Service de police du Nunavik
| Service de police du Nunavik | |
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| Devise : « Servir et protéger » | |
| Informations | |
|---|---|
| Abréviation | SPN |
| Création | 1 avril 1995 |
| Type d'agence | Police régionale |
| Affiliation | Région Kativik |
| Chef de police | Jean-Pierre Larose[1] |
| Budget | $28,3M (2020) |
| Effectifs |
|
| Quartier général | Kuujjuaq, Québec (Canada) |
| Site Internet | www.nunavikpolice.ca |
| Moyens | |
| Véhicules de patrouille | 56 |
Le Service de police du Nunavik (SPN), anciennement Corps de police régional Kativik (CPRK), est un service de police couvrant les 14 communautés de la région Kativik, au Québec (Canada), situées au nord du 55e parallèle. Son siège social est à Kuujjuaq, mais chaque communauté a son propre poste de police.
Mission
Selon le site Web du CPRK, sa mission est de « maintenir la paix, l'ordre et la sécurité publique dans le territoire, de prévenir le crime et les infractions aux règlements des municipalités, aux ordonnances de l'ARK et aux lois du Québec et du Canada, et d'en rechercher les auteurs »[2].
Historique
C’est d’abord la Gendarmerie royale du Canada qui couvre le territoire actuellement desservi par le CPRK, de 1936 jusqu’en 1961. À cette date, la Sûreté du Québec prend le relai à la suite d’une décision du gouvernement provincial, dont la juridiction du territoire lui revient dorénavant.
En 1975 a lieu la signature de la convention de la Baie-James, qui entend mettre en collaboration avec la Sécurité du Québec des programmes de police autochtone. Par la suite, en 1995, le Corps de police régional Kativik est créé et obtiendra sa pleine autonomie en 1996[2].
En 2017, sur les 70 policiers que compte le corps de police, trois sont inuits et 20 % sont des femmes[3].
En 2021, à l'occasion du 25e anniversaire du service de police, le Corps de police régional Kativik devient le Service de police du Nunavik[4].
En 2025, à la suite de la seconde mort en six mois lors d'interventions du service de police du Nunavik, la société Makivik reproche publiquement au Service un emploi excessif de la force et réclame des changements structurels[5].
Territoire desservi

Le Corps de police régional Kativik couvre 14 communautés : Akulivik, Aupaluk, Inukjuak, Ivujivik, Kangiqsujuaq, Kangiqsualujjuaq, Kangirsuk, Kuujjuaq, Kuujjuarapik, Puvirnituq, Quaqtaq, Salluit, Tasiujaq et Umiujaq. En 2017, la population, à 90 % inuit, compte environ 13 000 habitants, et se répartit sur plus de 500 000 km2 de superficie[6].
Chaque communauté dispose de son propre poste de police ; par contre, le Nunavik ne disposant pas d'établissement de détention, les incarcérés sont déplacés entre les quartiers cellulaire des postes de police, surchargés, et l'un des vingt établissements au sud du Québec, à plus de 1 000 km du lieu de l'infraction[7].
Notes et références
- ↑ « Assermentation du directeur du Corps de police régional Kativik », sur fil-information.gouv.qc.ca, (consulté le ).
- « Information générale », sur krpf.ca, (consulté le ).
- ↑ La Presse Canadienne, « Une femme inuite embauchée par la police du nord du Québec », La Presse, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ .
- ↑ « Les services de police du Nunavik sont défaillants, selon un groupe politique », sur radio-canada.ca, (consulté le ).
- ↑ « Renseignements généraux », sur krg.ca, (consulté le ).
- ↑ Rapport spécial du Protecteur du citoyen : Les conditions de détention, l’administration de la justice et la prévention de la criminalité au Nunavik, Québec, Protecteur du citoyen, (lire en ligne).
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