Sceau des Prophètes

L'expression « Sceau des Prophètes » (arabe : خاتم النبيين ou arabe : خاتم الانبياء) est un concept utilisé dans le Coran et par les musulmans pour désigner Mahomet, considéré comme le dernier des prophètes envoyés par Dieu (Allah) et à ce titre celui qui « scelle » la prophétie islamique amorcée avec Adam.

Elle n'apparaît qu'au 40e verset (ʾāya) de la 33e sourate du Coran (Al-Ahzab) pour désigner Mahomet, ce qui fait d'elle un hapax.

Traduction de Yusuf Ali :

« Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais (il est) le Messager de Dieu et le Sceau des Prophètes : Et Dieu est Omniscient de toutes choses - Q. 33:40 »

Variations de terme

Il existe une divergence entre les écoles de récitation coranique au sujet de la lecture du mot « خاتم » dans le verset 33:40 : il peut être prononcé soit khātim (خاتِم), soit khātam (خاتَم). Parmi les dix qirā’āt reconnues comme « authentiques » — les sept dites « mutawātir » et les trois dites « mashhūr »[1] — toutes adoptent la lecture khātim avec une kasrah sur la lettre tāʾ, à l’exception de la lecture de ‘Āṣim, qui retient la forme khātam avec une fatḥa sur le tāʾ.[2],[3],[4],[5]. La lecture attribuée à al-Ḥasan, considérée comme shādhdh (« aberrante »), lit également khātam[2],[3].

La récitation aujourd'hui la plus répandue dans la majeure partie du monde musulman est celle de Ḥafṣ ‘an ‘Āṣim, c'est-à-dire la lecture coranique de ‘Āṣim transmise par son élève Ḥafṣ.

Hadiths

Métaphore de la brique

Dans un célèbre hadith rapporté, d'après la tradition islamique, par Abou Hourayra, Jabir ibn Abd Allah, Ubayy ibn Ka'b et Abou Sa'id al-Khudri, et consigné par al-Boukhari, Muslim ibn al-Hajjaj, al-Tirmidhi, Ahmad ibn Hanbal, al-Nasa'i et d'autres, Mahomet aurait comparé sa relation avec les prophètes précédents à un édifice auquel il manque une seule brique[2]. Dans le Sahih al-Boukhari, il est rapporté par Abou Hourayra que Mahomet aurait dit : « Mon exemple et celui des prophètes avant moi est comme celui d'un homme qui a construit une maison. Il l'a parfaitement construit et embellie sauf l'espace d'une brique dans un coin. Alors les gens visitaient la maison, s'étonnaient de sa beauté et disaient : « Pourquoi n'as-tu pas posé cette brique ? » Je suis cette brique et je suis le dernier des prophètes. » (fa'anā 'l-labinah, wa anā khātamu 'n-nabīyīn)[6]. Ce hadith est rapporté avec une formulation similaire dans le Sahih Muslim, le Musnad Ahmad ibn Hanbal, as-Sunan al-Kubra d'al-Nasa'i et le Sahih Ibn Hibban. Dans Mu'jam al-Awsat, al-Tabarani rapporte une variante du hadith dont la dernière phrase est : « Je suis donc cette [brique], je suis le sceau des prophètes, il n'y a pas de prophète après moi » (fa'anā dhālika, anā khātamu 'n-nabīyīn, lā nabīya ba'dī). Ibn Hibban rapporte également une variante se terminant par : « J’étais le lieu de cette brique, avec moi la lignée des messagers est scellée » (fakuntu anā mawḍi’u tilka 'l-labinah, khutima biya 'r-rusul).

Dans le Sahih Muslim et le Musnad Ahmad, le hadith est également rapporté par Jabir ibn Abd Allah, sous la forme suivante : « Je suis donc le lieu de cette brique, je suis venu et j’ai scellé la lignée des prophètes » (fa'anā mawḍi'u 'l-labinah, ji'tu fakhatamtu 'l-anbiyā').

