La Vierge lui aurait alors confié la mission de faire diffuser le scapulaire du Sacré-Cœur[6],[7].

Si l'évêque de son diocèse, et l’Église catholique regarde avec intérêt les messages et la dévotion au scapulaire du Sacré-Cœur a été encouragée par les papes, l’Église ne s'était pas prononcée formellement sur l'authenticité de ces apparitions jusqu'au Nihil obstat de 2024.

La dévotion à « Notre-Dame de Pellevoisin » est promue par le diocèse, des pèlerinages sont régulièrement organisés avec la présence de religieux et d'évêques. Le sanctuaire est un lieu de spiritualité mariale important dans le diocèse et toute la région, avec un rayonnement non négligeable au niveau national et même à l'étranger.

En 1983, l'évêque du lieu s'est prononcé formellement pour reconnaître comme « miraculeuse » la guérison de la voyante Estelle Faguette, en 1876.

Le , la Conférence des évêques de France a donné son accord pour l'ouverture du processus de béatification d'Estelle Faguette[8], dont on attend la confirmation par la Congrégation pour la Cause des Saints.

Le 22 aout 2024, le dicastère pour la doctrine de la foi a édicté un Nihil obstat, signé par le pape François et publié le 31 de ce mois. Le jubilé des apparitions sera fêté tout au long de l'année 2026, chaque "série" d'apparitions faisant l'objet d'un "Weekend spirituel"[9]

Construction du sanctuaire

L'entrée de la chapelle du sanctuaire.

En 1876, l'évêque Mgr de La Tour d’Auvergne autorise à ce que la chambre de la voyante soit transformée en une chapelle privée[6]. La comtesse Marie-Luce de La Rochefoucauld-Montbel fait alors transformer la chambre en oratoire privé, puis la maison qui lui appartient en couvent de dominicaines, qu'elle a grandement contribué à installer[10]. La chapelle en occupera très vite une partie du rez-de-chaussée[11].

Depuis la grille principale, les deux ailes historiques du sanctuaire, construites entre 1890 et 1897.

De 1893 à 1897, la comtesse et les dominicaines construisent un couvent attenant à la « maison des apparitions » pour animer le sanctuaire[12]. En 1998, Mgr Pierre Plateau confie le sanctuaire aux sœurs contemplatives de la Communauté Saint-Jean, les frères de cette communauté, déjà antérieurement présents sur Pellevoisin, sont alors chargés d'assurer le service liturgique à partir de 2004[13],[8].

Description

Le site officiel de ce lieu de dévotion utilise le terme de « sanctuaire » pour se décrire, bien que le seul lieu de culte soit la chapelle aménagée dans la chambre des apparitions, agrandie et modifiée en 2023/2025 par l'intégration de l'ancienne salle de prière des dominicaines contemplatives, qui est devenu le chœur de la chapelle conventuelle des sœurs dominicaines puis des sœurs de Saint-Jean qui leur ont succédé.

La basilique dessinée au moment de la construction du couvent à la fin du XIXe siècle n'a pas été construite faute de moyens. Le grand pèlerinage d'août se déroule sur "l'esplanade", vaste espace qui prolonge le parc du sanctuaire au Sud, et sur laquelle une vaste tribune couverte a été édifiée pour accueillir les célébrants.

Ce lieu de culte « privé » à l'origine n'a cessé d'évoluer depuis sa création. L'installation d'une communauté religieuse dès l'origine, la continuité de cette présence depuis bientôt 150 ans, les activités proposées par les Frères de Saint Jean, dont l'un est recteur du lieu, l'implication de l'archevêché de Bourges, font référence à ce lieu de culte sous le terme de « sanctuaire de Pellevoisin »[14] ; l'utilisation du terme « sanctuaire » dans sa dénomination est donc passé dans l'usage[15].

La chapelle dite des apparitions.
La chambre de la voyante aménagée en oratoire ; puis chœur de la chapelle conventuelle.

L'oratoire initial occupe la chambre dans laquelle Estelle Faguette, mourante, avait été installée dès  : c'est là qu'elle a été gratifiée des cinq premières apparitions de , au terme desquelles elle a été guérie. Ce premier lieu de prière, oratoire privé installé en [6] est devenue chœur de la chapelle dans ce qui deviendra le « sanctuaire de Pellevoisin », couvent, hôtellerie et parc à usage des pèlerinages.

Ce lieu est et reste en lien avec la « grotte de Lourdes » du château de Montbel, là où travaillait Estelle Faguette chez Les La Rochefoucauld-Montbel, et grotte où elle fit déposer sa « lettre à Marie », à l'origine desdites apparitions.

