Simone Browne

Simone Browne
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Simone Arlene Browne, née en , est une professeure canadienne à l'université du Texas à Austin. Elle est auteure du livre: Dark Matters : On the Surveillance of Blackness.

Biographie

Simone Browne naît en 1973[1] et grandit à Toronto, en Ontario, où elle obtient un baccalauréat (avec distinction), une maîtrise et un doctorat à l’Institut d’études pédagogiques de l'Ontario, au sein du département de sociologie et d’études sur l’équité de l'Université de Toronto[2]. Son mémoire de maîtrise, soutenu en 2001, s’intitulait « Surveillance du corps jamaïcain, impérialisme des loisirs, immigration et imaginaire canadien »[1]. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2007, s’intitule : « Voyageurs de confiance : le complexe identitaire et industriel, la race et la carte de résident permanent du Canada »[3].

Simone Browne prend la parole lors du marathon d'édition Wikipédia Art+Féminisme 2019 au musée d'Art moderne de New York.

Carrière

Simone Browne est professeure d'études afro-américaines au département d'études africaines et de la diaspora africaine de l'université du Texas à Austin[4]. Son dernier ouvrage, Dark Matters: On the Surveillance of Blackness, publié par Duke University Press en 2015, défend l'idée que la race et la négritude sont des éléments centraux du champ d'études sur la surveillance et examine les racines de la surveillance actuelle dans des pratiques issues de l'esclavage et de l'ère Jim Crow[5],[6]. Javier Arbona, de l'université de Californie à Davis, affirme que « ses travaux de recherche, d'une originalité absolue, rendent parfaitement compte des nouvelles approches et théories en matière d'études sur la surveillance »[7].

Elle est membre de Deep Lab, un « congrès de chercheuses cyber-féministes »[8].

Elle fait également partie du conseil d'administration de HASTAC, une organisation virtuelle dirigée par un comité de pilotage composé d'innovateurs issus de diverses disciplines[9].

Son travail, « Not Only Will I Stare », consiste en le commissariat d'une exposition sur la surveillance à travers le regard d'artistes noires femmes à l'université du Texas à Austin[4]. L'exposition « utilise l'espace pour présenter des artistes et des œuvres d'art sélectionnées qui reflètent les intersections et l'histoire évolutive de la surveillance et de la communauté noire »[10].

Publications

  • (en) Simone Arlene Browne, Dark Matters : On the Surveillance of Blackness, Duke University Press, , 213 p. (ISBN 9780822359388, présentation en ligne)
  • (en) Simone Arlene Browne, We Like to Watch : Race and the Sociology of Surveillance, Routledge, , 85 p. (ISBN 9780415730037, présentation en ligne)

Prix, distinctions

  • Chercheur invité présidentiel pour l’année universitaire 2018-2019, université Yale
  • Lauréat du prix du meilleur livre 2016, Surveillance Studies Network[11]
  • Lauréat du prix Lora Romero du premier livre 2016, American Studies Association[12]
  • Lauréat du prix Donald McGannon 2015 pour la pertinence sociale et éthique de la recherche en technologies de la communication[4]

Notes et références

  1. (en) Browne, « Surveilling the Jamaican body : leisure imperialism, immigration and the Canadian imagination », library.utoronto.ca, (consulté le )
  2. (en-US) Rebecca Bielamowicz, « 5 Questions: Dr. Simone Browne, Associate Professor, African and African Diaspora Studies », AMS :: ATX,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Browne, « Trusted travellers : the identity-industrial complex, race and Canada's permanent resident card », search.library.utoronto.ca (consulté le )
  4. (en) « UT College of Liberal Arts », liberalarts.utexas.edu (consulté le )
  5. (en) Lingel, « Review of Dark Matters: On the Surveillance of Blackness by Simone Browne (Duke University Press, 2015) », Catalyst: Feminism, Theory, Technoscience, vol. 2, no 2,‎ , p. 1–5 (ISSN 2380-3312, DOI 10.28968/cftt.v2i2.28806, lire en ligne Accès payant)
  6. McGlotten, « Dark Matters: On the Surveillance of Blackness by Simone Browne », American Journal of Sociology, vol. 122, no 4,‎ , p. 1305–1307 (ISSN 0002-9602, DOI 10.1086/689272)
  7. (en) Maroney, « Humanities Institute » Simone Browne Explores Surveillance through the History of Slavery » [archive du ], dhi.ucdavis.edu, (consulté le )
  8. (en) Wendy Syfret, « exploring feminist hacktivism with deep lab », I-d,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) « Leadership », HASTAC (consulté le )
  10. Tzanis, « Simone Browne showcases conversation between Black studies, surveillance in SXSW featured art program 'Not Only Will I Stare' », The Daily Texan (consulté le )
  11. (en-US) admin, « Vol 15 No 1 (2017): Race, Communities and Informers, Surveillance & Society », Surveillance et Société,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  12. (en) « Lora Romero Prize | ASA », www.theasa.net (consulté le )

Liens externes

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