Sierra Madre occidentale

Sierra Madre occidentale
Carte des sierra Madre du Mexique.
Carte des sierra Madre du Mexique.
Géographie
Altitude 3 250 m, Cerro Mohinora
Massif Chaînes côtières du Pacifique
Longueur 1 250 km
Superficie 289 000 km2
Administration
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Région Sonora, Chihuahua, Sinaloa, Durango, Zacatecas, Jalisco, Nayarit

La sierra Madre occidentale est une chaîne de montagnes mexicaine.

Géographie

Localisation

La sierra Madre occidentale débute à 50 km au sud de la frontière des États-Unis, à l'est du rio Yaqui, se prolonge sur 1 250 km à travers les États mexicains de Sonora, Chihuahua, Sinaloa, Durango, Zacatecas, une partie de Jalisco pour finir au Nayarit où elle rejoint la cordillère Néovolcanique après le río Grande de Santiago[1]. La cordillère Néovolcanique traverse d'ouest en est le centre du Mexique.

La sierra Madre occidentale s'élève à environ 2 250 m d'altitude moyenne avec des sommets pouvant dépasser 3 000 m. Au nord, la sierra Madre occidentale est située à environ 300 km des côtes ouest mais ne se trouve plus qu'à 50 km de la côte pacifique au nord de Tepic, la capitale de l'État de Nayarit[2]. Ces montagnes sont généralement considérées comme faisant partie de la cordillère américaine, beaucoup plus vaste, qui s'étend de l'Alaska jusqu'à l'ouest de l'Amérique du Nord[3].

Topographie

La sierra Tarahumara, ou Tarahumara, désigne la région de la sierra Madre qui commence à la frontière de Durango et s'étend vers le nord. Ce nom provient des Tarahumaras, peuple autochtone du pays[4]. Il s'agit d'un paysage de montagnes escarpées, formées par un haut plateau traversé de canyons, dont les Barrancas del Cobre, plus vastes et, par endroits, plus profonds que le Grand Canyon[5]. Ce plateau culmine en moyenne à 2 250 m d'altitude, la plupart des canyons les plus érodés se trouvant sur le versant ouest, en raison d'une plus grande humidité[1].

Les plus hauts sommets se situent dans la chaîne de Tarahumara[6]. Leur altitude exacte n'est pas connue avec une précision suffisante pour déterminer leur proéminence. Le point culminant est probablement le cerro Mohinora, situé à 25° 57′ N, 107° 03′ O. Les estimations de l'altitude de la montagne varient entre 3 040 m[7] et 3 300 m[8]. Cependant, le cerro Barajas, situé à 26° 24′ N, 106° 05′ O, pourrait culminer à 3 300 m, tandis que d'autres sources indiquent une altitude de 3 170 m[9]. Le cerro Gordo, situé à 23° 12′ N, 104° 57′ O, aurait une altitude comprise entre 3 350 et 3 340 m[10].

L'extrémité sud de la chaîne est parfois appelée sierra Huichola[11]. Dans cette zone, la Sierra Madre commence à céder la place à la province géologique de Basin and Range[12].

Hydrologie

L'extrémité nord de la chaîne est plus aride ; de ce fait, le río Yaqui, qui draine cette zone, est une importante source d'irrigation pour l'État de Sonora[13]. Le Yaqui se jette dans le golfe de Californie, tout comme le río Fuerte au Sinaloa et le río Humaya plus au sud[14]. Le río Grande de Santiago draine 100 000 km2 des versants sud de la sierra Madre.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sierra Madre Occidental » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Victor Toledo, « Mexico Regional Overview » (consulté le )
  2. « Topography and Drainage » (consulté le )
  3. (en) Luca Ferrari, Martín Valencia-Moreno et Scott Bryan, Geology of México: Celebrating the Centenary of the Geological Society of México, Boulder, Colorado, The Geological Society of America, coll. « Special Paper 422 », , 1–39 p. (ISBN 978-0-8137-2422-5), « Magmatism and tectonics of the Sierra Madre Occidental and its relation with the evolution of the western margin of North America ».
  4. (en) Gajdusek, « Sierra Tarahumara », Geographical Review, vol. 43, no 1,‎ , p. 15–38 (DOI 10.2307/211536, JSTOR 211536, Bibcode 1953GeoRv..43...15G).
  5. (en) « Where is the Grand Canyon and what's the Big Deal », (consulté le ).
  6. Peter Standish, The states of Mexico: a reference guide to history and culture, Greenwood Publishing Group, (ISBN 978-0-313-34223-3, lire en ligne Inscription nécessaire).
  7. (en) Mathiasen, « First Report of White Fir Dwarf Mistletoe (Arceuthobium abietinum f. sp. concoloris) on Mexican Spruce (Picea mexicana) in Northern Mexico », Plant Disease, vol. 94, no 5,‎ , p. 635 (PMID 30754447, DOI 10.1094/PDIS-94-5-0635B, Bibcode 2010PlDis..94..635M).
  8. (en) Luis Valenzuela, « Going back to my roots » (consulté le ).
  9. Martha González-Elizondo, Enrique Jurado, José Návar, Socorro González-Elizondo, José Villanueva, Oscar Aguirre et Javier Jiménez, « Tree-rings and climate relationships for Douglas-fir chronologies from the Sierra Madre Occidental, Mexico: A 1681–2001 rain reconstruction », Forest Ecology and Management, vol. 213, nos 1–3,‎ , p. 39–53 (DOI 10.1016/j.foreco.2005.03.012, Bibcode 2005ForEM.213...39G).
  10. (es) « Relieve, Durango » (consulté le ).
  11. (en) Michele M. Stephens, « "...As long as they have their land": The Huichol of Western Mexico, 1850–1895 », Ethnohistory, vol. 62, no 1,‎ , p. 39–60 (DOI 10.1215/00141801-2681777, lire en ligne)
  12. (en) Christopher Henry et Jorge Aranda-Gomez, « Plate interactions control middle-late Miocene, proto-Gulf and Basin and Range extension in the southern Basin and Range », Tectonophysics, vol. 318, nos 1–4,‎ , p. 1–26 (DOI 10.1016/S0040-1951(99)00304-2, Bibcode 2000Tectp.318....1H, lire en ligne, consulté le )
  13. (en) Steven Sanderson, Agrarian populism and the Mexican state: the struggle for land in Sonora, University of California Press, (ISBN 978-0-520-04056-4, lire en ligne).
  14. Arthur Benke et Colbert Cushing, Rivers of North America, Academic Press, (ISBN 978-0-08-045418-4, lire en ligne), p. 1036

Liens externes

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