Abu Dawud al-Tayalisi, dans son Musnad, rapporte de Jabir : « Je suis donc le lieu de cette brique, avec moi la [lignée des] prophètes est scellée » (fa'anā mawḍi'u 'l-labinah, kutima biya 'l-anbiyā').

Autre hadith

Dans un autre hadith, Mahomet annonce l'apparition de plusieurs « faux prophètes » avant le Jour du Jugement, tout en affirmant qu'il est le « sceau des prophètes »[2]. Ainsi, Thawban ibn Kaidad rapporte que Mahomet aurait dit : « L'Heure ne viendra pas avant que les tribus de ma communauté ne s'unissent aux idolâtres et n'adorent les idoles. Dans ma communauté, il y aura trente menteurs, chacun prétendant être un prophète, mais je suis le sceau des prophètes, il n'y a pas de prophète après moi. »[2]. Pour sa part, Hudhayfah ibn al-Yaman rapporte que Mahomet aurait dit : « Dans ma communauté, il y aura vingt-sept menteurs et anachronismes, parmi lesquels quatre femmes, mais je suis le sceau des prophètes, il n'y a pas de prophète après moi. »[2]

Lexiques classiques

Dans le Lisan al-Arab d'Ibn Manzur, nous pouvons lire :

« Khatam : Le dernier d'un peuple, comme khātim. Et avec cette définition se trouve le verset du Coran, « khatam des prophètes », c'est-à-dire le dernier d'entre eux. Plus loin, Le khatim d'un groupe de personnes, ou le khatim d'entre eux, est le dernier d'entre eux, selon al-Lihyani. Et Muhammad est le khatim des prophètes. At-Tahdhib (d'al-Azhari) : Khätim et khatam font partie des noms du Prophète. Et dans le Coran : « Muhammad n'est le père d'aucun de vos hommes, mais il est le Messager d'Allah et le khatim des prophètes », c'est-à-dire le dernier d'entre eux. Et : Il a également été récité comme khatim. Et la parole d'al-'Ajjaj, « Béni soit ce khatim des prophètes », est basée sur la récitation bien connue, avec un kasrah (khätim). Et parmi ses noms se trouve également al-'āqib, et sa signification est « le dernier des prophètes ». »[7]

Interprétation traditionnelle

Selon les interprétations majoritaires du corpus islamique, cette expression d'origine coranique fait référence à Mahomet en tant que dernier messager de la lignée des prophètes d'Allah, depuis Adam[8],[9],[10]. La croyance qu'aucun nouveau prophète ne peut apparaître après Mahomet fait consensus parmi les musulmans sunnites et chiites[11],[12]. Certains des textes sunnites les plus importants sur le dogme islamique (aqida) mentionnent explicitement la doctrine de la finalité de la prophétie[13]. Par exemple, dans al-Aqidah at-Tahawiyyah, il est affirmé que « toute prétention à la fonction prophétique après la sienne est une illusion et un désir vain »[14],[11]. Dans un autre ouvrage populaire, al-Aqidah an-Nasafiyyah, il est écrit : « Le premier des prophètes est Adam et le dernier est Mahomet »[4].

Points de vue des chercheurs occidentaux

Hartwig Hirschfeld (en), orientaliste prussien spécialisé dans la littérature juive en langue arabe ainsi que dans les cultures juive et arabe, a mis en doute l'authenticité du verset 33:40, qu'il considérait comme d'origine tardive[8]. En revanche, Yohanan Friedmann (en), spécialiste israélien en études islamiques, déclare que les arguments de Hirschfeld « selon lesquels le titre khatam an-nabiyyin est inhabituel, qu'il n'apparaît qu'une seule fois dans le Coran, que le mot khatam n'est pas arabe… ne semblent pas être des arguments valables contre l'authenticité du verset. »[2]

Pour les auteurs du Coran des historiens (2019), ce verset pourrait être, dans son état actuel, une interpolation tardive, destinée à contrer les prétentions des Alides[15].

