Scop magazine
| Scop magazine | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | mensuelle puis trimestrielle |
| Genre | bande dessinée |
| Prix au numéro | 10 francs puis 7 francs |
| Fondateur | Éditions Vaillant |
| Date de fondation | octobre 1976 |
| Date du dernier numéro | septembre 1977 |
| Éditeur | Éditions de la Grille |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de publication | Patrice de Gunzbourg Hélène Brayé |
Scop magazine est un éphémère magazine de bande dessinée fondé par les Éditions Vaillant et publié en France au milieu des années 1970. Il a publié de nombreux auteurs de bande dessinée renommés français, mais également espagnols, italiens et latino américains.
Historique
Au milieu des années 1970, les Éditions Vaillant, jusqu'alors cantonnées à la bande dessinée jeunesse traditionnelle, cherchent à se développer dans la bande dessinée plus adulte, secteur qui commence à percer en France, en lançant un périodique de bande dessinée spécialisé[1].
Initiée par une maison d'éditions reconnue, la démarche se veut très professionnelle. Une équipe projet est constituée autour de René Moreu, ancien rédacteur en chef de la revue Vaillant[1].
Le contenu éditorial se veut qualitatif. On fait appel des dessinateurs et des scénaristes confirmés, en particulier Luis García Mozos (es), dessinateur de bande dessinée espagnol, que l'on retrouvera régulièrement en couverture, pour des récits complets comme dessinateur, sur des scénarios de Miguel Ángel Nieto (es) ou de Felipe H. Cava, ou comme auteur complet, et à la rédaction d'articles[1]
Un prototype est créé, intitulé Bazar magazine, et permet de s'assurer de l'intérêt de premiers annonceurs[1]. Vient ensuite un pilote, qui prend le nom définitif de la revue, Scop magazine, dont il constitue le numéro zéro. Il est publié en , au format 22 × 28 cm et compte 92 pages[1].
Une maison d'édition est créée spécifiquement pour éditer la revue, Les Éditions de la Grille, domiciliée à 200 mètres des Éditions Vaillant. Patrice de Gunzbourg prend la direction de la revue[1].
Le « véritable » premier numéro est publié six mois après le pilote, en . Au format 17,2 × 21,5 cm, il compte 134 pages et est vendu 10 francs[1]. Outre un récit complet de 14 pages dessiné par Luis García Mozos sur un scénario de Felipe H. Cava (Le bataillon de Saint Patrick), on y trouve un récit de 10 pages de Guido Buzzelli (New-York), un autre 9 pages de Georges Pichard et Alfredo Castelli (Sir Aladdin Gulliver Simbad Munchausen Junior : Le cri du sang), ainsi que des gags notamment de Quino, Jean-Marie Kerleroux, et Philippe Soulas[1],[2],[3].
Scop magazine se présente alors comme un mensuel. Mais aucun numéro ne paraît le mois suivant. Finalement, c'est en que paraît le second numéro : le magazine est devenu trimestriel, est passé au format 20,5 × 27 cm, ne compte plus que 68 pages et est désormais vendu 7 francs[1],[4].
Ce second numéro voit l'arrivée dans la revue de Loro et Berry (Série Noire), d'Al Coutelis (Vendredi 5 mai), de Patrick Lesueur (Historiette), du dessinateur uruguayen Tabaré Gómez (es) (En joue..! Feu.. !), du dessinateur espagnol Perich et du dessinateur argentin Guillermo Mordillo. Ce numéro est aussi l'occasion de republier des gags du dessinateur patrimonial neerlandais Gustave Verbeck[1].
Le no 3 ouvre les pages de la revue à un épisode (Les buveurs de mer) de la série des Pionniers de l'Espérance scénarisé par Roger Lécureux et dessinée par Raymond Poïvet. Ce numéro accueille également pour la première fois Jean-Claude Poirier (Sanguinola le saigneur de la lande), le dessinateur espagnol Carlos Giménez (Espace-temps), des strips du dessinateur américain Roger Bollen (Animaux dingues) et des gags du dessinateur italien Massimo Mattioli [1],[5].
À partir du no 4 de , c'est Hélène Brayé qui prend la direction de la revue[1]. Ce numéro voit l'arrivée dans les pages de la revue de l'espagnol Alfonso Font (Déficience Fiction), d'Henri Crespi (Histoire de France), Alexis, Marcel Gotlib, et des italiens Bonvi et Marzio Lucchesi (it)[1].
Le no 5 de voit l'arrivée de l'italien Carlo Peroni aux côtés de son compatriote Alfredo Castelli (Tonton Boris)[1].
La revue cesse de paraître après ce no 5[1]. La diffusion confidentielle et l'absence de publicité, qui a disparu de la revue après le no 1, auront eu raison d'une revue pourtant généralement considérée comme de qualité[6],[1].
Notes et références
Notes
Références
- « Scop magazine », sur BD oubliées (consulté le )
- ↑ Gilles Ratier, « Guido Buzzelli (2e partie) », BDZoom, (lire en ligne)
- ↑ Gilles Ratier, « Les pornos de Pichard », BDZoom, (lire en ligne)
- ↑ « Scop », sur BD Gest (consulté le )
- ↑ Gilles Ratier, « « Paracuellos » de Carlos Gimenez », BDZoom, (lire en ligne)
- ↑ Pascal AUTHENAC, « Scop magazine », sur Pif Collection (consulté le )
Annexes
Bibliographie
- Marc-André Dumonteil, « Font », Hop !, no 54, , p. 6-14
Liens externes
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