Les musulmans commencent leur première campagne militaire annuelle et leur traversée des Pyrénées, sous le commandement d'Al-Hurr ibn Abd al-Rahman al-Thaqafi, en 717 avec une petite expédition en Septimanie[1]. En 719, ils attaquent Narbonne qui leur résiste. Al-Samh ibn Malik al-Khawlani passe l'hiver dans la province et revient l'année suivante pour reprendre l'offensive et conquérir le territoire dont les défenseurs sont tous massacrés.
Au VIIIe siècle, Narbonne dispose toujours des murailles héritées de l'époque romaine, chantées par l'évêque Sidoine Apollinaire en 465. Selon une histoire locale connue des Narbonnais, les Sarrasins seraient entrés dans la ville par surprise, à l'automne 719, profitant de l'ouverture des portes en cette période de vendanges. Ce qui expliquerait pourquoi la ville, en dépit de ses ouvrages défensifs, est si facilement conquise et si longue à reprendre. Le chef musulman fait mettre à mort les hommes ayant tenté de défendre la cité, déporter leurs femmes et enfants en Espagne puis laisse une petite garnison[2].
Selon les sources médiévales, les habitants ne sont probablement pas massacrés, mais la ville est mise à sac[3].
Conséquences
La province fait immédiatement sa soumission aux musulmans[4]. Le wali installe une garnison de soldats dans la ville[5]. Les villes voisines de Béziers, Lodève, Agde et Villeneuve-lès-Maguelone sont prises la semaine suivante mais Nîmes résiste.
↑Philippe Sénac, in « Les Carolingiens et al-Andalus : VIIIe-IXe siècles »
↑Célestin Port, Essai sur l'histoire du commerce maritime de Narbonne, Durand, , 208 p. (lire en ligne), p. 16
↑(en) George Moir Bussey et Thomas Gaspey, The Pictorial History of France and of the French People : From the Establishment of the Franks in Gaul, to the Period of the French Revolution, vol. 1, W. S. Orr and Company, , 726 p. (lire en ligne), p. 184
↑Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales, vol. 12, Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales, , 350 p. (lire en ligne), p. 282