Semaine de la Haine
Dans le roman dystopique 1984 de George Orwell paru en 1949, la Semaine de la Haine est une opération psychologique visant à accroître autant que possible la haine du peuple de l'ennemi actuel du parti totalitaire, lequel des deux super-États opposés peut être.
Résumé de l'intrigue
Lors d'une Semaine de la Haine particulière, Océania changea d'allié alors qu'un orateur était au milieu d'une phrase, bien que l'interruption fut minime : les affiches contre l'ancien ennemi ont été considérées comme du « sabotage » de la Semaine de la Haine conduite par Emmanuel Goldstein ainsi que ses partisans, sommairement rejeté par la foule, et rapidement remplacé par la propagande contre le nouvel ennemi, démontrant ainsi l'aisance avec laquelle le parti dirige la haine de ses membres. Cette facilité d'orientation pourrait également être partiellement attribuée à la similarité des termes « Estasia » et « Eurasia » puisqu'ils sont plus facilement confondus. On attend de tous les citoyens d'Océania qu'ils fassent preuve d'un enthousiasme approprié durant la Semaine de la Haine, ainsi que pendant les Deux Minutes de la Haine quotidiennes. Bien que la participation à cet événement ne soit pas légalement obligatoire, le fait de l'éviter ou de refuser d'y participer est considéré comme suspect à la police de la Pensée, ce qui entraîne généralement la vaporisation (l'exécution) du criminel. Cela garantit qu'ils sont contre le parti adverse tout en restant alliés à Big Brother[1],[2].
La Semaine de la Haine est célébrée à la fin de l'été. Les événements lors de cette période comprennent des expositions de cire, des parades militaires, des discours ainsi que des conférences. De nouveaux slogans sont également inventés et de nouveaux chants sont écrits. Le thème de la Semaine de la Haine est appelé le Chant de la Haine. Il est mentionné qu'une unité du département de fiction a été affectée à réaliser des tracts des atrocités (Faux rapports d'atrocités commises par les ennemis d'Océania contre elle) visant à stimuler la population d'Océania s'enfonçant davantage dans une frénésie furieuse contre tous les ennemis. L'effet total de la Semaine de la Haine est ainsi d'enthousiasmer les masses à tel point qu’ils « auraient sans aucun doute mis en pièces [les soldats ennemis capturés] » s’ils en avaient eu l’occasion.
La Semaine de la Haine est introduite au lecteur pour la première fois dans le second paragraphe de la première page de 1984 ; cependant, à ce moment de l'histoire, les lecteurs n'ont aucune idée de ce qu'est la Semaine de la Haine. « Cela faisait partie des mesures de relance économique mises en place en prévision de la Semaine de la Haine. »
Impact culturel
La « Semaine de la Haine » a été adoptée par certains théoriciens ainsi que des critiques comme une comparaison aux efforts réels afin de diaboliser un ennemi de l'État. Le théoricien littéraire soviétique John Rodden remarque que la « Semaine de la Haine » représentée par le roman 1984 de George Orwell anticipe certains des événements antiaméricains au sein de l'Union soviétique qui ont suivi. Scott Boulding met en avant des similitudes entre la semaine de la haine dystopique et les efforts staliniens de remplacer la religion par des services dévotionnels à l'État.
Articles connexes
Références
- ↑ (en) Steven P. Dandaneau, Taking It Big : Developing Sociological Consciousness in Postmodern Times [« Voir grand : développer une conscience sociologique à l'ère postmoderne »], SAGE, , 288 p. (ISBN 978-0-7619-8703-1)
- ↑ (en) Erika Gottlieb, Dystopian Fiction East and West : Universe of Terror and Trial [« Fiction dystopique Est et Ouest : Univers de terreur et de procès »], , 352 p. (ISBN 978-0-7735-2206-0, lire en ligne), p. 86
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hate Week » (voir la liste des auteurs).
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