Sarah McCoy (musicienne)

Sarah McCoy
Surnom Diva
Nom de naissance Sarah McCoy
Naissance
Pine Plains - Dutchess County, New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Américaine
Activité principale Musicienne, Pianiste, Autrice-compositrice-interprète, Chanteuse
Genre musical Jazz, blues, soul, pop, rock, folk
Instruments Voix, piano, guitare folk
Années actives Depuis 2007
Labels Universal Music Group
Universal Music Jazz Germany
Deutsche Grammophon
Blue Note Records
Influences Nina Simone, Fiona Apple, Janis Joplin, Billie Holiday, Big Mama Thornton, Bessie Smith, Aretha Franklin
Site officiel sarahmccoymusic.com
Sarah McCoy, couverture de son album High Priestess par Anka

Sarah McCoy est une musicienne américaine (pianiste, autrice-compositrice-interprète et chanteuse) de blues, jazz et soul, née en à Pine Plains, dans le Comté de Dutchess de l’état de New York. Formée par les musiques de la Nouvelle-Orléans en Louisiane, elle s’installe à Paris en , où elle entame sa carrière musicale professionnelle.

Elle sort son premier album, Blood Siren, le sous le label Blue Note Records/Universal Music, avec, à la réalisation, Chilly Gonzales et Renaud Letang.

Biographie

Enfance, et jeunesse

Sarah McCoy[1], fille cadette d'un policier retraité et d'une ancienne nonne devenue institutrice, est née à Pine Plains, dans l’État de New York[2],[3]. Dans les années 1990, la famille McCoy déménage à Charleston - (Caroline du Sud)[4].
À 15 ans, elle perd son père d'un cancer, puis sa grand-mère[5]. Elle devient une adolescente tourmentée, introvertie, vêtue de noir[6]. Sa relation avec sa mère est compliquée, voire violente[5].

Le piano devient son moyen d'expression. Elle prend des leçons auprès d’une femme d’église, étudie le piano classique et entre dans une école d’arts. Elle écrit ses premiers textes[5].

À 20 ans, elle se sépare de son petit ami et quitte Charleston[6]. Elle prend la route avec sa guitare et son chien ; en un peu plus de deux ans, elle traversera 44 des 50 États américains[3]. À San Diego en Californie[1], elle apprend la guitare avec un SDF[7]. Elle devient musicienne de rue et fait de « petits boulots »[3].

Le déclic

Pendant cette période de couchsurfing et de squat, à Monterey (Californie)[1],[6], elle est initiée au blues par des hippies. Elle y reste 4 ans, fait la manche, joue dans la rue, joue du piano dans un bar « contre des quésadillas », enchaîne les petits boulots, vit dans des camionnettes, des squats. Elle qualifiera cette période comme celle de ses « mésaventures psychédéliques »[3],[4] ; elle compose et écrit[5].

À Monterey - Californie, en 2011, elle fait la rencontre du guitariste Salvatore Geloso[1], qui lui dit de venir à La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

La Nouvelle-Orléans

En , elle arrive à La Nouvelle-Orléans - Louisiane)[8], pour retrouver Sal (Salvatore Geloso)[1], au volant d'un van (sa maison), avec sa meilleure amie Alyssa Potter (musicienne de glockenspiel)[9], et leurs chiens[6]. Elle découvre la soul de Sophia Lee, forge son blues-punk, fait la manche sur les trottoirs de la Frenchmen Street[5],[7], est cuisinière dans un restaurant,

Elle est engagée pour un gig régulier («travail », en argot anglais, au sens de « concert ») au cabaret The Spotted Cat [5],[10], : jouer de la musique à l'heure du cocktail deux jours par semaine[11].

Elle forme un groupe pour l’accompagner, les Oopsie Daisies[10],[11],[3] ; ses membres seront changeant, le bassiste Alvin (Dizzy) Rucker, Alyssa Potter jau Glockenspiel, et Sal (Salvatore Geloso)[10] à la guitare ; Sarah chante en s’accompagnant au piano[9],[12],[13].

