Sandra Nyaira

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 46 ans) |
| Nationalité | |
| Activité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Distinction |
Sandra Nyaira, née le et morte le à 46 ans, est une journalisme d'enquête zimbabwéenne. C’est la première femme au Zimbabwe à avoir occupé un poste de direction dans une salle de rédaction, et ce dès l'âge de 26 ans. Elle a également reçu le prix du Courage dans le journalisme pour avoir dénoncé des scandales de corruption.
Biographie
Elle est née le à Glen Norah, dans la banlieue de Harare[1],[2]. Sandra était l'aînée des six enfants d'Enias et de feu Rose Nyaira[2]. Elle commence une formation de journaliste en 1993 à Harare Polytechnic et en sort dîplomée en 1995, à 21 ans[2],[3]. Ultérieurement, elle prolonge cette formation à l’université Harvard grâce à une bourse Shorenstein[4].
Travaillant comme stagiaire pour un organe de presse indépendant, de son pays, le Daily News, elle est arrêtée pour avoir publié un article dénonçant des fonctionnaires corrompus autour d’un projet d aéroport[5]. Disposant de preuve, elle est libérée. Elle devient rapidement la première femme au Zimbabwe à occuper un poste de direction dans une salle de rédaction à l'âge de 26 ans[2],[6], en tant que rédactrice politique pour le Daily News.
En , elle écrit à nouveau des articles accusant Robert Mugabe et le président du Parlement de l'époque, Emmerson Mnangagwa, de corruption, et elle est de nouveau accusée de diffamation criminelle cette année-là[7],[8] Ses investigations sont également publiées par différents médias anglo-saxons[2] dont le London Times, The Guardian. En 2002, elle est la première femme journaliste du Zimbabwe à recevoir le prix du courage dans le journalisme[2]. Elle étudie à la City University de Londres lorsqu’elle apprend que le gouvernement du Zimbabwe ferme le journal pour lequel elle travaille, le Daily News. Elle devient membre de l'équipe pour le Zimbabwe de la Voice of America à partir de 2003, date à laquelle elle a rejoint l'équipe en tant que pigiste depuis Londres[1]. À partir de 2015[1], elle travaille en communication au siège des Nations unies pour l'Afrique à Addis-Abeba, en Éthiopie[9].
Le , il est annoncé que Sandra Nyaira est morte des suites d'une maladie liée à la pandémie de Covid-19[10].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sandra Nyaira » (voir la liste des auteurs).
- (en) Marvellous Mhlanga-Nyahuye, « Zimbabwe Information Minister Says Late Former VOA Studio 7 Staffer Sandra Nyaira Played Key Role in Women Empowerment », sur Voice of America Zimbabwe,
- (en) Geoffrey Nyarota, « Sandra Nyaira was a larger than life scribe », sur The Standard,
- ↑ (en) « Sandra’s flame blown out like a candle in the wind », sur Sunday Mail (Zimbabwe)
- ↑ (en) Sharani Aarti, « Building, And Losing, A Career On Facebook », sur NPR,
- ↑ (en) « Zimbabwe's Exiled », sur Committee to Protect Journalists Press (consulté le )
- ↑ (en) Dominic Mhiripiri, « Kubatana - Archive - Zimbabwean journalist Sandra Nyaira: Bravery, talent and success », sur archive.kubaet, (consulté le )
- ↑ (en) « Sandra Nyaira », sur www.iwmf.org
- ↑ (en) Sandra Nyaira, « Chill Wind in Zimbabwe », British Journalism Review, vol. 14, no 4, , p. 39–44 (DOI 10.1177/0956474803144007, S2CID 14481801, lire en ligne)
- ↑ (en) « Staff certified as ECA Spokespersons and Opinion Leaders », sur Uneca
- ↑ (en) « Just in: Veteran journalist Nyaira dies », sur Herald (Zimbabwe)
- Portail du Zimbabwe
- Portail de la presse écrite
- Portail des femmes et du féminisme