Santiago Montero Díaz

| Professeur titulaire (en) Université complutense de Madrid | |
|---|---|
| Professeur adjoint Université de Saint-Jacques-de-Compostelle |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans) Madrid |
| Nom de naissance |
Santiago Montero Díaz |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Carmen Herrero Albiñana (d) |
| Enfant |
Santiago Montero Herrero (d) |
| A travaillé pour |
Université de Madrid (en) (- Université de Murcie (- Université de Saint-Jacques-de-Compostelle Université de Concepción |
|---|---|
| Partis politiques |
Parti communiste d'Espagne (à partir de ) Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista ( - Phalange espagnole (en) (à partir de ) |
| Membre de |
Académie royale galicienne Corps universitaire des archivistes, bibliothécaires et archéologues (d) |
Santiago Montero Díaz, né le à Mugardos et mort le à Madrid, est un historien et professeur d'université espagnol.
Biographie
Vie professionnelle
Après avoir passé quelques années de sa jeunesse à Cuba, Santiago Montero Díaz retourne avec sa famille en Espagne et étudie la philosophie et les lettres à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle se spécialisant en Histoire en 1929 et travaillant comme professeur adjoint dans la même université.
Il s'installe à l'université de Madrid pour y préparer un doctorat puis entre au Cuerpo Facultativo de Archiveros, Bibliotecarios y Arqueólogos (es) en 1931. Il obtient son doctorat en 1934. Pendant les années de la Seconde République espagnole, il fréquente l'Athénée de Madrid où il est vice-président de la section d'Histoire et publie des études sur Benito Jerónimo Feijoo et Juan Huarte de San Juan.
En 1936, il obtient la chaire d'histoire médiévale à l'université de Murcie. À la fin de la guerre d'Espagne, il doit se soumettre à une purge administrative au sein de son université, qu'il réussit sans incident. Il est ensuite choisi pour prononcer le discours d'ouverture de l'année universitaire 1939-1940 à l'université de Murcie, où il est nommé doyen de la faculté de philosophie et de lettres.
Après la guerre, il a sa mutation à la chaire d'histoire de la philosophie antique de l'université centrale de Madrid en 1941 et se consacre à la compilation et à l'étude des œuvres de Ramiro Ledesma Ramos, mort en 1936, dans l'ouvrage La evolución intelectual de Ramiro Ledesma[note 1] en 1941. De plus en plus éloigné du régime franquiste en raison de sa tiédeur face à l'Italie fasciste et à l'Allemagne nazie. Il est assigné à résidence à Almagro sur ordre du gouvernement en 1943 jusqu'à la fin de la guerre. Même en 1945, il défend son adhésion au nazisme ; après le suicide d'Hitler, il écrit un panégyrique dédié au dirigeant nazi[1].
Pendant la dernière phase du régime franquiste, il soutient les manifestations étudiantes de 1965, ce qui lui vaut une suspension de deux ans de son poste de professeur. Antonio Tovar, José María Valverde (es) et Mariano Aguilar Navarro sont eux aussi suspendus pour la même durée ; José Luis López Aranguren (es), Enrique Tierno Galván et Agustín García Calvo sont quant à eux suspendus à vie. Santiago Montero Díaz s’exile alors au Chili, où il enseigne à l’université de Concepción et s’engage au sein du mouvement de gauche MIR. Il prend sa retraite en 1981, après avoir été réintégré dans ses fonctions de professeur à l'université complutense de Madrid.
Il est membre de l'Academia de Bellas Artes de Murcia et fondateur de la revue Gerión. Il est collaborateur de la section médiévale de l' Instituto Jerónimo Zurita du CSIC[2].
Vie politique
En 1931, Santiago Montero Díaz adhère au Parti communiste espagnol. Dans une perspective antifasciste, il participe à un débat intellectuel avec Ramiro Ledesma Ramos, fondateur de la JONS, dans son ouvrage La Conquista del Estado[note 2]. Après un séjour en Allemagne, grâce à une bourse à l'université Humboldt de Berlin où il étudie avec les professeurs Erich Caspar (de) et Ernst Gamillscheg (de) en 1933 au moment l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir, il réoriente sa réflexion vers le syndicalisme national et reprend ses relations avec Ramiro Ledesma Ramos et la JONS, dont il devient membre. Bien qu'initialement opposé à l'unification avec la Phalange espagnole, il change d'avis après avoir rencontré José Antonio Primo de Rivera et rejoint la Phalange espagnole de la JONS, nouvellement fondée, en 1935.
Au début de la guerre d'Espagne en 1936, il se réfugie à l'ambassade du Chili jusqu'en 1937. Il rejoint ensuite la zone nationaliste et s'engage dans une unité de la Phalange aragonaise. Il participe à la bataille de l'Èbre et aux opérations militaires qui coupent en deux la zone républicaine. Il apporte également un soutien intellectuel au camp nationaliste : La política social en la zona marxista[note 3] parue à Bilbao en 1938 ou La revolución nacional-sindicalista y los trabajadores[note 4] publiée à Saragosse en 1939. Il mène des actions de propagande en Catalogne.