En , le réalisateur cinéaste-ethnologue français Bruno Moynié[14] l'entend[9],[5] et lui propose d'intégrer sa musique à son documentaire (Le Sens de sa place)[15] ; d’un commun accord, il devient son manager. Il lui fait obtenir une invitation au festival des Nuits de l’alligator, en France[9].

En , Off Beat, le magazine de musique de la Nouvelle-Orléans, remet son prix annuel Best of the Beat ; Sarah est nommée meilleure artiste émergente[16]. Elle prend l’avion pour une tournée en France, dont le festival des Nuits de l’alligator [6],[5].

L’un des programmateurs, Stéphane Deschamps[17] (journaliste aux Inrocks)[6] lui renouvelle l’invitation pour les prochaines dates[18]. Lors de sa tournée en France, elle rencontre le groupe The Limiñanas, de Perpignan, et enregistre avec lui son premier single : Beautiful stranger, sorti en [19].

Pendant trois ans, elle enchaîne les allers et retours entre la Nouvelle-Orléans et la France pour des concerts : festival des Nuits de l’Alligator[9], festival Blues en Seine[5]etc.

Rencontre avec Chilly Gonzales

En [20], Sarah McCoy inaugure à Paris la soirée piano du Arte Concert Festival à la Gaîté Lyrique[4],[21],[22]. Elle fait la première partie du compositeur-interprète britannique Jarvis Cocker et de Chilly Gonzales, producteur et pianiste expérimental pop-classique primé aux Grammy Awards, qui lancent leur album commun chez Deutsche Grammophon, Room 29[3],[4],[22].

Chilly Gonzales[7] l’invite le lendemain pour un test d'enregistrement avec son ami producteur, Renaud Letang. Ils décident de produire son premier album Blood Siren. En , elle s’installe à Paris[23]. Il commencent l’enregistrement, en aux studios Ferber[7]. L’album sort le , sous le label Blue Note Records/Universal Music[7],[20],[23].

Style de musique & influences

Ses compositions sont du blues, de la soul rock et du jazz, empreints de mélancolie, colère et d'onirisme[24]. Sur scène, elle offre une débauche d’énergie et des sensations fortes[24],[9],[23]. Elle apparaît régulièrement parée de couronnes, de peintures corporelles, de costumes fantastiques ou burlesques[6],[23],[25].

Sa voix rappelle celles de Nina Simone, Fiona Apple, Janis Joplin, Billie Holiday, Big Mama Thornton, Amy Winehouse, Bessie Smith ou encore Aretha Franklin[26],[6],[23]. Elle leur est souvent comparée[9]. Des influences classiques de Satie[20] et Rachmaninoff[20], et un zeste de Kurt Weil[5] se retrouvent dans son piano.

Sa musique est un mélange de styles[27] ; elle s’inspire de son propre vécu[26], s'adapte à son environnement. Si elle devait définir sa musique, ce ne serait pas un genre, mais plutôt une attitude, dit-elle, lors d'une interview[25].

Sarah McCoy écrit les paroles et compose la musique de toutes ses chansons. Dans une interview, elle affirme être inspirée par les événements de sa vie, son l’environnement ; dans toutes ces chansons, elle fait une relation entre les images et leurs émotions, entre ses mots et leur relation avec la musique qui les porte[25].

Discographie

Albums studio

Singles

Clips vidéo

Boogieman est le single promotionnel et l'un des 13 titres de l’album Blood Siren[29]. Il sort le [28]. L’album a été dévoilé avec un clip[3],[34] produit par Marc Helfers /Neue Stereo. Ce clip est aussi son premier clip vidéo[3],[32] : elle apparaît déguisée et maléfique, comme le personnage de Boogieman « le croque-mitaine, caché sous notre lit ».

