Siège du mont Hiei
比叡山の戦い
| Date | 29 septembre 1571 |
|---|---|
| Lieu | Mont Hiei, juste à l'extérieur de Kyoto, au Japon |
| Issue | Victoire d'Oda Nobunaga |
| Forces d'Oda Nobunaga | Moines guerriers du mont Hiei |
| Oda Nobunaga | Divers chefs des moines |
| 30 000 | Inconnu |
| Inconnu | Plus de 20 000 civils et combattants |
Batailles
- Akatsuka
- Kiyosu (en)
- Muraki (en)
- Inō
- Nagara-gawa
- Ukino (en)
- Terabe
- Marune
- Okehazama
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- Inabayama
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- Kanegasaki
- Anegawa
- Hongan-ji
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- Odani
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- Nagashino
- Mitsu-ji
- Kizugawaguchi
- Shigisan
- Tedorigawa
- Takatenjin
- Tottori
- Hijiyama
- Takatō
- Tenmokuzan
- Uozu
- Honnō-ji
| Coordonnées | 35° 04′ 14″ nord, 135° 50′ 28″ est | |
|---|---|---|
Le siège du mont Hiei (比叡山の戦い, Hiei-zan no Tatakai) en 1571 est la destruction des villes et temples bouddhistes (Enryaku-ji) du mont Hiei, proche de Kyoto, par près de 30 000 hommes d'Oda Nobunaga. Cet événement, qui selon l'historien Stephen Turnbull est si unilatéral qu'il devrait à plus juste titre être appelé un massacre plutôt qu'un siège ou une bataille, marque la fin de la grande puissance des moines guerriers du mont Hiei.
Contexte
Les moines tendai installés sur le mont sont depuis longtemps des ennemis d'Oda Nobunaga, en raison de leur force, de leur indépendance et de leur alliance avec les clans Azai et Asakura.
Déroulement

À partir du , les hommes de Nobunaga attaquent la ville de Sakamoto à la base de la montagne avant de monter vers les temples tendai. Ils détruisent ensuite le sanctuaire Hiyoshi qui honore Sannō, le kami de la montagne. Les soldats de Nobunaga encerclent le mont et progressivement se dirigent vers le haut, tuant et détruisant tout qui se trouve sur leur passage. Finalement, ils atteignent l'Enryaku-ji, le puissant et célèbre temple au sommet, qui est rasé. Ses arquebusiers forment alors des équipes de recherche et éliminent tous ceux qui ont auparavant échappé à leur attaque.
Le nombre de victimes est estimés entre 1 500 et 4 000 personnes.
L'attaque supprime l'influence d'une institution religieuse qui exercait à la fois le rôle d'autorité spirituelle et de force militaire[1].
Ce massacre aurait profondément affecté le général Akechi Mitsuhide, fervent bouddhiste, et l'aurait donc éloigné de son daimyo Oda Nobunaga ; la fracture atteignant son paroxysme lors de l'incident du Honnō-ji.
Des fouilles récentes ont montré que de nombreuses installations du mont Hiei pourraient avoir été abolies avant cela et que la destruction a été moindre que ce que certaines sources historiques indiquent[2].
De nombreux bâtiments ont été reconstruit après le siège, limitant les traces visibles de celui-ci[3].
Bibliographie
- (en) Stephen R. Turnbull, The Samurai Sourcebook, Londres, Cassell & Co, , 320 p. (ISBN 978-1-854-09523-7).
- (en) Stephen R. Turnbull et Wayne Reynolds, Japanese warrior monks AD 949-1603, Oxford, Osprey, , 64 p. (ISBN 978-1-841-76573-0, OCLC 51779452).
- (en) Stephen R. Turnbull et Peter Dennis, Japanese fortified temples and monasteries, AD 710-1602, Oxford, Osprey, , 64 p. (ISBN 978-1-841-76826-7, OCLC 973595587).
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Siege of Mount Hiei » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « The massacre of 2000 Buddhist monks who refused to submit to a ruthless Japanese warlord », sur History Skills (consulté le ).
- ↑ (ja) Kaneyasu Yasuaki, Kōkogaku suiri jō, Narashino, Daikakusha Co., (ISBN 9784924899100).
- ↑ (en) « Descendants of old foes pray for victims of 1571 temple massacre », sur The Asahi Shimbun, AJW.Asahi (consulté le ).
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