Shigeichi Negishi

Shigeichi Negishi
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Biographie
Naissance
Décès
(à 100 ans)
Tokyo
Nom dans la langue maternelle
根岸 重一
Nationalité
Activités
Autres informations
Conflit

Shigeichi Negishi, né le à Itabashi et mort le , est un ingénieur japonais. Il invente le premier prototype de la machine de karaoké. À l'aide d'un haut-parleur, d'un microphone et d'un magnétophone, il réussit à amplifier sa voix tout en diffusant simultanément une bande-son instrumentale. Bien que Daisuke Inoue soit plus reconnu à l'échelle internationale pour une invention similaire, l'Association japonaise des industriels du karaoké considère Negishi comme le premier parmi les cinq inventeurs indépendants de la machine à karaoké[1].

Biographie

Shigeichi Negishi naît le dans l'arrondissement d'Itabashi à Tokyo, au Japon[2]. Sa mère tient un magasin de tabac et son père est fonctionnaire, chargé de superviser les élections régionales. Enfant, il réalise des paysages urbains en carton[2] et se forge une réputation d'élève assidu, remportant un concours national de calligraphie à l'âge de onze ans[1]. Shigeichi Negishi étudie l'économie à l'université Hosei de Tokyo et est enrôlé dans l'armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la défaite du Japon, il est fait prisonnier de guerre et détenu pendant deux ans à Singapour[3]. Après sa libération en 1947, il vend des appareils photo Olympus et fonde plus tard, en 1956, la société d'électronique grand public Nichiden Kogyo[1].

Onze ans plus tard, un collègue aurait taquiné Shigeichi Negishi à propos de sa mauvaise voix alors qu'il chante tout seul au travail. Pensant qu'il chanterait mieux avec un accompagnement musical, lui et son équipe branchent ensemble un haut-parleur, un micro et un magnétophone. Pour tester l'appareil, Shigeichi Negishi utilise une version instrumentale en 8 pistes de la chanson « Mujo no Yume » [Note 1] de Yoshio Kodama[1]. Pour commercialiser son produit, Shigeichi Negishi s'associe à un ami qui travaille à la Japan Broadcasting Corporation et parcourt le Japon pour faire des démonstrations[4],[1]. Une fois que Shigeichi Negishi parvient à trouver un distributeur, l'appareil est baptisé « Sparko Box », car le mot « karaoké » ressemble à « kan'oke », le mot japonais désignant un cercueil. Commercialisé sous différents noms, Shigeichi Negishi vend environ 8 000 Sparko Boxes[4]. En 1975, il cesse son activité de karaoké suite à des difficultés et prend sa retraite définitive vers 1993[3]. Il ne fait pas breveté la Sparko Box, et d'autres inventeurs, comme Daisuke Inoue, créent des produits similaires, s'attribuant également l'invention de la machine de karaoké[3]. Sa fille explique qu'il ne regrettait pas de ne pas avoir déposé de brevet qui aurait pu le rendre riche, précisant que son père avait « éprouvé une grande fierté en voyant son idée se transformer en une culture du plaisir par le chant à travers le monde »[2].

Shigeichi Negishi meurt de causes naturelles suite à une chute survenue le , à l'âge de 100 ans[5],[3].

Notes et références

Notes

  1. Traduction : « Le rêve sans cœur ».

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Shigeichi Negishi » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Matt Alt, « Shigeichi Negishi, the Inventor of Karaoke, Dies at 100 » Accès payant, sur wsj.com, .
  2. (en-GB) « Shigeichi Negishi, inventor of the karaoke machine – obituary » Accès limité, sur telegraph.co.uk, (consulté le ).
  3. (en) Chloe Veltman, « Karaoke inventor Shigeichi Negishi dies at 100 », sur National Public Radio, .
  4. Alt 2020, p. 87-88.
  5. (en) « Shigeichi Negishi, inventor of first karaoke machine, dead at 100 », sur cbc.ca, .

Bibliographie

  • [Alt 2020] (en) Matt Alt, Pure Invention: How Japan's Pop Culture Conquered the World, New York, New York, Crown Publishing Group, (ISBN 978-1-9848-2669-5), p. 75-100.

Liens externes

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