Shoshana Strook

Shoshana Strook
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Biographie
Naissance
Décès
(à 38 ans)
Amirim
Sépulture
Old Jewish Cemetery, Hebron (en) ()
Nom dans la langue maternelle
שושנה סטרוק
Nationalité
Formation
Activité
Père
Avraham Strook
Mère

Shoshana Strook, née le à Jérusalem (Israël) et retrouvée morte le à Amirim (Israël), est une citoyenne israélienne connue pour avoir dénoncé publiquement des abus sexuels et physiques graves au sein de sa famille, impliquant notamment sa mère, la ministre israélienne Orit Strook.

Son témoignage a déclenché une controverse internationale majeure concernant l'influence politique sur le système judiciaire israélien, l'utilisation des ordonnances de non-divulgation et la protection des victimes de violences domestiques dans les milieux religieux radicaux[1].

Biographie

Shoshana Strook est l'une des onze enfants d'Orit Strook, figure de proue du parti d'extrême droite Otzma Yehudit et ministre des Implantations et des Missions nationales, et de son mari Avraham. Elle grandit dans la communauté du sionisme religieux radical[Selon qui ?], résidant principalement dans les colonies israéliennes de Cisjordanie, notamment à Hébron.

La famille Strook a fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires par le passé. En 2007, l'un des frères de Shoshana, Zviki Strook, a été condamné pour l'enlèvement et l'agression d'un adolescent palestinien, purgeant une peine de prison réduite après une vive polémique judiciaire[2].

Allégations d'abus et procédures

En , Shoshana Strook publie une série de témoignages vidéo sur les réseaux sociaux. Elle y accuse ses parents et l'un de ses frères de l'avoir soumise à des abus sexuels, physiques et psychologiques systématiques dès l'âge de deux ans et demi[3].

Dans ses déclarations, elle décrit l'existence de réseaux pédophiles et de rituels abusifs, affirmant également avoir été victime de pédopornographie et forcée à la prostitution par son père à l'âge de 13 ans à Tel Aviv. Elle soutient que sa mère, Orit Strook, aurait non seulement couvert ces actes mais y aurait activement participé pour protéger son image publique et politique[4].

Dépôt de plainte en Italie

Craignant que l'influence politique de sa mère n'entrave l'enquête en Israël, Shoshana Strook se rend en Italie fin 2025. Elle y dépose une plainte pénale formelle auprès des autorités italiennes, déclarant chercher un « asile juridique » dans un pays neutre pour échapper aux pressions du gouvernement israélien.

En Israël, l'enquête menée par l'unité de police Lahav 433 est initialement frappée d'un gag order (interdiction de publication), empêchant les médias locaux d'identifier la ministre mise en cause. Cette restriction est fermement critiquée par des organisations de défense des droits des femmes, telles que le mouvement Bonot Alternativa, qui dénoncent un déni de justice[1].

Mort

Le , Shoshana Strook est retrouvée morte à son domicile dans le nord d'Israël. Son décès est confirmé par sa mère via une publication sur les réseaux sociaux. Bien que les premières informations officielles aient évoqué un suicide, la police israélienne a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de sa disparition, compte tenu de la gravité des accusations portées contre sa famille et de la médiatisation de l'affaire[5].

Notes et références

  1. (it) « Morta Shoshana Strock: aveva denunciato la madre ministra », sur Vox News,
  2. (en) « Court cuts jail time for Strock son », Haaretz,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Israeli minister's daughter accuses family of child sex abuse », TRT World,‎ (lire en ligne)
  4. (it) « Israele: figlia della ministra Strock accusa la famiglia di abusi », sur InfoPal,
  5. (en) « Daughter of National Missions Minister Orit Strock found dead, police investigate case », The Jerusalem Post,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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