Simone Cuccia

Simone Cuccia
Fonctions
Député
XVIIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XVIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XVIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XVe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 52 ans)
Palerme
Nationalité
italienne (à partir du )
Formation
Activités
Parentèle
Enrico Cuccia (petit-fils)
Autres informations
A travaillé pour
Université de Palerme (jusqu'en )

Simone Cuccia est un avocat et homme politique italien, né le à Augusta, et mort le à Palerme.

Biographie

Jeunesse et formation

La famille Cuccia est originaire de Mezzojuso, près de Piana degli Albanesi. Arberèches de rite grec, leurs ancêtres se seraient installés en Sicile à la fin du XIVe siècle, après l'échec du mouvement d'indépendance albanaise contre l’Empire ottoman[1].

Le père de Simone Cuccia, Luca Cuccia (1800-1868), est officier dans l'armée des Bourbons[1]. Son fils naît alors qu'il dirige la place militaire d'Augusta[2].

Grâce à son oncle prêtre, Simone Cuccia suit ses études secondaires au séminaire grec de Palerme et parvient à s'inscrire à la faculté de droit de l'université de Palerme, malgré des difficultés financières familiales[1].

Il obtient sa licence en droit en 1862, puis enseigne l'éthique et le droit positif dans les collèges, tout en travaillant dans un cabinet d'avocat à Palerme[1].

Avocat et professeur

Il acquiert une bonne réputation au sein du barreau de Palerme et occupe la chaire de droit public à l'université[1].

Son catalogage des formes de délinquance, l'étude des troubles mentaux liés et de la délinquance féminine en font l'un des fondateurs de la sociologie criminelle[2].

Il défend, avec Antonio Marinuzzi et Giovanni Lucifora, les cinq frères Amoroso lors de leur procès médiatique (-) durant lequel ces anciens participants à la révolte de Sette e mezzo qui contrôlent un large territoire depuis le jardin botanique au cimetière San Spirito, sont accusés de neuf meurtres[3]. Malgré le soutien des députés Raffaele Palizzolo et Caminneci venus à la barre, neuf des inculpés sont condamnés à mort[4]. Simone Cuccia adopte lors du procès un discours sicilianiste, niant l'existence de la mafia et reprochant à l'accusation de faire peur aux touristes par l'image qu'elle donne de la Sicile[3].

Député

Il est conseiller provincial à partir de 1867, et conseiller municipal de Palerme à partir de 1868[2].

Lors des élections de 1882, Simone Cuccia est élu à la Chambre des députés. Il est réélu lors des trois législatures suivantes et siège douze ans, jusqu'à sa mort[1], remplacé par Pietro Bonanno.

Il siège toujours à gauche, d'abord partisan du transformisme d'Agostino Depretis, puis proche de son adversaire, Francesco Crispi[5]. Son nom circule pour un portefeuille ministériel lors d'une crise gouvernementale de 1892[1].

Il prend la parole à l'occasion de débats juridiques, comme sur la Cour suprême de cassation unique et le nouveau Code pénal pour lequel il participe à la commission de travail[5] aux côtés de Villa, Marcara et Nocito. En 1888, il est rapporteur du budget du ministère de la Justice[2].

Il a également siégé au conseil d'administration de Banco di Sicilia[2].

Monument funéraire de Simone Cuccia au cimetière dei Rotoli.

Famille

Il épouse, en 1864, Silvia Anzon (1844-1928). Le couple donne naissance à huit enfants, dont trois meurent en 1876 lors d'une épidémie de diphtérie. Parmi les autres, l'aîné, Luca, devient avocat, comme son père, et Pietro Beniamino (1879-1947) diplômé en droit, est fonctionnaire au ministère des Finances et épouse la fille d’Enrico Ragusa (1848-1925), propriétaire de l’Hotel delle Palme à Palerme, avec qui il a comme enfant l'influent banquier Enrico Cuccia[1].

Notes et références

Notes

Références

  1. (it) Giorgio La Malfa, Cuccia e il segreto di Mediobanca, Feltrinelli Editore, (ISBN 978-88-588-1802-2, lire en ligne)
  2. (it) « Consulta l'archivio biografico | Cuccia Simone », sur Sito istituzionale del Comune di Palermo (consulté le )
  3. Jean-Yves Frétigné, Histoire de la mafia: Au-delà des préjugés, Fayard, (ISBN 978-2-213-71410-3, lire en ligne)
  4. Cancila 1999, p. 216.
  5. (it) Telesforo Sarti, Il Parlamento subalpino e nazionale, profili e cenni biografici di tutti di deputati e senatori eletti e creati dal 1848 al 1890 (legislature XVI)., Editrice dell' Industria, (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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