Le théologien danois Frants Buhl a accepté l'interprétation traditionnelle (à savoir celle affirmant que Mahomet est le dernier prophète de l'islam)[8]. Le terme semble néanmoins avoir une origine préislamique, puisqu'on le retrouve déjà chez Tertullien. Dans son ouvrage Adversus Iudaeos (Contre les Juifs), rédigé aux alentours de 197, il écrit au chapitre VIII (8.12–13) une formule du type : « ipse est signaculum omnium prophetarum » (« il est lui-même le sceau et l'accomplissement de tous les prophètes »). Cette expression a parfois été reprise et appliquée, dans d'autres traditions, à Jean le Baptiste[16].

Pour sa part, Josef Horovitz (en), orientaliste juif allemand, a proposé deux interprétations possibles de khatam an-nabiyyin : soit « le dernier des prophètes », soit celui qui confirme l'authenticité des prophètes antérieurs[8]. Son compatriote Heinrich Speyer partageait cette analyse[9].

Selon Alford T. Welch, la croyance musulmane traditionnelle selon laquelle Mahomet est « le dernier et le plus grand des prophètes » est très probablement basée sur une interprétation tardive du verset 33:40, qui n'était pas celle de l'islam naissant qui l'interprétait comme « témoin des prophètes »[8].

Le premier universitaire contemporain à avoir étudié en détail l'histoire de la doctrine du scellement de la prophétie est Yohanan Friedmann[17]. Dans son article fondateur, « Le scellement de la prophétie dans l'islam sunnite » (1986), il conclut que, bien que la notion du scellement de la prophétie ait « finalement acquis une place centrale et incontestée dans la pensée religieuse de l'islam », elle fut, selon lui, contestée au cours du premier siècle de l'Hégire[2]. Il affirme : « S'il est vrai que l'expression khatam an-nabiyyin est généralement interprétée comme signifiant « le dernier prophète », la tradition exégétique et d'autres branches de la littérature arabe classique ont conservé des éléments indiquant que cette compréhension aujourd'hui communément admise de l'expression coranique n'est pas la seule possible et n'était pas nécessairement la plus ancienne. »[2],[17]. De ce fait, Friedmann affirme que la signification de khatam an-nabiyyin dans son contexte coranique originel demeure incertaine[2].

L'Allemand Wilferd Madelung (en), islamologue et iranologue, prend en compte les conclusions de Friedmann en observant que la signification coranique originelle du terme n'est pas tout à fait certaine[17],[8]. Cependant, dans un article plus récent, il affirme : « La plupart des musulmans de l'époque comprenaient sans doute que cela signifiait qu'il serait le dernier prophète et que l'islam serait la religion finale, comme les musulmans l'ont généralement compris depuis lors. »[18]

Carl W. Ernst (en), professeur émérite d'études islamiques au département d'études religieuses de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, considère que cette phrase signifie que l'empreinte de Mahomet sur l'histoire est aussi définitive qu'un sceau de cire sur une lettre[8].

David Powers, s'appuyant également sur les travaux de Friedmann, estime que la communauté musulmane primitive était divisée quant à la signification de cette expression. Certains l'interprétaient comme signifiant que Mahomet avait accompli ou confirmé les révélations chrétiennes et juives antérieures, tandis que d'autres y voyaient la fin de la prophétie. Il suggère que le texte coranique a subi une série d'omissions et d'ajouts secondaires destinés à l'adapter au dogme de la finalité de la prophétie, et que l'idée de finalité ne s'est imposée comme interprétation dominante (conjointement à la notion de confirmation ou d'accomplissement) qu'à la fin du Ier siècle de l'Hégire / VIIe siècle[17],[19]. Dans une recension de l'ouvrage de Powers, Gerald Hawting va plus loin, suggérant que le développement de cette doctrine n'était pas achevé avant le IIIe siècle de l'Hégire / IXe siècle[17],[8]. Madelung fait remarquer que l'argument de Power, selon lequel les versets 36 à 40 sont un ajout ultérieur datant de la génération suivant la mort de Mahomet, est « difficilement soutenable »[18].