Le monastère des sœurs contemplatives de Saint Jean

Les religieuses de la Communauté Saint-Jean assurent une présence de prière dans le secteur du sanctuaire. Elles sont présentes depuis 1998, année où elles ont remplacé les sœurs dominicaines installées par la comtesse Marie-Luce de La Rochefoucauld-Montbel en 1893. Les pèlerins peuvent les rejoindre pour participer aux temps de prière. Les religieuses font également un travail d'artisanat, en plus de l’hôtellerie, afin de subvenir à leurs besoins[16].

Boutique et hôtellerie

Une hôtellerie assure l'accueil, l'hébergement et la restauration des pèlerins. Cet accueil se répartit entre différents sites dans le village : hôtellerie Saint-Dominique et centre Estelle Faguette « sur site » ; Maisons Notre-Dame en face et dernière maison d'Estelle dans le parc ; centre Saint-Jean-Paul II et Mère Térésa près de la gare. Une boutique est également présente sur le site.

L'église de Pellevoisin

L'église paroissiale du village de Pellevoisin, dédiée à saint Pierre et saint Paul, est le lieu où Estelle Faguette a fait placer un premier ex-voto remerciant pour sa guérison (un autre est situé dans le sanctuaire, au-dessus de l'emplacement de son lit d'agonie). Il est aussi un lieu de dévotion pour les pèlerins. Ce double lieu a été source de relations à la fois étroites et ambiguës, parfois difficiles, entretenues entre la comtesse et le curé Salmon, l'une tenant du développement du couvent, l'autre, de l'installation et du développement du pèlerinage dont il fut le premier initiateur au , au lendemain du centenaire des apparitions.

Rénovation et agrandissement de la chapelle des apparitions[17]

Le chœur de la chapelle rénovée : état au 31 août 2024.

En prévision du cent cinquantenaire des apparitions, l'opération "Cap 2026, rénovation de la chapelle et du sanctuaire" a été élaboré puis mis en chantier en 2023/2024. Ce "nouveau" lieu de culte a été dédicacé le , par Mgr Sylvain Bataille, nouvel archevêque de Bourges.

  • La chapelle des apparitions a été conservée en l'état. Elle devient chapelle latérale de cette nouvelle "église". A cette fin, deux arcades ont été crées pour ouvrir l'ancien oratoire et son petit hall initial sur la grande salle adjacente.
  • Cette grande salle, totalement réaménagée, modifiée, agrandie et embellie est l'espace cultuel principal. Les quatre poteaux de soutènement qui coupaient l'espace en deux parties, à l'emplacement d'un mur abattu au XIXème siècle, ont été supprimés : en lieu et place, un plafond flottant accroché aux murs soutient le premier étage du couvent. Un nouvel autel y est placé, orienté au Sud : installé dans une alcôve gagnée sur une des deux ailes du cloître intégrée à l'espace, sa large baie inonde le chœur et la chapelle de lumière, tandis que deux grandes baies ont été percées au Nord, sur la cour : l'ancien portail, jusqu'alors muré est ré-ouvert, un second, identique, nouvellement percé.
  • Ces deux dernières baies, côté cour, recevront des vitraux évoquant les apparitions.
La nouvelle chapelle est sise juste à côté de la chambre des apparitions de 1876. Elle occupe la totalité du rez-de-chaussée de la Maison historique dans laquelle elles ont eu lieu. Cet espace avait été aménagée dès la fin du XIXème en salle de prière pour les sœurs contemplatives dominicaines : située derrière la clôture, cette pièce n'a été rendue accessible aux pèlerins qu'avec leur départ, en 1998, et l'arrivée des sœurs de Saint-Jean.Son réaménagement qui vient d'être achevé s'inscrit dans le cadre de l'obtention du "Nihil obstat" de Rome le 22 juillet 2024 et en prévision du cent cinquantenaire des apparitions en 2026.

Le gros œuvre aurait dû être achevé pour le grand pèlerinage d'. Un changement d'entreprise concernant le nouveau plafond de la chapelle a entraîné un retard : le vitrail du nouveau chœur de la chapelle a été posé à l'été 2025 et la chambre des apparitions, réinstallée à l'automne 2025.

Notoriété

Le centre Estelle Faguette, depuis la « boutique du pèlerin ».

Un programme de session de formation annuel, des temps de rencontres et de retraites diverses et variées font de Pellevoisin un lieu vers lequel converge un public varié tout au long de l'année[18]. Le programme du centre Estelle Faguette comprenait à cette fin une salle de conférence.

On s'attache à mettre en lumière la voie par laquelle la Vierge Marie a conduit Estelle Faguette sur le chemin d'une vie selon l’Évangile à travers les aléas de la vie : « Confiance, Calme, Courage… Je suis toute miséricordieuse… Sois simple… Je serai invisiblement présente auprès de toi… »

Le récit des cinq premières apparitions, qui rapportent que « le démon a été mis en fuite par la Vierge »[19], est comme une actualisation de la révélation du combat spirituel dans le livre de l'Apocalypse au chapitre 12. Certains viennent demander des grâces de délivrances, de guérison ou de consolation sur le chemin parfois mouvementé de leur vie chrétienne.

