Seymourina Poirson

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans) 17e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Cuthbert |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Henry Seymour (d) |
| Conjoint |
Paul Poirson (à partir de ) |
| Enfant |
| Date de baptême |
|---|
Seymourina Poirson, née Seymourina Suzanne Vincente Cuthbert le dans l'ancien 3e arrondissement de Paris et morte le dans le 17e arrondissement de Paris, est une autrice et salonnière française[1].
Biographie

Seymourina Suzanne Vincente Cuthbert naît en le à Paris. Elle est baptisée le à l'église évangélique de la Rédemption[2].
Elle est la fille d'Amélie Clémence Barjonnet et Henry Seymour (1805-1854)[3], un dandy à l'origine du Jockey-Club de Paris (hockey sur gazon), surnommé « Milord l'Arsouille ». Elle est élevée au château de Bagatelle par son oncle et parrain Richard Seymour-Conway, marquis d'Hertford (1800-1870) et sa compagne Louise Suzanne de Bréart, dite Madame Oger (1818-1904), qui est sa marraine[4],[5].

Seymourina Poirson épouse le courtier en assurance, puis dramaturge et librettiste Paul Poirson (1836-1895) le à Neuilly-sur-Seine. Leurs témoins sont Louise Suzanne Oger Bréart et le beau-fils de celle-ci, Richard Wallace (1818-1890), le collectionneur connu pour avoir offert plus de 65 fontaines Wallace à la ville de Paris[5]. Le , ils ont un enfant, Suzanne (1871-1926), joueuse de tennis connue sous le nom de Madame P. Girod, qui remporte le championnat de France en 1901. Et plus tard, en 1873, un fils nommé Charles (1873-1936)[4].
Comme de nombreuses dames de la bourgeoisie, elle est musicienne et tient un salon littéraire, philosophique et musicial avec un orgue du facteur Cavaillé-Coll selon la mode sous le Second Empire[2]. Elle écrit notamment sur le patrimoine et la philosophie féministe[6].
Seymourina Poirson décède le dans le 17e arrondissement de Paris à l'âge de 84 ans[2].
Hommage
Seymourina Poirson est peinte par John Singer Sargent en 1885. L'œuvre se trouve actuellement au Detroit Institute of Art aux États-Unis[4].
Œuvres
- « Au sujet du féminisme - Quo non descendam ? », Le Carnet historique & littéraire,
- Le Jardin de ma pensée, illustrations de Louise Abbéma, J. Béraud, Chartran, Dubufe, L.-E. Fournier, Gervex, Jeanniot, Madeleine Lemaire, Maurice Leloir, Soldi-Colbert, Paris, Société d'éditions d'art "Le Livre et l'Estampe", 1904
- Mon Féminisme, Bordeaux, Féret et fils,
(Wikisource) - Les Châteaux du lac bleu, le Léman historique, pittoresque, artistique, éd. Henry Paulin et Cie, 1907
- Sur les genoux de grand-père, 1909
- La co-éducation : ses causes, ses effets, son avenir, préface de Mme Georges Régnal, Paris, H. Paulin et Cie, 1911
- La Reconstitution de la civilisation européenne. La pensée française. L'éducation civique et sociale. Les maisons de vie sociale ou maisons de tous, 1917
Notes et références
- ↑ Poirson, Seymouria (1846-1931), Paris, BnF, 24 janvier 1995 [16 mars 2021] (lire en ligne)
- Festival musical de Saint-Yrieix, « Les orgues de salon sous le Second Empire », L'orgue de la collégial de Saint-Yrieix, (lire en ligne [PDF])
- ↑ Etat civil, « Barjonnet-Cuthbert, Seymourina Suzanne Vincente », Naissances,
- (en) David Charles Rose, Oscar Wilde's Elegant Republic, Cambridge, Cambridge Scholars Publishing, , 610 p. (ISBN 1-4438-8360-3), p. 34
- « Généalogie de Seymourina CUTHBERT », sur Geneanet (consulté le )
- ↑ « Causerie mondaine », Le Figaro-modes, no 34, , p. 3 (lire en ligne)
Liens externes
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