Uri Rubin soutient que la finalité de la prophétie est une idée coranique, et non post-coranique, et que l'expression « khatam an-nabiyyin » implique à la fois la finalité de la prophétie et sa confirmation. En réponse à Powers et à d'autres chercheurs modernes sceptiques quant à l'origine ancienne de cette doctrine, Rubin conclut de son étude que, « du moins en ce qui concerne la sourate 33, la structure consonantique du texte coranique n'a pas été altérée, et que l'idée de finalité de la prophétie est bien représentée dans le texte, ainsi que dans les plus anciens documents extra-coraniques disponibles ». Rubin réexamine les anciens textes extra-coraniques cités par Friedmann et d'autres chercheurs modernes, et conclut que, loin d'indiquer que la notion de finalité de la prophétie est tardive, ces textes confirment l'origine ancienne de cette croyance. Il conclut qu’« il n’y a aucune raison convaincante de supposer que les musulmans du premier siècle islamique comprenaient à l’origine le khatam an-nabiyyin coranique dans le seul sens de confirmation, sans celui de finalité »[17].

Relectures modernes : de la fin de la prophétie à la maturité de la raison

La thèse de Youssouf Sangaré montre que, depuis le XIXe siècle, plusieurs auteurs musulmans ont tenté de « renouveler les termes du débat » autour de la notion de Sceau des prophètes, en en faisant un moyen de repenser le rapport de l'islam à la raison, à l'histoire et à la modernité[20]. La question ne se limite alors plus à savoir si la prophétie se poursuit ou non après Mahomet, mais devient plutôt : « Que signifie vivre dans une histoire où aucune nouvelle révélation prophétique n’est désormais attendue ? ».

Muhammad Iqbal illustre cette évolution dans ses conférences réunies sous le titre The Reconstruction of Religious Thought in Islam. Il y interprète la finalité de la prophétie comme le passage d'une humanité guidée par la Révélation à une phase où la raison, l'expérience scientifique et l'action historique de la communauté occupent une place centrale dans le cadre de la pensée coranique[21]. Pour lui, la notion de khatm al-nubuwwa ne signifie pas la fin de la religion, mais plutôt la fin d'une certaine forme d'autorité prophétique directe, ce qui conduit la communauté musulmane à assumer l'ijtihād comme une tâche continue.

Fazlur Rahman, quant à lui, reprend la problématique de la prophétie en dialogue avec la philosophie islamique classique (Ibn Sīnā, Shāh Walī Allāh) et propose une lecture dynamique de la Révélation comme orientation morale de l'histoire humaine.

Dans cette perspective, la clôture de la prophétie n'implique pas la clôture du sens, le texte coranique, compris comme réponse graduelle aux situations historiques, appelle un effort interprétatif continu pour actualiser ses finalités éthiques dans des contextes nouveaux.

Mandats officiels

Au Pakistan, les électeurs doivent, avant de voter, et les dirigeants, avant de prendre leurs fonctions, signer une déclaration écrite et prêter serment sur la doctrine du Khatm-i-Nabuwat (scellement de la prophétie). Toute personne refusant d'y souscrire peut être considérée comme relevant d'une autre croyance et donc comme non musulmane, ce qui peut entraîner des discriminations, des poursuites ou la perte de certaines opportunités[8]. Les versets coraniques et les hadiths relatifs à la finalité de la prophétie doivent être affichés de manière visible dans les bâtiments gouvernementaux et aux entrées des districts, le long des autoroutes[9].

Le 22 juin 2020, le gouvernement du Pakistan a rendu obligatoire l’inclusion du serment de Khatm-i-Nabuwat dans les documents officiels et les manuels scolaires, ainsi que l'ajout de cette référence dans les mentions liées au nom de Mahomet[8],[9],[10],[11] Le 15 juin 2020, l'Assemblée provinciale du Sindh a adopté une résolution liée au Khatm-i-Nabuwat, appelant notamment à renforcer son enseignement et son inscription dans les documents officiels et les programmes scolaires[12],[13],[14]. En octobre 2021, l'Assemblée provinciale du Pendjab a recommandé l'inclusion de ce serment dans les actes de « Nikah » (mariage)[11].

