Sellier maroquinier

| Autres appellations |
Sellier-maroquinier |
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| Secteur | |
| Métiers voisins |
| Compétences requises |
parage manuel ou à la machine, couture à la main, montage à la machine, astiquage traditionnel |
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| Diplômes requis |
France : CAP sellerie générale et FCIL sellier-maroquinier |
| ROME (France) |
B1802 et H2414 |
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Sellier maroquinier est un métier du cuir qui concerne la fabrication d'objets comme les sacs à main, les portefeuilles, les porte-carte ou les ceintures, réalisés selon la technique du sellier.
Description de la technique
La première étape consiste à parer les bords des pièces de cuir à l'aide d'une lame à parer ou d'une machine à parer afin de rendre les tranches plus faciles à assembler. Ensuite les pièces sont cousues entre elles à la main selon le procédé utilisé par le sellier. Puis elles sont montées à l'aide d'une machine à coudre plate ou d'une piqueuse canon afin de réaliser l'objet à partir d'un gabarit ou d'une maquette. La finition se fait par astiquage traditionnel[1],[2].
Le point sellier est réalisé à la main avec deux aiguilles et un fil ciré dont chaque extrémité est enfilée dans une aiguille. Le point nait de l'entrelacement des fils à l'intérieur du cuir qui a été précédemment percé de trous réguliers à l'aide d'un alêne ou d'une griffe à frapper lorsque l'épaisseur est inférieure à 2 mm. Ce point réputé, d'une grande solidité et d'un visuel élégant, est un symbole d'authenticité car il requiert une grande maîtrise[3],[4].
Formation
En France, la formation initiale se fait en trois années : CAP de sellerie générale (2 ans) et formation complémentaire d'initiative locale (FCIL) de sellier-maroquinier (1 an)[5].
Des grands maroquiniers forment à ce métier dans le cadre de leurs recrutements ou de leur formation continue, telles les maisons de luxe Hermès, LVMH ou encore Longchamp[6].
Matériaux utilisés
Outre le cuir, sont utilisés par le sellier maroquinier : les peaux, les écailles, les os, les textiles et les matières synthétiques[7]. Le sellier maroquinier d'art peut aussi utiliser de la bijouterie pour les boucles et les fermoirs[8].
Références
- ↑ « Sellier maroquinier » (fiche RNCP34655), sur France compétences
- ↑ Référentiels officiels du 24 janvier 2019, p. 7 à 11 (articles L6113-1 et L 623-5 du code du travail).
- ↑ Camille Berthézène, « La couture main : bonnes pratiques », CTC entreprise, , p. 18 à 20 (lire en ligne)
- ↑ Emmanuelle Sarsar et AnaÏs Guégan, Techniques de sellerie-maroquinerie, Paris, Éditions Eyrolles, , 224 p. (ISBN 978-2416012327), p. 139-170
- ↑ « Sellier-maroquinier », sur Institut pour les savoir-faire français (ex INMA, métiers d'art) (consulté le )
- ↑ « Les métiers du cuir et de la maroquinerie », sur Comité Colbert (consulté le )
- ↑ « Devenir Sellier : fiche métier, formation, diplôme, … | Artisanat.fr », sur www.artisanat.fr (consulté le )
- ↑ « Sellier maroquinier d'art » (fiche RNCP40841), sur France compétences
Voir aussi
Articles connexes
Documentation institutionnelle
- Institut national des métiers d'art, Métiers d'art : Données et repères, Paris, La Documentation française, , 151 p., p. 132
Bibliographie
- Pierre Quef et Émile Audrain, La sellerie maroquinerie, Paris, Éditions Monthély et Cie, , 135 p.
- Emmanuelle Sarsar et Anaïs Guégan, Techniques de sellerie-maroquinerie, Paris, Éditions Eyrolles, , 224 p. (ISBN 978-2416012327)
Liens externes
- Sellerie-maroquinerie sur le dictionnaire Universalis
- Sellier et ses composés sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales (CRNTL)
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