Signalétique patrimoniale

Panneau de signalétique patrimoniale à Londres, au Royaume-Uni. Photographié en mars 2010.

La signalétique patrimoniale est un ensemble de dispositifs d’information installés pour identifier, expliquer et valoriser un élément du patrimoine culturel et historique, souvent dans un cadre éducatif ou touristique.

Exemples

En France, dans le cadre du label Villes et Pays d’art et d’histoire, la signalétique patrimoniale constitue un outil de médiation et de participation citoyenne. Elle favorise le dialogue avec les habitants, la transmission des connaissances et l’appropriation collective du patrimoine, en associant les publics à sa compréhension et à sa valorisation[1]. La signalétique peut notamment se décliner, comme dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, en panneaux d’entrée de ville, en relais d’information service (RIS), signalisation d’intérêt local (SIL), en totems, en plaques murales ou panneaux Espaces naturels sensibles[2],[3]. À Reims, des totems sont installés à la fin des années 2010 et « évoquent le patrimoine et l'histoire des quartiers mais également l'architecture contemporaine ou industrielle »[4],[5].

Cadres juridiques

Écusson signalant un monument protégé à Aruba. Photographié en février 2022.

En Wallonie, la signalétique patrimoniale relève de plusieurs règles distinctes. Elle peut être régie par le Code de la route lorsqu’elle prend la forme de panneaux d’indication touristiques le long des voiries, dont l’implantation est strictement réglementée et autorisée par le gestionnaire de la voirie. Elle relève également du Code du développement territorial (CoDT), qui encadre l’installation des enseignes et dispositifs de signalisation, généralement soumis à permis d’urbanisme. La signalétique apposée sur les monuments classés est encadrée par la législation relative à la protection du patrimoine, notamment par l’usage de l’écusson officiel « patrimoine protégé ». Enfin, le balisage d’itinéraires touristiques est soumis à une réglementation spécifique et nécessite une autorisation du Commissariat général au Tourisme (CGT)[6].

Références

  1. Sites et cités remarquables de France, Villes et Pays d'art et d'histoire : les patrimoines au service du projet de territoire, , 40 p. (lire en ligne Accès libre), p. 26
  2. https://cdn.s-pass.org/SPASSDATA/attachments/2019_09/13/5f7f4b57137b9-d71095.pdf
  3. « Le Bassin minier partage son expertise en matière de signalétique – Bassin minier Nord-Pas de Calais – Patrimoine mondial » (consulté le )
  4. « A Reims, de nouveaux panneaux dans la ville », sur www.lunion.fr, (consulté le )
  5. « À Reims, des totems racontent l’histoire des quartiers », sur www.lunion.fr, (consulté le )
  6. (fr-CA) « Patrimoine rural - Boîte à outils > Signalétique patrimoniale », sur Territoires et Patrimoine (consulté le )

Bibliographie

  • [Jacobi et Le Roy 2013] Daniel Jacobi et Maryline Le Roy, La signalétique patrimoniale : principes et mise en œuvre, Paris, Errance, , 240 p. (ISBN 978-2-493446-09-1, lire en ligne).

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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