Sciurotamias davidianus

Écureuil des rochers du Père David, Tamia de David

Sciurotamias davidianus
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Sciurotamias davidianus
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Rodentia
Sous-ordre Sciuromorpha
Famille Sciuridae
Sous-famille Xerinae
Tribu Marmotini
Genre Sciurotamias

Espèce

Sciurotamias davidianus
(Milne-Edwards, 1874)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image Sciurotamias davidianus distribution.png.

Synonymes


L’Écureuil des rochers du Père David (Sciurotamias davidianus) également connu sous le nom de Tamia de David, est une espèce de rongeurs de la famille des Sciuridae. Ce petit écureuil appartient au genre Sciurotamias.

L'espèce est endémique d'une vaste zone de la République populaire de Chine. Elle a été nommée en l'honneur du missionnaire et naturaliste français Jean Pierre Armand David, qui a collecté les premiers spécimens pour la science européenne au XIXe siècle.

Dénominations

  • Nom scientifique valide : Sciurotamias davidianus (Milne-Edwards, 1874)
  • Nom vernaculaire en chinois : 岩松鼠, yán sōng shǔ
  • Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Tamia de David[2], Écureuil du Père David[3], Écureuil des rochers du Père David[4]

Systématique

L’Écureuil de David est classé comme une espèce distincte au sein du genre des Sciurotamias qui comprend deux espèces[5]. La description initiale a été réalisée par Henri Milne-Edwards en 1874, à partir de spécimens collectés dans les montagnes de Pékin, dans la province du Hebei. Milne-Edwards a dédié l'espèce au missionnaire et naturaliste français Jean Pierre Armand David[6].

Trois sous-espèces sont généralement reconnues, incluant la forme nominale selon ITIS (1 février 2026)[7] :

  • Sciurotamias d. davidianus : La forme nominale. Le pelage dorsal est d'un gris plus clair que chez les autres sous-espèces et la face ventrale est plus grise, moins sable.
  • Sciurotamias d. consobrinus : Le pelage est plus dense et de coloration plus sombre ; les pieds sont noirs. Elle ne possède pas de taches derrière les oreilles.
  • Sciurotamias d. saltitans : La coloration du dos tire davantage sur le brun.


Description

L’Écureuil de David est une espèce de taille moyenne, atteignant à l'âge adulte une longueur tête-corps d'environ 19,0 à 25,0 cm, pour un poids moyen de 260 g. La queue mesure de 12,5 à 20,0 cm, ce qui la rend légèrement plus courte que le reste du corps. Le pied arrière mesure entre 45 et 59 cm et les oreilles de 20 à 28 mm[8],[9].

Le pelage dorsal est de couleur gris olive, tandis que la face ventrale est blanc jaunâtre ou ocre. Comparativement au Sciurotamias forresti, son pelage est plus pâle et il ne possède pas de bande latérale claire sur les flancs. Certains individus présentent cependant une rayure sombre sur la joue. Les plantes de ses pieds sont densément poilues[8].

Le crâne, large et plat, mesure entre 52 et 58 cm. À la mâchoire supérieure, l'espèce possède par moitié une incisive transformée en dent rongeuse, suivie d'un diastème, puis de deux prémolaires et trois molaires. La mâchoire inférieure ne possède en revanche qu'une seule prémolaire, ce qui donne un total de 22 dents. La bulle tympanique est de petite taille[8].

L'os pénien est courbé et son extrémité est en forme de cuillère[8].

Répartition et habitat

L’Écureuil de David est endémique de la République populaire de Chine, où il occupe un vaste territoire. On le trouve dans les provinces et municipalités de l'Anhui, Pékin, Chongqing, Gansu, Guizhou, Hebei, Henan, Hubei, Liaoning, Ningxia, Shaanxi, Shanxi, Sichuan, Tianjin et Yunnan[8][10].

Écologie et comportement

C'est un écureuil terrestre qui vit principalement dans des habitats rocheux, où il aménage son terrier dans les crevasses entre les pierres. Très actif, il est capable de grimper aux arbres, bien qu'il ne le fasse que très rarement. Cette espèce n'hiberne pas[8].

Alimentation

L’Écureuil de David se nourrit principalement de graines et de noix qu'il collecte et transporte dans ses abajoues. Il joue un rôle actif dans la dispersion des végétaux en enterrant des réserves de nourriture, notamment les gros glands de Quercus liaotungensis et les noix communes (Juglans regia).

Ces animaux entretiennent leurs logis : par exemple, si des glands commencent à germer prématurément, ils retirent le germe pour limiter la perte nutritionnelle de la réserve. Ce comportement rappelle celui de certains écureuils du genre Sciurus en Amérique du Nord, comme l'Écureuil gris (Sciurus carolinensis). Toutefois, contrairement à ces derniers, l’Écureuil de David semble se fier davantage à son odorat qu'à sa mémoire spatiale pour retrouver ses réserves[9].

Localement, l'espèce peut atteindre une densité de population élevée et causer des dommages dans les zones agricoles[9].

Parasites

Paradoxophthirus emarginata est une espèce de poux que l'on ne trouve que chez l’Écureuil de David[11].

Statut, menace et protection

L’Écureuil de David est classé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme une espèce de préoccupation mineure (Least Concern)[10]. Ce statut se justifie par sa vaste aire de répartition et l'abondance de ses populations. Il n'existe actuellement aucune menace majeure connue susceptible de mettre l'espèce en danger à l'échelle globale[10].

Notes et références

  1. ASM Mammal Diversity Database, consulté le 31 décembre 2025.
  2. (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 401
  3. « Sciurotamias davidianus (Écureuil du Père David) - Noms », sur Observations.be (consulté le )
  4. « Écureuil des rochers du Père David », sur Parc Animalier des Pyrénées (consulté le )
  5. Sciurotamias davidianus In: Don_E._Wilson, DeeAnn M. Reeder (dir.): Mammal Species of the World. A taxonomic and geographic Reference. 3. édition. Johns Hopkins University Press, Baltimore MD 2005, (ISBN 0-8018-8221-4).
  6. Bo Beolens, Michael Grayson, Michael Watkins: The Eponym Dictionary of Mammals. Johns Hopkins University Press, 2009; p. 315–316; (ISBN 978-0-8018-9304-9).
  7. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 1 février 2026.
  8. Robert S. Hoffmann, Andrew T. Smith: Père David's Rock Squirrel. In: Andrew_T._Smith, Yan Xie: A Guide to the Mammals of China. Princeton University Press, Princeton NJ 2008, (ISBN 978-0-691-09984-2), p. 192.
  9. Richard W. Thorington Jr., John L. Koprowski, Michael A. Steele: Squirrels of the World. Johns Hopkins University Press, Baltimore MD 2012; p. 198–199. (ISBN 978-1-4214-0469-1)
  10. UICN, consulté le 2026-02-01.
  11. (en) Lance A. Durden et Guy G. Musser, The sucking lice (Insecta, Anoplura) of the world: a taxonomic checklist with records of mammalian hosts and geographic distributions, vol. 218, , p. 36

Voir aussi

Articles connexes

Liens Externes


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