Sarah Robinson-Duff

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans) New York |
| Nom de naissance |
Sarah Ellen Robinson |
| Nationalité | |
| Activités |
Professeure de chant, artiste lyrique |
| Enfant |
Frances Robinson-Duff (en) |
| Maîtres |
|---|
Sarah Robinson-Duff, née Sarah Robinson le à Brewer (Maine) et morte le à New York, est une soprano américaine et célèbre professeure de chant de nombreux chanteurs connus, dont Mary Garden[1] et Alice Nielsen.
Elle a écrit le livre de pédagogie vocale Simple Truths Used by Great Singers (1919), fondé sur la tradition de sa professeure Mathilde Marchesi. Elle est considérée comme l'un des professeurs de chant les plus importants aux États-Unis de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle[2].
« Le souffle et l'intelligence sont les qualités les plus nécessaires pour un chanteur[2]. »
Biographie
Jeunesse et famille
Née en 1856 à Brewer[3],[Note 1], Sarah Ellen Robinson est la fille de Henry Kenny Robinson et de sa femme Ellen Frances Robinson (née McClintock)[2]. Elle est une descendante de John Robinson (1576-1625), le pasteur des Pilgrim Fathers avant leur départ sur le Mayflower[2].
À 20 ans, elle épouse à Pioche, dans le Nevada, le colonel Charles Duff[5]. Leur fille, Frances Robinson-Duff (en) (1878-1951) deviendra une importante enseignante d'art dramatique dont les élèves comprenaient Katharine Hepburn, Dorothy Gish, Helen Hayes, Mary Pickford et Clark Gable, entre autres[2],[6]. Les Robinson-Duff ont également deux fils : Roden Robinson-Duff, médecin à Chicago, et Jay Robinson-Duff, trader à la bourse de New York[2].
Carrière
Sarah Robinson-Duff étudie le chant en Europe avec George Henschel et Mathilde Marchesi[2]. Avant sa carrière d'enseignante, elle est soprano dans des concerts et des opéras en Europe[7]. Elle enseigne le chant à Chicago de 1889 à 1897 où l'une de ses élèves est Mary Garden[1],[7]. Son studio est situé au no 63 Auditorium Building[8]. En 1890, elle donne un récital avec ses élèves au Central Music Hall (en) à Chicago[9].
En 1897, elle s'installe à Paris et célèbre le tournant du siècle lors d'une fête organisée par Horace Porter, ambassadeur des États-Unis en France, et sa femme[10]. Elle enseigne le chant à Paris pendant 22 ans[2]. Elle habite et donne ses leçons 103, rue de la Faisanderie[11].
En 1919, elle retourne aux États-Unis et s'installe à New York où elle continue d'enseigner le chant. L'une de ses élèves est la soprano Florence Kimball (en), la professeure de Leontyne Price, qui devient une célèbre professeure de chant à la Juilliard School pendant 45 ans[12]. Ses autres étudiants couronnés de succès comprennent la contralto Jessie Bartlett Davis (en) ; les sopranos Frieda Hempel, Mary McCormic, Alice Nielsen et Marcia Van Dresser (en) ; les mezzo-soprano Olive Fremstad et Fanchon H. Thompson ; et la star du vaudeville Nora Bayes[2],[7].
Elle est morte à Manhattan, New York, le [7],[2].
Notes et références
Notes
- ↑ Comme l'indiquent ses actes de naissance et de mariage, et non en 1858 à Bangor (Maine), comme elle le déclare sur ses demandes de passeport[4].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sarah Robinson-Duff » (voir la liste des auteurs).
- « Le Ménestrel », sur Gallica, (consulté le )
- (en) « Mrs. Robinson-Duff Vocal Teacher, Dies: Mary Garden, Mary McCormic, Nora Bayes and Other Stars Were Among Her Pupils », The New York Time, , p. 16.
- ↑ Naissance de Sarah E. Robinson, , Brewer, Maine, États-Unis, FamilySearch [lire en ligne]
- ↑ Demande de passeport de Sarah Robinson-Duff, , États-Unis, FamilySearch [lire en ligne]
- ↑ Arbre généalogique de Sarah Robinson et archives, FamilySearch [lire en ligne]
- ↑ Katharine Hepburn, Me: Stories of My Life, New York, Random House, , 80-82 (ISBN 0345410092, lire en ligne)
- (en) « Obituaries: Mrs. Sarah Robinson-Duff », Variety, no 114, , p. 70.
- ↑ Musicale and Reception, , p. 3
- ↑ Musical Notes, , p. 26
- ↑ New Year's Day In Paris, , p. 3
- ↑ (en) « The New York herald », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Florence Kimball Teacher, Dies At 87 », The New York Times, (lire en ligne)
Liens externes
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