Sarah Danciger

Sarah Danciger
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Sarah Danciger[1], née le à Varsovie en Pologne[2], membre des FTP-MOI et déportée à Auschwitz Birkenau le . Elle est arrêtée le par la Brigade Spéciale N° 2 des Renseignements Généraux au 35 rue des Archives, à Paris, dans le 4e arrondissement (que Sarah louait sous un faux nom), en compagnie de Wolf Wajsbrot et Sara Gerber[2].

Lors de son arrestation, Sarah Danciger, alias « Marie-Louise » (Victor Zigelman dans son témoignage de 1997 l'appelle sous ce pseudo FTP-MOI[3]) est en possession d'une fausse carte d'identité au nom de « Suzanne Leblanc »[2]. Sur place, les policiers de la Brigade Spéciale N°2 trouvent deux pistolets automatiques appartenant à Wolf Wajsbrot et des documents liés au FTP-MOI, notamment des tracts.

Sarah Danciger est interrogée dans les locaux de la Brigade Spéciale à la préfecture de police de Paris et accusée d' « activité communo-terroriste ». Elle est incarcérée à Fresnes avant d'être internée à Drancy le (matricule 11824)[4]. Elle est déportée à Auschwitz le (convoi no 67)[5], avec Sara Gerber (matricule 11318)[6].

Ni Sarah Danciger, ni Sara Gerber ne reviendront d'Auschwitz.

Rôle au FTP-MOI

Jeune étudiante[7] (elle a 17 ans en 1943), Sarah Danciger est engagée dans la Main-d’œuvre Immigrée (MOI) et rattachée aux FTP-MOI[8].

Elle est officiellement domiciliée 33 rue des Jardins-Saint-Paul à Paris IVe arrondissement[9]. C'est l'adresse qu'elle donne à Drancy lorsqu'elle y est internée le [10].

Son rôle était notamment de fournir de la logistique et des planques aux membres actifs des FTP-MOI[11], comme ce fut le cas avec le 35 rue des Archives où Wolf Wajsbrot se cachait. Cette chambre de bonne est louée par Sarah Danciger sous un faux nom (Suzanne Leblanc).

Sarah Danciger avait pour alias au sein des FTP-MOI «Marie-Louise», mais Wolf Wajsbrot dans sa dernière lettre du [12] l'appelle "Suzy", probablement comme diminutif de "Suzanne" (Leblanc).

Arrestation et déportation

Sarah Danciger est arrêtée[13] lors d’une vague d’arrestations de membres des FTP-MOI entre le 13 et le par la Brigade spéciale No 2 des renseignements généraux dont le but était de démanteler l'ensemble du réseau des FTP-MOI[14]parisiens. 67 personnes seront arrêtées au cours de cette opération de la BS2, entre le 13 et le .

Sarah Danciger est tout d'abord incarcérée à la prison de Fresnes, puis internée au camp de Drancy[7] début 1944 sous le matricule 11824. Elle sera ensuite inscrite sur la liste de déportation pour Auschwitz-Birkenau.

Les archives de Sarah Danciger du camp de Drancy (carnet de fouille) précise qu'elle a laissé en dépôt à son arrivée au camp, le  : La somme de 1 030 (anciens) francs et une montre dame bracelet en métal jaune[15].

Sarah Danciger fait partie du convoi no 67[16] parti de Drancy à destination d’Auschwitz-Birkenau le [17].

Dans ce même convoi 67, on trouve la mère de Marcel Rajman : Chana Rajman, elle aussi arrêtée le et qui elle non plus ne reviendra pas d'Auschwitz. A partir d'une liste non alphabétique de déportés de ce convoi émanant du camp de Drancy, on peut supposer que Sarah Danciger, Sara Gerber et Chana Rajman était ensemble dans le même wagon[18].

Hommages

Le nom de Sarah Danciger figure aujourd'hui sur le Mémorial de la Shoah, à Paris[9]. Emplacement sur le Mur des Noms : Dalle No 9; Colonne 3; Rangée 3[19].

Références

  1. Selon Klarsfeld, 2012, le nom s'écrit Dancyger.
  2. Daniel Grason, « DANCIGER Sarah », dans Le Maitron, (lire en ligne) (consulté le ).
  3. Témoignage de Victor Zigelman, résistant juif (1997), (lire en ligne).
  4. ushmm.org, « Sans titre »
  5. Convoi 67 de Drancy, Camp, France à Auschwitz Birkenau, Camp d'extermination, Pologne le 03/02/1944, sur yadvashem.org. Consulté le 19 novembre 2025.
  6. « - Mémorial de la Shoah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le )
  7. « DANCIGER_Sarah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le ).
  8. AJFP, « Menika, Olga, Ida et les autres… des étrangères dans la Résistance. ».
  9. « - Mémorial de la Shoah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le ).
  10. « DANCIGER_Sarah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le )
  11. Annette Wieviorka, Anatomie de l'Affiche rouge, Seuil, , 60 p..
  12. Collectif, « Wolf Wajsbrot, « Mort pour la France », le 21 février 1944 ».
  13. Klarsfeld, 2012, mentionne la dernière adresse du 5 rue du 14 juillet à Bergerac, (Dordogne) qui est aussi celle de Judlieb Dancyger, né le 16 septembre 1906 à Lutomirsk (Lutomiersk (Pabianice), en Pologne, déporté par le même convoi No. 67.
  14. Stéphane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le Sang de l'étranger: Les immigrés de la M.O.I. dans la Résistance, Fayard, , 480 p..
  15. « DANCIGER_Sarah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le ).
  16. (en) « Convoi 67 de Drancy,Camp,France à Auschwitz Birkenau,Camp d'extermination,Pologne le 03/02/1944 », sur @yadvashem (consulté le )
  17. Sarah Danciger, sur yadvashem.org (consulté le 19 novembre 2025.
  18. (en) « Holocaust Survivors and Victims Database -- SARAH DANCIGER » [archive du ], sur www.ushmm.org (consulté le )
  19. « DANCIGER_Sarah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le ).

Bibliographie

Liens externes

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