De même, l'administration du Khatumo, basée à Buuhoodle et centrée sur les régions de Sool, du centre de Sanaag et d'Ayn, dans le nord de la Somalie, affirme que son nom dérive de l'expression coranique Khatam an-Nabiyyin.

Interprétation ahmadiyya

La communauté ahmadie considère que Mahomet a porté la prophétie à son accomplissement ultime et qu'il fut le dernier prophète à avoir apporté à l'humanité une Loi universelle, complète et définitive. Toutefois, elle maintient ouverte la possibilité d'une prophétie subordonnée à Mahomet[22]. De nouveaux prophètes peuvent apparaître, mais ils doivent être subordonnés à la doctrine de Mahomet et ne peuvent donc créer de nouvelle loi ni de nouvelle religion[9]. Mirza Ghulam Ahmad, qui a fondé ce mouvement en 1889 à Qadian, en Inde britannique, est considéré comme le Messie et le Mahdi promis par ses adeptes. Il revendiquait une forme de prophétie, croyant avoir été divinement désigné pour raviver et établir universellement l'islam, mais sans avoir le droit d'ajouter ou de modifier les lois de Dieu ou de Mahomet. Cela a suscité la controverse entre les ahmadis et les musulmans plus traditionnels, qui les accusent de nier le caractère définitif de la prophétie et donc de faire preuve de « mécréance » (kufr)[12]. Les musulmans ahmadis sont victimes de persécutions en raison de leurs croyances.

Point de vue de la foi bahá'íe

La foi bahá'íe considère Mahomet comme une Manifestation de Dieu et le Sceau des Prophètes[8], mais ne croit pas que la Révélation ou les Écritures divines soient terminées. En particulier, les bahá'ís considèrent les prophéties de l'islam (et d'autres religions) relatives à la fin des temps comme étant à la fois métaphoriques et littérales[9], et voient dans le Báb et Bahá'u'lláh l'accomplissement de ces attentes prophétiques. Ce dernier est le fondateur de la religion bahá'íe, qui considère le droit islamique comme secondaire ou tertiaire par rapport au sien. Muhammad est considéré comme celui qui a mis fin au cycle adamique, également appelé cycle prophétique, dont les bahá'ís situent le début il y a environ 6 000 ans [10],[23] Le Báb et Bahá'u'lláh sont quant à eux perçus comme les initiateurs du cycle bahá'í, ou cycle de l'accomplissement, qui durera au moins cinq cent mille ans et durant lequel de nombreuses manifestations divines apparaîtront [24],[11]. De plus, Mirza Husayn 'Ali Nuri Bahá'u'lláh a conféré au Báb le titre de « Roi des Messagers » (sultán al-rusul) et s'est attribué celui de « Messager envoyé » (mursil al-rusul). De plus, le Kitáb-i-Íqán présente le concept islamique de l'unicité des prophètes et le hadith : « La connaissance est un point unique que les insensés ont multiplié » [12] révélant ainsi que l'expression « Sceau des Prophètes », à l'instar de l'alpha et l'oméga, s'applique à tous les prophètes : « Bien qu'établis sur le siège du premier, ils occupent le trône du dernier » [13]. En résumé, ces divergences d'interprétation et juridiques ont conduit certains musulmans à considérer les bahá'ís comme des hérétiques et des apostats, ce qui a entraîné leur persécution dans différents pays.

