Seong-Jin Cho

Seong-Jin Cho
Seong-Jin Cho en 2016.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Cho Seong-jin 조성진
Nationalité
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Distinction

Seong-Jin Cho (en coréen 조성진 (Cho Seong-jin ou Jo Sung-jin)), né le à Séoul, est un pianiste sud-coréen.

Il remporte le concours de Hamamatsu en , puis le troisième prix du concours Tchaïkovski en et celui du concours Rubinstein en . En , il gagne le concours Chopin[1].

Biographie

Seong-Jin Cho a effectué sa scolarité à l'école Yewon et au lycée d'Arts de Séoul. Au Conservatoire de Paris, il a été élève de Michel Béroff[2].

Il a remporté le Concours international Frédéric-Chopin pour jeunes pianistes (2008) et le Concours international de piano de Hamamatsu, au Japon (2009), ainsi que le troisième prix au Concours international Tchaïkovski en Russie (2011).

En , il gagne le troisième prix du Concours international de piano Arthur-Rubinstein à Tel Aviv. L'année suivante, il remporte la dix-septième édition (en) du Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie.

En 2017, il joue avec l'Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Simon Rattle[3].

Le , il remplace Denis Matsuev au Carnegie Hall (New York) avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, son homologue russe étant déprogrammé en raison de son soutien à Vladimir Poutine et à l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui débute à peine[4].

Prix remportés

Accueil critique

Années 2010

En 2015, Élisabeth Schneiter, du webzine spécialisé français ResMusica, commente son passage au concours Chopin en ces termes : « Depuis le début du Concours, il montre une délicatesse, une grâce et une subtilité merveilleuses, limpide et expressif à la fois. Il est, de l'avis de tous les habitués des concours rencontrés ici, le pianiste le plus accompli et, parmi les finalistes, le plus fidèle à Chopin, parce que son jeu, tout « classique » qu'il soit, n'est pas prévisible. Il trouve des couleurs, des intensités qui, bien que certainement répétées longuement, ne sont pas figées, et dont il a exploré toute la gamme pour en choisir une au moment de jouer, ici et maintenant[5] ».

En 2016, Cho joue au festival de La Roque d'Anthéron un an après sa victoire au concours Chopin. Julien Hanck, du webzine Bachtrack (en), observe que le Coréen possède « une technique d’une rare complétude […]. L’égalité des doigts dans l’articulation, la sonorité parfaitement stabilisée est déjà celle d’un pianiste endurci par le temps. Les purs effets sont exécutés avec goût, la virtuosité nourrissant ici une élégance. […] On dénote quelques complaisances expressives et une légère tendance à faire traîner la main droite dans les passages chantés »[6].

Années 2020

En 2024, lors d'un autre passage au festival de La Roque d'Anthéron, Alain Lompech (Bachtrack) a d'abord un avis mitigé : pour lui, Cho « joue fabuleusement du piano mais a une pédale un peu insistante et joue « impressionniste » et trop expressif. Le « Menuet » de la Sonatine [de Ravel, ndlr] est affadi tant il manque de carrure et de simplicité d'élocution. Le « Finale » n'est pas lancé de façon directe, il romantise, il bouge. Les Valses nobles et sentimentales sont arrondies dès l'entame, elles ne sont en rien aphoristiques et mystérieuses, trop pleines d'intentions et la fin n'est plus ce moment de rêve suspendu. » Cho joue ensuite la Deuxième Année de pèlerinage de Liszt, et Lompech reconnaît alors qu'« il [en] donne ce soir la plus géniale, la plus foudroyante interprétation qu'il nous ait été donné d'écouter. De celles qui font changer d'avis sur les œuvres et se taire. Tout est là : le son, la conduite des phrasés, la dramaturgie, l'instant et le grand tout. […] Seong-Jin Cho nous introduit dans un monde de poésie, de drame, de légende. […] il nous entraîne dans un univers spirituel qui repousse les limites du piano […] On en sort bouleversé à jamais. »[7]

En , Susan Stempleski (idem) applaudit Cho après un récital au Carnegie Hall centré sur Ravel : « Entendre Cho, avec sa technique irréprochable et sa sensibilité musicale aiguë, jouer l'intégralité de ce magnifique répertoire en une seule soirée, a permis d'approfondir notre appréciation de la beauté et de l'originalité de l'œuvre pianistique de Ravel. »[8]

Discographie

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Seong-Jin Cho » (voir la liste des auteurs).
  1. « Le pianiste sud-coréen Seong-Jin Cho remporte le 17e concours international Chopin de Varsovie », sur France Musique, (consulté le )
  2. Improvisation so piano, Jean-Pierre Thiollet, Neva Éditions, 2017, p.29. (ISBN 978-2-35055-228-6)
  3. (en) Yoon Min-sik, « Pianist Cho Seong-jin to play with Simon Rattle and Berliner Philharmoniker », sur The Korea Herald, (consulté le )
  4. (en) « Pianist Seong-Jin Cho Replaces Russian Pianist Denis Matsuev at Carnegie Hall », sur The Violin Channel, (consulté le )
  5. Élisabeth Schneiter, « Seong-Jin Cho remporte le 1er prix du Concours international Chopin de Varsovie », sur ResMusica, (consulté le )
  6. « Roque d’Anthéron : Seong-Jin Cho et Charles Richard-Hamelin dans leur élément, Chopin », sur bachtrack.com (consulté le )
  7. « Seong-Jin Cho dans l'histoire de l'interprétation lisztienne », sur bachtrack.com (consulté le )
  8. « Ravishing Ravel from Seong-Jin Cho at Carnegie Hall », sur bachtrack.com (consulté le )

Liens externes

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