Siarnaq
| Siarnaq Saturne XXIX | |
Images de la découverte de Siarnaq prises par l'Observatoire Canada-France-Hawaï en septembre 2000. | |
| Type | Satellite naturel de Saturne |
|---|---|
| Caractéristiques orbitales (Époque J2000.0) | |
| Demi-grand axe | Entre 17 542 000 et 18 256 000 de km |
| Excentricité | Entre 0,089–0,554 |
| Période de révolution | 896 d |
| Inclinaison | Entre 41,4° et 54,3° |
| Caractéristiques physiques | |
| Diamètre | (à l'équateur) ~32 km |
| Masse volumique moyenne | ~2,3 × 103 kg/m3 |
| Magnitude apparente | 20,1 (à l'opposition) |
| Albédo moyen | ~0,06 |
| Caractéristiques de l'atmosphère | |
| Découverte | |
| Découvreur | Brett J. Gladman, John J. Kavelaars, Jean-Marc Petit, |
| Date de la découverte | |
| Désignation(s) | |
| Désignation(s) provisoire(s) | S/2000 S 3 |
Siarnaq (S XXIX Siarnaq) est l'une des lunes de Saturne. Elle fut découverte en 2000 par l'équipe de Brett J. Gladman (désignation temporaire S/2000 S 3) à partir de l'observatoire Canada-France-Hawaï, en même temps que sept autres lunes de Saturne[1],[2].
Cette Lune de dénomination inuite appartient aux lunes progrades de Saturne. Elle fait partie des satellites naturels ayant la période de rotation la plus courte parmi toutes les lunes irrégulières de la planète[1].
Découverte
Siarnaq a été découvert le par une équipe internationale d'astronomes composée de Brett J. Gladman, John J. Kavelaars, Jean-Marc Petit, Hans Scholl, Matthew Holman, Brian G. Marsden, Philip Nicholson et Joseph A. Burns[2]. La découverte de Siarnaq s'inscrit dans le cadre d'une campagne d'observation visant à rechercher des satellites irréguliers éloignés autour de Saturne. Cette campagne, coordonnée par Gladman à la fin de l'année 2000, a donné lieu à l'utilisation de divers télescopes présents au sol équipés de caméras à capteur CCD pour explorer la sphère de Hill de Saturne, région dans laquelle les satellites peuvent avoir des orbites stables autour de la planète[3],[4].
En , Gladman et ses collaborateurs ont effectué autour de Saturne de nombreuses observations, atteignant une magnitude limite de 24,5 dans la bande R, à l'aide du télescope Canada-France-Hawaï présent à Hawaii[5]. Ils ont pu à nouveau observer leurs précédentes découvertes de satellites irréguliers datées d' (Ymir et Paaliaq) et identifié deux nouveaux satellites du même type : Siarnaq et Tarvos. Parmi ces deux-là, Siarnaq, le plus brillant, a été détecté avec une magnitude apparente de 20[6],[7].
Nom
La lune porte le nom de Siarnaq, la déesse inuite des créatures marines et des enfers. Siarnaq est plus connue sous le nom de Sedna. Néanmoins, ce dernier est déjà utilisé pour désigner un objet céleste considéré comme planète naine en orbite autour du Soleil, bien au-delà de la ceinture de Kuiper[1].
Orbite

Siarnaq orbite autour de Saturne à une distance moyenne de 17,9 millions de kilomètres en 896 jours soit 2,45 ans[9]. En raison des perturbations gravitationnelles du Soleil et des autres planètes, l’orbite de Siarnaq varie au fil du temps. Sur une période de 200 ans, le demi-grand axe de Siarnaq fluctue entre 17,5 et 18,3 millions de kilomètres, son excentricité entre 0,089 et 0,554, et son inclinaison entre 41,4° et 54,3° par rapport à l’écliptique[10]. La lune est dans une résonance séculaire temporaire avec Saturne, dans laquelle Siarnaq et Saturne ont des périodes de précession du périastre correspondantes[11],[12]. La forte excentricité et inclinaison orbitale de Siarnaq la placent près du seuil de la résonance de Lidov–Kozai[13].
Références
- (en) « Siarnaq - NASA Science », (consulté le )
- (en) « By the Numbers | Siarnaq – NASA Solar System Exploration », sur web.archive.org, (consulté le )
- ↑ (en) « Satellite-hunters find four new moons of the planet Saturn | Cornell Chronicle », sur news.cornell.edu (consulté le )
- ↑ (en) « The Irregular Satellites: Chips Off Older Blocks », (consulté le )
- ↑ (en) Gladman, Kavelaars, Holman, Nicholson, Burns et Hergenrother, « Discovery of 12 satellites of Saturn exhibiting orbital clustering », article scientifique, , p. 163–166 (lire en ligne)
- ↑ (en) « Saturn Swarming with Satellites », (consulté le )
- ↑ (en) Brian G. Marsden, « International Astronomical Union Circular », (consulté le )
- ↑ (en) NASA, « Animation of Saturn's Inuit group of satellites »
[gif], sur NASA, (consulté le )
- ↑ (en) Jet Propulsion Laboratory, « Planetary Satellite Mean Elements » (consulté le )
- ↑ (en) Jacobson, Brozović, Mastrodemos, Riedel et Sheppard, « Ephemerides of the Irregular Saturnian Satellites from Earth-based Astrometry and Cassini Imaging », rapport scientifique, (lire en ligne [PDF])
- ↑ (en) Nesvorný, Alvarellos, Dones et Levison, « ORBITAL AND COLLISIONAL EVOLUTION OF THE IRREGULAR SATELLITES », article scientifique, (lire en ligne [PDF])
- ↑ (en) Ćuk et Burns, « ON THE SECULAR BEHAVIOR OF IRREGULAR SATELLITES », article scientifique, (lire en ligne [PDF])
- ↑ (en) Beaugé et Nesvorný, « PROPER ELEMENTS AND SECULAR RESONANCES FOR IRREGULAR SATELLITES », article scientifique, (lire en ligne [PDF])
Voir aussi
- Portail de la planète Saturne