Principales publications
- (es) La política social en la zona marxista, Bilbao, .
- (es) La revolución nacional-sindicalista y los trabajadores, Saragosse, .
- (es) La evolución intelectual de Ramiro Ledesma, .
- (es) Historia universal antigua y media. Conceptos destacados, .
- (es) Mussolini, 1919-1944, .
- (es) Alejandro Magno, .
- (es) De Caliclés a Trajano, .
- (es) Las ideas político-sociales de Guillermo de Ockam, .
- (es) Cervantes, compañero eterno, .
Vie privée
Son fils Santiago Montero Herrero (1954-2023) est également un historien spécialisé dans l'histoire ancienne et l'histoire des religions et professeur à l'université complutense de Madrid.
Notes et références
Notes
Références
- ↑ Núñez Seixas 2015, p. 38-39.
- ↑ (es) « ONESIMO_DIAZ », sur secc.es (consulté le ).
Annexes
Bibliographie
- (es) Gonzalo Vicente Pasamar Alzuria (es) et I. Peiró Martín, Diccionario Akal de historiadores españoles contemporáneos (1840-1980), Madrid, Akal, (lire en ligne), p. 422-424.
Sur Santiago Montero Díaz
- (es) Eduardo Acerete de la Corte, « La historia, disciplina imperial: la teoría de la historia de Santiago Montero Díaz », dans Xavier María Ramos Díez-Astrain, Itziar Reguero Sanz, Marta Requejo Fraile, Sofía Rodríguez Serrador, Lucía Salvador Esteban et Jara Cuadrado, Las huellas del franquismo: pasado y presente, (ISBN 978-84-9045-804-4), p. 1119-1140.
- (gl) Xesús Alonso Montero (es), « Escritos marxistas de Santiago Montero Díaz (1930-1933): noticia e antoloxía », dans Juan Carlos Couceiro-Bueno, Pensar en tiempos de oscuridad: homenaje al profesor Sergio Vences, (ISBN 84-9749-209-9), p. 211-226.
- (es) Xesús Alonso Montero (es), « Santiago Montero Díaz (Ferrol, 1911 – Madrid, 1985). Retrato intelectual, notas biográficas y unas breves incursiones en su condición ética y en su espléndida etapa marxista », FerrolAnálisis: revista de pensamiento y cultura, no 26, , p. 141-153 (ISSN 1576-4540).
- (es) José María Blázquez Martínez et Jorge Martínez-Pinna, Introducción al libro-homenaje a Santiago Montero Díaz (lire en ligne).
- (es) Xosé María Dobarro Paz (es), « Noticias de Santiago Montero Díaz cando novo », dans Armando Requeixo Cuba (gl), Sobre letras e signos: estudos en homenaxe a Anxo Tarrío Varela, (ISBN 978-84-453-5251-9), p. 311-322.
- (es) Pedro María Egea Bruno (es), Santiago Montero Díaz (1911-1985), Universidad de Murcia, Servicio de Publicaciones, coll. « Editum », (ISBN 9788410172456).
- (es) Antonio Fontán, « Santiago Montero Díaz, historiador y maestro », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- (es) José Manuel Castañón, « Mi amistad con Santiago Montero Díaz », FerrolAnálisis: revista de pensamiento y cultura, no 13, , p. 34-39 (ISSN 1576-4540).
- (es) Xosé Manoel Núñez Seixas, « Santiago Montero Díaz: As derivas dun fascista heterodoxo », Grial, t. 49, no 189, , p. 56-69 (ISSN 0017-4181, JSTOR 41445508).
- (es) Xosé Manoel Núñez Seixas, « Santiago Montero Díaz: As derivas dun fascista heterodoxo II », Grial, t. 49, no 190, , p. 64-77 (ISSN 0017-4181, JSTOR 41445555).
- (it) Xosé Manoel Núñez Seixas, « Una revoluzione in cerca di una nazione: el fascismo sui generis dei Santiago Montero Díaz », Spagna contemporanea, no 48, , p. 81-104 (ISSN 1121-7480).
- (es) Jorge Martínez-Pinna Nieto, « Santiago Montero Díaz: una aproximación historiográfica », dans Víctor Alonso Troncoso, Ferrolterra galaico-romana, (ISBN 84-88991-12-6), p. 221-230.
- (gl) José Álvaro Porto Dapena (gl), « A vea humorística de Santiago Montero Díaz », FerrolAnálisis: revista de pensamiento y cultura, no 26, , p. 154-163 (ISSN 1576-4540).
Sur ses liens avec le fascisme
- (es) Xosé Manoel Núñez Seixas, « Falangismo, nacionalsocialismo y el mito de Hitler en España (1931-1945) », Revista de estudios políticos, no 169, , p. 13-43 (ISSN 0048-7694).
- Rubén Pallol Trigueros et Eva Touboul Tardieu, « Le renouvellement du corps des professeurs d'histoire pendant le premier franquisme », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 127, , p. 101-115 (ISSN 0294-1759, JSTOR 24674015).
Articles connexes
Liens externes
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