Santa Margherita di Belice
| Santa Margherita di Belice | |
Palais Filangeri-Cutò, résidence estivale de la famille Filangeri (princes de Cutò). | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom sicilien | Santa Margarita |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Gaspare Viola |
| Code postal | 92018 |
| Code ISTAT | 084038 |
| Code cadastral | I224 |
| Préfixe tél. | 0925 |
| Démographie | |
| Gentilé | margheritesi |
| Population | 5 981 hab.[1] (2026) |
| Densité | 89 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 37° 41′ 34″ nord, 13° 01′ 16″ est |
| Altitude | 400 m |
| Superficie | 6 730 ha = 67,3 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Santa Rosalia di Palermo |
| Fête patronale | 4 septembre |
| Localisation | |
Localisation dans la province d'Agrigente. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
Santa Margherita di Belice (en sicilien : Santa Margarita) est une commune italienne d'environ 5 000 habitants[3] située dans le libre consortium municipal d'Agrigente, en Sicile.
Géographie
Cartographie interactive (cliquer pour afficher)
Perchée à 400 mètres d'altitude dans le sud-ouest de la Sicile, la commune de Santa Margherita di Belice prend place au carrefour des provinces de Trapani, Palerme et Agrigente, précisément à équidistance entre ces deux dernières, distantes d'environ 60 km chacune vers le nord-est et le sud-est respectivement. Elle occupe la vallée du Belice et de ses affluents, le Senore et le Carboj.
Histoire
Sur l'ensemble du territoire communal de Santa Margherita, des traces de peuplements sicane, grec et romain ont été mis au jour, tandis que le site du village en lui-même, perché dans la montagne, semble inhabité avant l'installation de populations berbères qui s'y font édifier une place forte sous la domination arabe. Ce centre urbain prend le nom de Manz-il-Sindi d'après celui d'un chef local, Muhammed ibn-as Sindi.
À l'arrivée des Normands, le casale de Manz-il-Sindi est renommé Misilindino jusqu'à son intégration au domaine féodal d'un noble espagnol, le baron Antonio de Corbera, à qui l'on attribue la paternité de la ville moderne en 1572. Ce n'est pourtant qu'en 1610 que le roi Philippe III, consentant à lever la licentia populandi, autorise le baron Girolamo Corbera, neveu d'Antonio, à repeupler le village, dédié à sainte Marguerite, avec un ambitieux programme architectural dont le témoignage le plus splendide est le palais Filangeri-Cutò, dont le chantier débute vers 1680. Les princes Filangeri, qui succèdent aux Corbera, donnent un nouvel élan au développement de la bourgade en poursuivant la politique de repeuplement des terres par l'accueil d'habitants des communes avoisinantes. En guise de preuve de la puissance de la branche des Filangeri de Santa Margherita, deux de ses plus illustres représentants ont accédé au titre de vice-roi de Sicile : Alessandro et Nicolò. En 1812, pendant près de trois mois, ce dernier accueille dans son fastueux palais le roi Ferdinand, la reine Marie-Caroline (la donna fugata) et le prince Léopold de Bourbon, en exil.
Dans la nuit du , un violent séisme dévaste complètement Santa Margherita et toutes les villes environnantes de la vallée du Belice. Décision est prise de construire la ville nouvelle sur un autre site, tandis que les ruines de la vieille ville abandonnée se tiennent encore autour du palais Filangeri-Cutò, immortalisé par Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans son roman Le Guépard sous le nom de Donnafugata.
Économie
Avec les communes voisines de Menfi, Sambuca di Sicilia et Sciacca, Santa Margherita forme une microrégion viticole articulée autour des berges du lac Arancio. Depuis 1994, tous les vignobles produits dans la commune bénéficient d'une appellation d'origine contrôlée (DOC) afin de garantir la qualité et l'authenticité du cépage Santa Margherita di Belice, rare et exclusif.
Monuments et patrimoine
- Le palais Filangeri-Cutò (37° 41′ 31″ N, 13° 01′ 27″ E) a inspiré à Giuseppe Tomasi di Lampedusa le palais de Donnafugata dans Le Guépard. Il a appartenu à la famille Filangieri, ascendance maternelle de l'écrivain. Ce nom de Donnafugata (« dame enfuie » en italien) désigne une autre demeure en Sicile mais Tomasi l'a choisi pour désigner ce lieu en mémoire de la « dame enfuie » qui y résida quelques mois au cours de l'année 1812 : la reine Marie-Caroline des Deux-Siciles.
Dans la nuit du , un tremblement de terre détruisit presque entièrement le palais, qui fut en partie reconstruit depuis cette date. Il abrite désormais la mairie, le théâtre municipal et le musée du Guépard. On y trouve notamment des copies du manuscrit du roman, données par Gioacchino Lanza Tomasi, le fils adoptif de l'écrivain, ainsi que des documents d'époque sur le livre et le film.
Le musée de la Mémoire, implanté dans les vestiges de l'ancienne église-mère, présente une collection de photographies des anciens villages de la vallée du Belice avant leur destruction par le tremblement de terre de 1968.
- L'église paroissiale, restaurée au xviiie siècle, se dresse sur la place centrale du village ;
- Villa del Gattopardo, de la fin du xviie siècle, décrite par Tomasi di Lampedusa dans son roman I ricordi d'infanzia.
Administration
Communes limitrophes
Contessa Entellina (PA), Menfi, Montevago, Salaparuta (TP), Sambuca di Sicilia
Notes et références
- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
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