Sellier maroquinier

Sellier maroquinier
Sac à main en cuir de crocodile (1950-1960)
Présentation
Autres appellations
Sellier-maroquinier
Secteur
Métiers voisins
sellier bourrelier, sellier carrossier, sellier garnisseur, sellier harnacheur
Compétences
Compétences requises
parage manuel ou à la machine, couture à la main, montage à la machine, astiquage traditionnel
Diplômes requis
France : CAP sellerie générale et FCIL sellier-maroquinier
Codes
ROME (France)
B1802 et H2414

Sellier maroquinier est un métier du cuir qui concerne la fabrication d'objets comme les sacs à main, les portefeuilles, les porte-carte ou les ceintures, réalisés selon la technique du sellier.

Description de la technique

La première étape consiste à parer les bords des pièces de cuir à l'aide d'une lame à parer ou d'une machine à parer afin de rendre les tranches plus faciles à assembler. Ensuite les pièces sont cousues entre elles à la main selon le procédé utilisé par le sellier. Puis elles sont montées à l'aide d'une machine à coudre plate ou d'une piqueuse canon afin de réaliser l'objet à partir d'un gabarit ou d'une maquette. La finition se fait par astiquage traditionnel[1],[2].

Le point sellier est réalisé à la main avec deux aiguilles et un fil ciré dont chaque extrémité est enfilée dans une aiguille. Le point nait de l'entrelacement des fils à l'intérieur du cuir qui a été précédemment percé de trous réguliers à l'aide d'un alêne ou d'une griffe à frapper lorsque l'épaisseur est inférieure à 2 mm. Ce point réputé, d'une grande solidité et d'un visuel élégant, est un symbole d'authenticité car il requiert une grande maîtrise[3],[4].

Formation

En France, la formation initiale se fait en trois années : CAP de sellerie générale (2 ans) et formation complémentaire d'initiative locale (FCIL) de sellier-maroquinier (1 an)[5].

Des grands maroquiniers forment à ce métier dans le cadre de leurs recrutements ou de leur formation continue, telles les maisons de luxe Hermès, LVMH ou encore Longchamp[6].

Matériaux utilisés

Outre le cuir, sont utilisés par le sellier maroquinier : les peaux, les écailles, les os, les textiles et les matières synthétiques[7]. Le sellier maroquinier d'art peut aussi utiliser de la bijouterie pour les boucles et les fermoirs[8].

Références

  1. « Sellier maroquinier » (fiche RNCP34655), sur France compétences
  2. Référentiels officiels du 24 janvier 2019, p. 7 à 11 (articles L6113-1 et L 623-5 du code du travail).
  3. Camille Berthézène, « La couture main : bonnes pratiques », CTC entreprise,‎ , p. 18 à 20 (lire en ligne)
  4. Emmanuelle Sarsar et AnaÏs Guégan, Techniques de sellerie-maroquinerie, Paris, Éditions Eyrolles, , 224 p. (ISBN 978-2416012327), p. 139-170
  5. « Sellier-maroquinier », sur Institut pour les savoir-faire français (ex INMA, métiers d'art) (consulté le )
  6. « Les métiers du cuir et de la maroquinerie », sur Comité Colbert (consulté le )
  7. « Devenir Sellier : fiche métier, formation, diplôme, … | Artisanat.fr », sur www.artisanat.fr (consulté le )
  8. « Sellier maroquinier d'art » (fiche RNCP40841), sur France compétences

Voir aussi

Articles connexes

Documentation institutionnelle

Bibliographie

  • Pierre Quef et Émile Audrain, La sellerie maroquinerie, Paris, Éditions Monthély et Cie, , 135 p.
  • Emmanuelle Sarsar et Anaïs Guégan, Techniques de sellerie-maroquinerie, Paris, Éditions Eyrolles, , 224 p. (ISBN 978-2416012327)

Liens externes

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