Le sanctuaire organise chaque année un grand pèlerinage, fin août, avec l'archevêque de Bourges ou un évêque de France. Par exemple, c'était Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, qui présidait le pèlerinage en 2017[15].

Le , le sanctuaire a accueilli l'arrivée du pèlerinage de Notre-Dame de France, parti de Lourdes et de la Salette, sur le tracé du « grand M de Marie »[20],[21]. L'événement a rassemblé environ 3 000 pèlerins. Le lendemain l'évêque Mgr Jérôme Beau est venu célébrer la messe et couronner la statue de Notre-Dame de Pellevoisin[22],[23] et consacrer son diocèse aux deux Cœurs unis du Christ et de Marie.

Notes et références

Notes

Références

  1. Collectif, « Pellevoisin - Sanctuaire » Accès libre, sur https://www.pellevoisin.net/, inconnue (consulté le )
  2. Jean-Baptiste Edart & Emmanuel de Gabory, Pellevoisin : La miséricorde au féminin, Paris, CLD éditions, , 293 p. (ISBN 978-2-85443-578-8), p. 106-118.
  3. « Un sanctuaire diocésain », sur pellevoisin.net (consulté le ).
  4. diocèse de Bourges, « Nihil obstat à la dévotion mariale au Sanctuaire de Pellevoisin », sur https://www.diocese-bourges.org/, (consulté le )
  5. Vatican News, « "Notre-Dame de la Miséricorde de Pellevoisin: une dévotion qui fait du bien" » Accès libre, sur https://www.vaticannews.va/fr.html, (consulté le )
  6. René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire des “apparitions” de la Vierge Marie, Fayard, , 1426 p. (ISBN 978-2-213-67132-1), p. 713-714.
  7. Yves Chiron, Enquête sur les apparitions de la Vierge, Perrin, , 427 p. (ISBN 978-2-262-02832-9), p. 223-233.
  8. Communiqué de presse de l’assemblée plénière des évêques de France (9 juin 2020).
  9. Collectif du sanctuaire, « "Activités du sanctuaire" » Accès libre, sur https://www.pellevoisin.net/, (consulté le )
  10. Yves Chiron 2007, p. 236.
  11. Jean-Baptiste Edart et Emmanuel Gabory, Pellevoisin : La miséricorde au féminin, Paris, CLD éditions, 293 p. (ISBN 978-2-85443-578-8), p. 113-116.
  12. « À Pellevoisin la Vierge Marie apparaît 15 fois à une jeune femme », sur www.notrehistoireavecmarie.com (consulté le ).
  13. « Pellevoisin (36) : Notre-Dame de Miséricorde », sur www.mariedenazareth.com (consulté le ).
  14. « Sanctuaire Notre-Dame de Miséricorde à Pellevoisin », Diocèse de Bourge (consulté le ).
  15. « Un sanctuaire diocésain », sur Sanctuaire de Pellevoisin (consulté le ).
  16. « Les Sœurs contemplatives de la communauté Saint-Jean », sur Diocèse de Bourges (consulté le ).
  17. Sanctuaire Notre Dame de Pellevoisin, « CAP 2026 : rénovation de la chapelle et du sanctuaire » [https://www.pellevoisin.net/infos-pratiques/renovation-chapelle/%5D, sur https://www.pellevoisin.net/, courant 2023
  18. « site officiel du sanctuaire de Pellevoisin ».
  19. Yves Chiron 2007, p. 227.
  20. « Le grand « M » de Marie », sur L’Église catholique à Paris (consulté le ).
  21. « M comme Marie : un pèlerinage de 2 000 km à travers la France pour honorer la Vierge », Valeurs Actuelle,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Timothée Dhellemmes, « Après trois mois de pèlerinage, le M de Marie arrive à Pellevoisin », Alteia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « Les pèlerins en nombre pour Marie », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Gérard Getrey, Les apparitions mariales de Pellevoisin (1876) : Études épistémologique, historique et anthropologique, Paris, F-X de Guibert, coll. « Marie », , 375 p. (ISBN 978-2-86839-321-0).
  • René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire des “apparitions” de la Vierge Marie, Fayard, , 1426 p. (ISBN 978-2-213-67132-1), p. 713-715.
  • Yves Chiron, Enquête sur les apparitions de la Vierge, Perrin, , 427 p. (ISBN 978-2-262-02832-9), p. 223-236.
  • Joachim Bouflet et Philippe Boutry, Un signe dans le ciel : Les apparitions de la Vierge, Paris, Grasset, , 475 p. (ISBN 978-2-246-52051-1), p. 187-190.
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