Références

Liens externes

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Seal of the Prophets » (voir la liste des auteurs).
  1. Pour plus d'informations, voir l'article « Science du hadith ».
  2. as-Suyuti, Durr al-Manthur, 33:40
  3. الشواهد (Corroborating narrations for this hadith). Islamweb.com.
  4. Sahih al-Bukhari. Kitab al-Manaqib. Hadith 44. Sunnah.com
  5. Muslim, Sahih Muslim, Kitab al-Fada'il, Hadith 24, Sunnah.com
  6. Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3535 et Mouslim dans son Sahih n°2286.
  7. Muammad ibn Mukarram Robarts - University of Toronto, Lisan al-'Arab, Bullag Misr al-Matb'ah al-Kubra al-'Amiriyah, (lire en ligne)
  8. « Sahih al-Bukhari 3535 - Virtues and Merits of the Prophet (pbuh) and his Companions - Sunnah.com - Sayings and Teachings of Prophet Muhammad (صلى الله عليه و سلم) », sur sunnah.com (consulté le )
  9. « Sahih Muslim 2286c - The Book of Virtues - Sunnah.com - Sayings and Teachings of Prophet Muhammad (صلى الله عليه و سلم) », sur sunnah.com (consulté le )
  10. al-Bukhari, Sahih al-Bukhari, #3293; Muslim, Sahih Muslim, #4246; Ahmad ibn Hanbal, Musnad Ahmad ibn Hanbal, #8959; an-Nasa'i, Sunan al-Kubra, #10907; Ibn Hibban, Sahih Ibn Hibban, #6541, Islamweb.net
  11. (ar) « المكتبة الإسلامية - أضخم مكتبة إسلامية على الإنترنت - إسلام ويب », sur www.islamweb.net (consulté le )
  12. Ibn Hibban, Sahih Ibn Hibban, #6543, Islamweb.net
  13. « Sahih Muslim 2287a - The Book of Virtues - Sunnah.com - Sayings and Teachings of Prophet Muhammad (صلى الله عليه و سلم) », sur sunnah.com (consulté le )
  14. Muslim, Sahih Muslim, #4247; Ahmad ibn Hanbal, Musnad Ahmad ibn Hanbal, #14593, Islamweb.net
  15. M. Azaiez (Ed.), G.S. Reynolds (Ed.), T. Tesei (Ed.), et al. (2016). The Qur'an Seminar Commentary / Le Qur'an Seminar. A Collaborative Study of 50 Qur'anic Passages / Commentaire collaboratif de 50 passages coraniques. Berlin, Boston: De Gruyter., passage QS 30 Q 33:40
  16. Robert Kerr, « Muhammad : « Un sceau mis sur les lèvres du désert » ? », Die Entstehung einer Weltreligion VII - Abschied von der Heilsgeschichte, vol. 11,‎ , p. 249–264 (lire en ligne)
  17. Uri Rubin, « The Seal of the Prophets and the Finality of Prophecy », Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, vol. 164, no 1,‎ , p. 65–96 (lire en ligne)
  18. Wilferd Madelung, « Social Legislation in Surat al-Ahzab », The Institute of Ismaili Studies,‎ (lire en ligne [archive du ]) Version remaniée d'un article paru initialement dans les « Actes du 25e Congrès de l'Union Européenne des Arabisants et Islamisants » en 2013.
  19. David S. Powers, Muḥammad is Not the Father of Any of Your Men: The Making of the Last Prophet, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, (ISBN 9780812241785)
  20. Youssouf Sangaré, La notion de khatm al-nubuwwa (scellement de la prophétie) en Islam : genèse et évolution d'une doctrine (Thèse de doctorat), Strasbourg, École doctorale des Humanités, Université de Strasbourg, (lire en ligne)
  21. (en) « The Reconstruction of Religious Thought in Islam: Mohammad Iqbal. Edited by M. Saeed Sheikh. Published by », sur www.allamaiqbal.com (consulté le )
  22. « Finality of Prophethood | Hadhrat Muhammad (PUBH) the Last Prophet », Ahmadiyya Muslim Community
  23. Adib Taherzadeh, The Revelation of Bahá'u'lláh, Volume 2: Adrianople 1863–68, Oxford, UK, George Ronald, , 352 p. (ISBN 0-85398-071-3, lire en ligne)
  24. Seena Fazel and Khazeh Fananapazir, « A Baháʼí Approach to the Claim of Finality in Islam », Journal of Baháʼí Studies, vol. 5, no 3,‎ , p. 17–40 (DOI 10.31581/jbs-5.3.2(1993), lire en ligne Inscription nécessaire)
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