Sinking of Japan (film, 2006)
| Titre original |
日本沈没 Nihon chinbotsu |
|---|---|
| Réalisation | Shinji Higuchi |
| Scénario |
Masato Kato d'après le roman de Sakyō Komatsu |
| Acteurs principaux |
Tsuyoshi Kusanagi Kō Shibasaki Etsushi Toyokawa Mao Daichi Mitsuhiro Oikawa Mayuko Fukuda |
| Sociétés de production | TBS Incorporated |
| Pays de production |
|
| Genre | Film catastrophe |
| Durée | 135 minutes |
| Sortie | 2006 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Sinking of Japan (日本沈没, Nihon chinbotsu, litt. La Submersion du Japon) est un film catastrophe japonais réalisé par Shinji Higuchi sorti le au Japon. Le film est adapté du roman La Submersion du Japon de Sakyō Komatsu paru en 1973.
Ce film est un remake du film La Submersion du Japon réalisé par Shirō Moritani en 1973, avec Lorne Greene, Keiju Kobayashi, Hiroshi Fujioka (en) et Ayumi Ishida.
Synopsis
Dans ce film, le Japan se trouve sous les décombres à la suite de tremblements de terre, d’un tsunami et d'éruptions volcaniques présentant l’effondrement progressif de l’archipel et provoquant un nombre important de morts et de personnes bloquées à la suite de ces évènements.
Dès les premières scènes du film, Sinking of Japan plonge le spectateur dans un paysage dévasté par un violent séisme à travers une scène marquante où un scientifique et une enfant se retrouvent isolés au milieu des décombres avant l’arrivée des secours, annonçant le ton dramatique du récit.
Les scientifiques découvrent que le Japon ne va pas tarder à s’enfoncer sous l’océan en raison de l’instabilité des plaques tectoniques sur lesquelles se retrouve le pays et annoncent la disparition de l’archipel dans un délai très court.
Face à cette nouvelle désastreuse, le gouvernement japonais organise l’évacuation de la population et les services de secours font tout leur possible afin de limiter le chaos provoqué par ces nombreux désastres géologiques qui touchent le territoire.
Ce film suit plusieurs groupes de personnages confrontés à ces catastrophes. Les groupes principaux sont les scientifiques, les responsables politiques et les équipes de sauvetage qui incarnent les différentes réponses que la société a pour faire face à cette crise, entre pouvoir, résilience et désespoir.
Ce film met également en lumière les citoyens ordinaires, confrontés à la perte de leurs proches et de leurs repères face à la désintégration de leur environnement.
Tout au long de l’histoire, les informations liées à l’intensité des séismes, tsunamis et éruptions volcaniques, ainsi que leurs risques, sont communiquées au spectateur par divers biais cinématographiques, mais également à travers les groupes de scientifiques, des secouristes et du régime politique.
Ce drame repose sur une dimension nationale du Japon et accorde au film une portée émotionnelle dépassant le cadre imaginaire du cinéma et invite les spectateurs à s’interroger sur la fragilité du territoire japonais et sur la vulnérabilité de ses habitants face aux risques naturels réels.
Critique politique et gestion des catastrophes dans le film
Critique implicite de la gestion gouvernementale
Les catastrophes naturelles misent en scène dans le film servent de support à une critique implicite de la gestion gouvernementale face aux crises au Japon. Au-delà de l’aspect spectaculaire, le récit présente les tensions entre impératifs scientifiques, enjeux diplomatiques et stratégies de communication publique. Face à une menace majeure, le gouvernement japonais se montre hésitant, préoccupé par les conséquences économiques et sociales du pays, ce qui ralenti la prise de décision et l'organisation d'évacuation des lieux. Ces thématiques renvoient à des débats récurrents sur la préparation du pays face aux risques naturels et mettent en lumière les limites structurelles du système de gestion des catastrophes.
Communication politique et secret d’état
La communication politique occupe une place centrale dans le récit. Afin d'éviter un mouvement de panique généralisé, plusieurs responsables politiques choisissent de dissimuler certaines informations à la population, ce qui relève un débat sur la légitimité du secret d'état en période de crise et questionne l'équilibre entre maintien de l'ordre public et transparence.
Conséquences humaines et sociales des catastrophes
Le film aborde par ailleurs les conséquences humaines et sociales d'une disparition du territoire japonais. Les pertes humaines, la désorganisation sociale et la disparition progressive du pays sont présentées comme des traumatismes collectifs, renvoyant à l’histoire du Japon marqué par des catastrophes réelles. Le récit accorde une réflexion à la vulnérabilité psychologique des citoyens confrontés à la perte de leurs proches, de leurs repères et de leur environnement.