Distinctions

  •  : Classement à la tête du top 5 meilleurs album catégorie musique du monde en [35] par Télérama, un magazine culturel français à parution hebdomadaire.
  •  : Nomination à la catégorie « meilleure artiste émergente » pour le prix annuel « Best of the Beat »[16] que remet Off Beat, le magazine de musique de la Nouvelle-Orléans, Les autres catégories comprenaient Cyril Neville (des Neville Brothers), Jon Batiste, Jason Marsalis et Tab Benoit.

Notes et références

  1. (en) « Sarah McCoy Storms Frenchmen Street », sur offbeat.com.
  2. « Sarah McCoy », sur culturoscope.ch.
  3. « "Boogieman", clip ensorcelant de Sarah McCoy », sur Fip.fr.
  4. « Festival Le Mans : Sarah McCoy », sur europajazz.fr.
  5. « Sarah McCoy : les rugissements d'une diva punk », sur telerama.fr.
  6. « Sarah McCoy, portrait d'une magnifique ogresse », sur lesinrocks.com.
  7. « Le pouvoir de la voix de Sarah McCoy », sur franceinter.fr.
  8. « Sarah McCoy : "à la Nouvelle-Orléans, j'ai retrouvé goût à la vie" », sur franceinter.fr.
  9. « Sarah McCoy, la puissance d'une diva soul », sur nouvelobs.com.
  10. (en) « Faces of Frenchmen Ep 4: Sarah McCoy », sur OffBeat Magazine - youtube.com.
  11. (en) « Sarah McCoy at The Spotted Cat Monday », sur nola.com.
  12. (en) « Sarah McCoy & The Oopsie Daisies », sur Mitch's Music Grapevine - youtube.com.
  13. (en) « Sarah McCoy & The Oopsie Daisies at The Spotted », sur Homeless Romantic - youtube.com.
  14. « A propso de Bruno Moynié », sur studiobrunomoynie.com.
  15. « Le Sens de sa place - Bruno Moyne, music sarah McCoy », sur neworleansfilmsociety.org.
  16. (en) « OffBeat’s 2013 Best Of The Beat Awards Winners voting », sur offbeat.com.
  17. « Stéphane Deschamps: biographie », sur franceinter.fr.
  18. « Les Nuits de l’Alligator 2019 », sur telerama.fr.
  19. « Sarah McCoy : Beautiful Stranger », sur lesinrocks.com.
  20. « Sarah McCoy, sirène du mississipi : interview », sur horsdoeuvre.fr.
  21. « ARTE Concert festival:Jarvis Cocker & Chilly Gonzales + Sarah McCoy », sur gaite-lyrique.net.
  22. « Une réjouissante programmation pour la 2nd édition du Arte Concert Festival », sur lesinrocks.com.
  23. « L’Interview de Sarah McCoy », sur journalventilo.fr
  24. « SARAH MCCOY (Soul-Jazz - Etats-Unis) », sur lecafemusic.com/.
  25. « Ma musique s’apparente à un oreiller dans lequel je crie », sur Lehavre.fr
  26. « Chronique: sarah McCoy », sur citizenjazz.com.
  27. « Les 10 titres qui ont influencé la vie de S.McCoy », sur franceinter.fr.
  28. (en) « Sarah McCoy – Blood Siren », sur Discogs.
  29. (en) « My album blood Siren is out on all platforms », sur Twitter - SarahMcCoyMusic.
  30. (en) « Sarah McCoy – High Priestess », sur Discogs.
  31. « Beautiful Stranger », sur chartsinfrance.net.
  32. (en) [vidéo] SarahMcCoyVEVO, « Sarah McCoy - Boogieman  », sur YouTube
  33. « Devil's Prospects », sur chartsinfrance.net.
  34. (en) « credits photos & videos », sur sarahmccoymusic.com.
  35. « Les meilleurs albums 2019 », sur telerama.fr.


Liens externes

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