Shen Quanqi

Shen Quanqi
Naissance
Décès
Vers 715
Nom dans la langue maternelle
沈佺期 (Shen Quanqi)
Nom de naissance
沈佺期 (Shen Quanjq)
Autres noms
nom de courtoisie : Yunqing (云卿)
Nationalité
Activités
Autres activités
Enfant
Shen Dongmei (d)

Shen Quanqi (chinois : 沈佺期 ; chinois traditionnel : 沈佺期 ; pinyin : Shěn Quánqī ; Wade : Shen Ch'üan-ch'i) (v. 650-v. 715)[a 1] également connu sous le prénom de courtoisie de Yunqing (雲卿), est un haut fonctionnaire et un poète chinois célèbre actif pendant la dynastie Tang ainsi que pendant la restauration de la dynastie Zhou sous Wu Zetian (r. 690-712). Originaire de Neihuang, Xiangzhou (aujourd’hui comté de Neihuang)[1], il serait mort au début au début de l’ère Kaiyuan (v. 713-715)[2] vol. 095.

Biographie

Né dans la préfecture de Neihuang, dans la province de Xiangzhou (aujourd’hui dans le Henan), Shen Quanqi a des racines ancestrales à Wuxing (aujourd’hui Huzhou, Zhejiang)[1], est issu d’une famille de magistrats et de fonctionnaires sur plusieurs générations. Il excelle dans la composition littéraire, particulièrement dans les poèmes en sept caractères[2] vol. 095. En 675, sous l’empereur Gaozong, il réussit les examens impériaux et obtient le titre académique de jinshi. Il commence sa carrière en tant qu'officier subalterne au Bureau de la Musique puis, il occupe plusieurs postes de lettré à la cour impériale nommé par le fonctionnaire Zhang Yizhi. Sous le règne de l’impératrice Wu Zetian (r. 690-705), il occupe le poste de fonctionnaire chargé des textes légaux, ensuite il est promu fonctionnaire de rang moyen du Département de l’Évaluation des Mérites, puis il devient conseiller impérial au Secrétariat impérial[3]. Cependant, en 705, la dynastie Wu Zhou est renversée et Zhang Yizhi est exécuté[4]. Shen Quanqi est accusé et emprisonné sous l’accusation de corruption et de pots-de-vin, mais il s’agit en réalité d’une fausse accusation[3]. Il est libéré, mais exilé à Huanzhou, dans le protectorat d'Annam (aujourd'hui situé dans le Vietnam moderne)[5]. En 706, il est gracié et il est rappelé pour reprendre ses fonctions à la cour impériale. Il est nommé chroniqueur de cour tout en étant érudit attaché au Pavillon Xiuwen. Puis, il occupe la fonction de rédacteur impérial au Bureau des Documents[5] et intendant adjoint du prince héritier recevant le titre de seigneur du comté de Wuxing[1]. Il meurt au début de l’ère Kaiyuan (v. 713-715)[3].

* * *

Shen Quanqi est l’un des poètes de cour les plus célèbres de l’époque , sa notoriété égale celle du célèbre poète Song Zhiwen avec qui il forme le duo appelé « Shen-Song ». Leurs poèmes réguliers respectent des règles strictes et précises, et les critiques littéraires de l’époque les considèrent comme des poètes représentatifs dans la standardisation du poème régulé[3], étant ainsi les fondateurs du poème régulé en cinq caractères dans la poésie classique chinoise de la dynastie Tang[4],[5].

Poésie

Shen Quanqi excelle dans la composition littéraire et il est surtout célèbre pour son rôle dans le développement et la perfection de la forme du poème régulé dans la poésie classique chinoise[4],[5]. D'une part, la plupart de ses oeuvres possède le style élégant de la cour qu’il écrit lorsqu’il est au service impérial en répondant aux commandes passées par l'empereur[6],[a 2]. D'autre part, il a aussi composé des poèmes intensément tourmentés qu’il compose pendant ses années d’exil dans le sud extrême de l’empire quand il vit à Annam au Vietnam[5]. Beaucoup de ses poèmes composés là-bas comptent parmi les premiers travaux littéraires traitant du Vietnam[4].

Œuvres

  • 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) : cette anthologie comprend trois volumes des poèmes de Shen Quanqi[2] vol. 095.

Poème

Seule, je ne le vois pas (独不见)

Chinois

卢家少妇郁金堂,
海燕双栖玳瑁梁。
九月寒砧催木叶,
十年征戍忆辽阳。

白狼河北音书断,
丹凤城南秋夜长。
谁为含愁独不见,
更教明月照流黄。

Traduction libre

Jeune épouse de la maison Lu, elle est cloîtrée dans le pavillon parfumé,
Deux hirondelles de mer s’abritent ensemble sur la poutre d’écaille.
Le froid battage du linge en septembre hâte la chute des feuilles,
Dix ans de service aux frontières, elle pense à Liaoyang.

Au nord de la Rivière Bailang, les nouvelles et lettres ont cessé,
Au sud de la ville Danfeng, les nuits d’automne sont longues.
Pour qui garde-t-elle ce chagrin, seule et sans nouvelles de lui ?
La lune claire éclaire son vêtement de soie jaune.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Les sources divergent sur les dates, certaines parlent de 656–714, d'autres de vers 656–vers 715).
  2. ↑ La plupart de ses oeuvres de cour sont des poèmes composés pour célébrer la prospérité et les danses, au style somptueux, suivant l’influence des styles de Liang et de l’école du palais ancien.

Références

  1. (zh) « 沈佺期 (Shen Quanqi) », sur Gushiwen.cn,‎ (consulté le )
  2. (zh) 沈佺期 (Shen Quanqi), « 全唐詩(全唐诗) (Intégrale de la poésie des Tang) »,‎ (consulté le )
  3. (zh) « 沈佺期 (Shen Quanqi) », sur Baike.baidu, Pékin,‎ (consulté le )
  4. (zh) « 崔融 (Shen Quanqi) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
  5. (en) Alfreda Murck, Poetry and Painting in Song China: The Subtle Art of Dissent, Harvard University Asia Center, (ISBN 978-0-674-00782-6)
  6. ↑ Multiples auteurs sous la direction de Rémi Mathieu, Anthologie de la poésie chinoise, Lonrai, Gallimard, coll. « La Pléiade », , 1547 p., p. 1285

Liens externes

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