Identité nationale et enjeux géopolitiques
À travers les évacuations massives et les difficultés liées à l’accueil des réfugiés, le film invite à une réflexion sur l'identité nationale japonaise. Les personnages apparaissent profondément attachés à leur territoire malgré l'effondrement du pays, ce qui renforce la dimension émotionnelle et géopolitique du récit. La disparition du Japon est envisagée non seulement comme un désastre physique, mais aussi comme une crise identitaire, mettant en lumière les enjeux liés à la perte d’un territoire et à la dispersion d’une population
Inscription dans la tradition du cinéma catastrophe japonais
Enfin, cette représentation s’inscrit dans la tradition du cinéma catastrophe japonais, qui utilise la fiction pour questionner la vulnérabilité du territoire et la responsabilité des autorités. Le film met ainsi en tension la résilience des citoyens et les failles institutionnelles, tout en soulignant la fragilité du pays face aux phénomènes géologiques. Cette approche s’inscrit dans une continuité culturelle où le cinéma devient un espace de réflexion sur les risques naturels et les réponses politiques qu’ils exigent.
Techniques cinématographiques
| Informations transmises dans le film | Techniques cinématographiques utilisées |
|---|---|
| Tremblement de terre | Caméra portée pour simuler les secousses et l'instabilité |
| Eruptions volcaniques | CGI : lave, explosions, fumée |
| Ampleur du tsunami | Plans larges numériques, vues aériennes |
| Destruction urbaine | Décors destructibles et effets pratiques (poussière, débris) |
| Chaos général et désorganisation | Montage cut, rythme accéléré, fragmentation temporelle |
| Violence et intensité des secousses | Design sonore : grondements sourds, ruptures sonores |
| Montée de la tension avant une catastrophe | Gestion du son, crescendo sonore |
| Progression d'une catastrophe | Plans alternés entre population et danger |
| Ambiance apocalyptique | Eclairage roue et orangé, fumée |
| Intensité dramatique des scènes | Ralentis ponctuels pour amplifier la charge émotionnelle |
| Fuite et mouvements de foule | Travellings arrière, caméra mobile suivant les déplacements collectifs |
| Réactions des personnages (peur, panique) | Gros plans et très gros plans sur les visages |
| Portée émotionnelle et nationale | Musique orchestrale dramatique, leitmotvis, crescendo musical |
| Echelle humaine du chaos | Plans de foule, panoramiques sur les évacuations, profondeur de champ élargie |
| Dimension scientifique et explicative | Cartes animées, voix off scientifique, modélisation 3d |
| Symbolique des volcans japonais | Plans larges et iconiques, cadrages centrés autour du mont Fuji |
Fiche technique
- Titre original : 日本沈没 (Nihon chinbotsu)
- Titre international : Japan Sinks
- Titre français : Sinking of Japan
- Réalisation : Shinji Higuchi
- Scénario : Masato Kato, d'après le roman La Submersion du Japon de Sakyō Komatsu (1973)
- Décors : Yasuaki Harada
- Photographie : Taro Kawazu
- Montage : Hiroshi Okuda
- Musique : Tarô Iwashiro
- Productions : Toshiaki Nakazawa et Kazuya Hamana (exécutif)
- Société de production : TBS Incorporated
- Sociétés de distribution : Tōhō (Japon), Zylo (France)
- Pays d'origine :
Japon - Langue originale : japonais
- Format : couleurs — 2,35:1 — son Dolby Digital
- Genre : film catastrophe
- Durée : 135 minutes[1]
- Dates de sortie :
Distribution
- Tsuyoshi Kusanagi (en) : Toshio Onodera, le scientifique spécialiste en pilotage de bathyscaphe
- Kō Shibasaki : Reiko Abe, la femme pompier
- Etsushi Toyokawa : Yusuke Tadokoro, le sismologue
- Mayuko Fukuda (en) : Misaki Kuraki, la fillette perdue à Numazu
- Mao Daichi : Saori Takamori, la ministre
- Mitsuhiro Oikawa (en) : Shinji Yuki, le pilote de bathyscaphe
- Jun Kunimura : Kyosuke Nozaki, le vice-Premier ministre
- Kōji Ishizaka : Yamamoto, le Premier ministre
Sorties
Sinking of Japan est sorti le au Japon[1].
En France, il a été présenté au marché du Festival de Cannes en sans le moindre succès. À la suite du plus grand séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku depuis celui de 1923 à Kantō, la société de distribution Zylo a proposé le film en DVD et Blu-Ray qui sortira six mois après la catastrophe, le [2].
Nomination
- Asian Film Award pour les meilleurs effets visuels lors du Festival international du film de Hong Kong de 2007
Notes et références
- (ja) « 日本沈没 (2006) », sur www.allcinema.net (consulté le )
- « Sinking of Japan en DVD et Blu-Ray le 27 Septembre 2011 », sur www.mata-web.com (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Sakyō Komatsu (trad. Shibata Masumi ), La Submersion du Japon, France, Philippe Picquier, coll. « Picquier Poche, numéro 128 », 2000, 256 p., (ISBN 2-87730-471-X) [présentation en ligne].
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Risques VS Fictions n°3, Une analyse de certains aspects du film par Jean Robert Grasso, Physicien et sismologue a l'Institut des Sciences de la Terre de Grenoble.
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