Shlomo Karhi

Shlomo Karhi
Illustration.
Shlomo Karhi, en 2020.
Fonctions
Ministre israélien des Communications
En fonction depuis le
(3 ans, 4 mois et 23 jours)
Premier ministre Benyamin Netanyahou
Gouvernement Netanyahou VI
Prédécesseur Yoaz Hendel
Député à la Knesset
En fonction depuis le
(7 ans et 22 jours)
Élection 9 avril 2019
Réélection 17 septembre 2019
2 mars 2020
23 mars 2021
1er novembre 2022
Législature 21e, 22e, 23e, 24e et 25e
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ramat Gan (Israël)
Nationalité Israélienne
Parti politique Likoud
Diplômé de Université Ben Gourion du Néguev

Shlomo Karhi, né le à Ramat Gan, est un universitaire et homme politique israélien. Il est actuellement membre de la Knesset pour le Likoud et occupe le poste de ministre des Communications dans le Gouvernement Netanyahou VI[1].

Jeunesse et éducation

Karhi est né à Ramat Gan, aîné de dix-sept frères et sœurs d'une famille religieuse[2], du rabbin David Karhi, un Sabra né en Israël et d'origine juive tunisienne de Djerba. À l'âge de quatre ans, Shlomo Karhi déménage à Zimrat, un moshav religieux. Il fait ses études aux yeshivas Kisse Rahamim et Mercaz HaRav.

Il sert ensuite dans le bataillon religieux Netzah Yehuda pendant son service national dans les Forces de défense israéliennes (FDI) avant d'obtenir une licence en comptabilité de gestion et en systèmes d'information au Collège de technologie de Jérusalem. Karhi obtient une maîtrise et un doctorat en ingénierie industrielle et en gestion à l'université Ben Gourion du Néguev.

Il commence à travailler comme professeur au Sapir Academic College, avant de devenir membre du corps enseignant de l'université Ben-Gourion, puis de l'université Bar-Ilan.

Carrière politique

Karhi est placé vingt-cinquième sur la liste du Likoud pour les élections d'avril 2019, une place réservée aux candidats du Néguev. et est élu à la Knesset, le Likoud ayant remporté 36 sièges. Il est réélu aux élections de septembre 2019 et de après avoir été placé vingt-septième sur la liste du Likoud et est réélu à nouveau en 2021 (à la vingt-quatrième place). Il est à nouveau réélu en 2022 (à la treizième place), puis est nommé ministre des Communications.

En , Karhi dévoile son plan de réforme du marché des communications. Il annonce la suppression de la Deuxième Autorité et du Conseil du câble et du satellite, déclarant la fin de l'ère de la « réglementation hyperactive »[3].

Le , Karhi se rend à Riyad, en Arabie saoudite, parmi une délégation de 14 membres pour assister au Congrès extraordinaire de l'Union postale universelle[4].

Il fait adopter une loi sur la privatisation des médias publics en 2024. Le gouvernement entérine par ailleurs la rupture de tout lien entre l’État et le quotidien Haaretz, disant qu'il ne diffuserait plus ni de messages publics, ni de campagnes de publicité dans le journal. Selon Shlomo Karhi, il s'agit de lutter contre « la propagande mensongère » du journal, qui est très critique de la politique du gouvernement dans la bande de Gaza[5].

Reporters sans frontières dénonce une « offensive contre la presse libre et indépendante en Israël », marquée par un climat d’intimidation contre les journaux critiques du gouvernement. Inversement, les médias pro-gouvernementaux se voient récompenser, comme Channel 14, qui obtient d’être exemptée de frais de diffusion[6].

Prises de position

Lors d'un discours à la Knesset le , pendant la crise israélo-palestinienne de 2021, il compare les Arabes israéliens à des « ennemis de l'intérieur »[7].

Il est hostile à la solution à deux États et affirme que la totalité de la Palestine doit revenir à Israel[8].

Il appelle pendant la guerre de Gaza les soldats israéliens à couper les prépuces des combattants palestiniens, comme David le fit avec les Philistins dans le Tanakh, en guise de « vengeance »[9].

Il milite pour la colonisation de la bande de Gaza et le départ « volontaire » du peuple palestinien. Il précise que « ‘volontaire’ c’est parfois une situation qu’on impose [à quelqu’un] jusqu’à ce qu’il donne son consentement”[10]. »

Références

  1. (en-US) « Who’s who in the new Netanyahu-led government », The Times of Israel (consulté le )
  2. « Knesset Member Shlomo Karhi », Knesset (consulté le )
  3. (he) « רפורמה בשוק התקשורת: שר התקשורת שלמה קרעי הודיע על ביטול הרשות השנייה ומועצת הכבלים והלוויין », Ynetnews,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « None ever, then 2 in a week: 2nd Israeli minister makes official visit to Saudi Arabia », The Times of Israel,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. « Israël: une loi pour privatiser le service public votée au Parlement », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  6. « « Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou mène une offensive contre la presse libre et indépendante en Israël » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Nitzan Perelman Becker, « Ce que masque l’expression « Arabes israéliens » », sur The Conversation, (consulté le )
  8. (en) « Israel's open rejection of a 'two-state solution' undermines US Middle East policy », sur Sky News (consulté le )
  9. (en) « How Gaza genocide happened: Incriminating words of Israel's politicians », sur The National, (consulté le )
  10. « Vidéo. Danses et discours enflammés : des ministres israéliens appellent à recoloniser Gaza », sur Courrier international, (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique
  • icône décorative Portail d’Israël