Silvia Braslavsky

| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père |
Lázaro Braslavsky (d) |
| Mère |
Berta Perelstein de Braslavsky (d) |
| Fratrie |
Cecilia Braslavsky (en) |
| Enfant |
Paula-Irene Villa (en) |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Dir. de thèse |
Eduardo Lissi (d) |
| Distinction |
Médaille Finsen (d) () |
Silvia Elsa Braslavsky, née le à Buenos Aires est une chimiste argentine. Ses études et le début de son expérience professionnelle sont marqués par la dictature de la Révolution argentine. Elle trouve refuge en Allemagne où elle développe des recherches sur l'impact de la lumière sur les êtres vivants en travaillant en particulier sur un photorécepteur des plantes, le phytochrome.
Biographie
Silvia Braslavsky est née le à Buenos Aires[1],[2]. Elle est issue de la deuxième génération d'une famille immigrée russe de juifs pauvres[3]. Ses parents, la pédagogue Berta Perelstein de Braslavsky (es) et le biochimiste Lázaro Braslavsky, sont de la classe moyenne[3]. Elle fait des études de chimie à l'université de Buenos Aires dont elle sort diplômée en 1963[4]. A cette époque, l'université est en plein modernisation jusqu'au coup d'état de 1966 qui voit la fin de l'autonomie des universités en raison d'une "infiltration communiste"[5]. En 1966, en raison de la dictature de la Révolution argentine, alors doctorante, elle fait partie des personnes visées par la Nuit des longs bâtons (es)[5], démissionne et quitte son pays pour aller étudier à l'université du Chili[6]. Elle revient soutenir son doctorat, Le mécanisme de la photolyse en phase gazeuse de l'iodure d'isopropyle, à l'université de Buenos Aires en 1968[5]. Elle travaille un temps aux États-Unis, revient en Argentine à l'Université de Rio Cuarto avant de fuir à nouveau les événements politiques en 1975 jusqu'en Allemagne où elle reste jusqu'à la fin de sa vie[6]. Elle travaille comme cheffe de groupe de recherche à l'Institut Max Planck, en chimie bioinorganique jusqu'à sa retraite en 2007[6],[5].
Travaux

Les recherches de Silvia Braslavsky portent sur l'impact de la lumière sur les êtres vivants, la photochimie et la photobiologie[6].
Elle travaille dans un premier temps aux États-Unis sur l'ozone et sa réaction face à des changements thermiques[3]. En Allemagne, ses recherches portent sur l'étude de réactions photochimiques et des pigments photobiologiques et développe pour cela de nouveaux outils de mesure[3]. Elle est à l'origine des travaux fondateurs sur un photorécepteur présent sur toutes les plantes, le phytochrome[3],[7]. Elle applique ces études sur des protéines comme les bacteriorhodopsines, les rhodopsines et celle de microbies[1]. Elle travaille également sur les capteurs de lumière bleue des plantes et la photoacoustique[1].
Distinctions
- Prix de l'American Society for Photobiology de la recherche en 1998[8]
- Prix Elhuyar-Goldschmidt en 2004[6]
- Doctorat honoris causa de l’Université de Buenos Aires en 2016 pour sa carrière exceptionnelle[4]
- Doctorat honoris causa de l'Université Ramon-Lulle[1]
Publications
Silvia Braslavsky est à l'origine de 200 publications dont :
- (es) « UNA RESEÑA DE MI VIDA », CIENCIA E INVESTIGACIÓN, (lire en ligne)
- (en) Silvia E. Braslavsky et George E. Heibel, « Time-resolved photothermal and photoacoustic methods applied to photoinduced processes in solution », sur ACS Publications, (DOI 10.1021/cr00014a007, consulté le )
- David I. Schuster, Peng Cheng, Peter D. Jarowski et Dirk M. Guldi, « Design, Synthesis, and Photophysical Studies of a Porphyrin-Fullerene Dyad with Parachute Topology; Charge Recombination in the Marcus Inverted Region », Journal of the American Chemical Society, vol. 126, no 23, , p. 7257–7270 (ISSN 0002-7863, DOI 10.1021/ja038676s, lire en ligne, consulté le )
- (en) Silvia E. Braslavsky, Eduard Fron, Hernán B. Rodríguez et Enrique San Román, « Pitfalls and limitations in the practical use of Förster’s theory of resonance energy transfer », Photochemical & Photobiological Sciences, vol. 7, no 12, , p. 1444–1448 (ISSN 1474-9092, DOI 10.1039/b810620g, lire en ligne, consulté le )
Références
- (en) « Topical Collection in celebration of Silvia Elsa Braslavsky´s 80th Birthday », sur SpringerLink (consulté le )
- ↑ (es) « Silvia Elsa Braslavsky », sur Academia Nacional de Ciencias, (consulté le )
- (en) Pedro F. Aramendía, Cristiano Viappiani et Frank Wilkinson, « Editorial: Professor Silvia Braslavsky », Photochemical & Photobiological Sciences, vol. 2, no 7, , vii–viii (ISSN 1474-905X et 1474-9092, DOI 10.1039/b305468c, lire en ligne, consulté le )
- (es) « Silvia Braslavsky, honoris causa », sur Facultad de Ciencias Exactas y Naturales de la Universidad de Buenos Aires, (consulté le )
- (en) « Interview with Dr. Silvia Braslavsky, a chemist, who was a research leader until her retirement in the Max Planck Institute for Radiation Chemistry (today Max Planck Institute for Chemical Energy Conversion). | Academicxsenriesgo English » (consulté le )
- « Prof. Silvia Braslavsky will receive the Elhuyar-Goldschmidt Prize 2004 (in German) » [archive du ], sur www.mpibac.mpg.de (consulté le )
- ↑ Snežana Obrenović, « Photomorphogenesis — a term designating photocontrol and/or photoregulation by plants Replies to Professor Nultsch and Dr. Silvia Braslavsky », Journal of Photochemistry and Photobiology B: Biology, vol. 15, no 3, , p. 262–264 (ISSN 1011-1344, DOI 10.1016/1011-1344(92)85131-D, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « ASP research award » [archive du ], sur www.photobiology.org (consulté le )
Liens externes
- Ressources relatives à la recherche :
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