Simon Carteret-Trécourt

 Simon Carteret-Trécourt
Simon Carteret-Trécourt

Nom de naissance Simon Hubert Carteret-Trécourt
Naissance
Rolampont (Haute-Marne)
Décès (à 64 ans)
Lyon
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1843 – 1885
Commandement 95e régiment d'infanterie (1865-1866)
1er régiment de zouaves (1866-1870)
Division de Constantine (1875-1879)
2e corps d'armée (1879-1881)
14e corps d'armée (1881-1885)
Conflits Conquête de l'Algérie
Campagne d'Italie (1859)
Expédition du Mexique (1862-1867)
Guerre franco-allemande de 1870
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur (1880)
Autres fonctions Gouverneur militaire de Lyon (1881-1885)
Membre du Conseil supérieur de la guerre (1881-1885)

Simon Carteret-Trécourt, né le à Rolampont (Haute-Marne) et mort le à Lyon, est un général de division français, grand-officier de la Légion d'honneur.

Saint-Cyrien, il se distingue lors la conquête de l'Algérie de 1843 à 1848, puis, notamment au sein des zouaves, lors des campagnes d'Italie en 1859 et du Mexique de 1862 à 1867. Promu général, il prend part à la guerre franco-allemande de 1870. Il commande ensuite un corps d'armée puis est nommé gouverneur militaire de Lyon en 1881 et entre au Conseil supérieur de la guerre.

Biographie

Famille

Il est le fils de Didier Carteret-Trécourt (1775-1823), meunier, et de Françoise Trécourt (1789-1882).

Carrière militaire

Nommé sous-lieutenant à sa sortie de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1843, il part aussitôt en Algérie et prend part à la bataille d'Isly en . Blessé à la jambe droite, il est cité à l'ordre de l'armée et nommé chevalier de la Légion d'honneur le [1].

En 1859, il participe à la campagne d'Italie comme capitaine du 56e régiment de ligne. Blessé d'un coup de feu à la bataille de Magenta le , il est, quelques jours avant la bataille de Solferino, promu chef de bataillon au 1er régiment de zouaves le . La guerre d'Italie terminée, le commandant Carteret s'embarque une troisième fois pour l'Algérie[1].

Parti pour l'expédition du Mexique en 1862, il fait une rude et pénible campagne de six années consécutives ; blessé d'un éclat d'obus devant Puebla, le , il est cité deux fois à l'ordre du corps expéditionnaire, et nommé lieutenant-colonel le , puis colonel du 95e régiment de ligne le . Il reste au Mexique et passe en à la tête du 1er régiment de zouaves, qu'il ramène en Algérie lors du rapatriement du corps expéditionnaire en [1].

Promu commandeur de la Légion d'honneur le , il est rappelé en France en avec son régiment de zouaves pour faire partie de l'armée du Rhin.

Il se distingue à la tête du 2e zouaves à la bataille de Frœschwiller-Wœrth le . En récompense de sa conduite, il est promu général de brigade le , et nommé au commandement de la 2e brigade de la 1re division d'infanterie du 7e corps d'armée. A la bataille de Sedan, il est blessé d'un coup de feu à la main droite et contusionné à la cuisse. Prisonnier de guerre par suite de la capitulation, il reçoit, à son retour en France, le commandement d'une brigade de l'armée de Versailles[1].

Après le second siège de Paris, le général Carteret retourne en Algérie, où il est promu général de division[1] en et reçoit le commandement de la division de Constantine.

Rappelé en France en 1879, il commande le 2e corps d'armée à Amiens et est ensuite gouverneur militaire de Lyon en 1881[1], commandant du 14e corps d'armée, et devient membre du Conseil supérieur de la guerre.

C'est dans ce commandement qu'il meurt d'une maladie de l'estomac le [1].

Il est inhumé dans sa ville natale.

Décorations

Références

Cet article comprend des extraits du Grand dictionnaire universel du XIXe siècle.

  1. « Carteret-Trécourt (Simon Hubert) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 17, Administration du grand Dictionnaire universel, Paris, 1888, p. 744. Lire en ligne.

Bibliographie

Sources contemporaines

Sources modernes

  • « Simon Carteret-Trécourt », dans Bernard Demotz, Henri Jeanblanc, Claude Sommervogel, Jean-Pierre Chevrier, Les gouverneurs de Lyon, 1310-2010, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2011, p. 201. Lire en ligne.

Voir aussi

Liens externes

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